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	<title>M&#233;moires en Marche Marseille</title>
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	<description>Le collectif M&#233;moires en Marche Marseille s'est constitu&#233;s d&#233;but 2013 par des militants (nombreux ayant particip&#233; &#224; la cr&#233;ation de l'ARA radio Gazelle) issus de l'immigration postcoloniale et de la traite de l'esclavage.</description>
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		<title>M&#233;moires en Marche Marseille</title>
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		<title>Association d'&#233;ducation populaire et d'action sociale implant&#233;e au c&#339;ur du 3&#7497; arrondissement de Marseille</title>
		<link>https://www.memmarseille.fr/Association-d-education-populaire-et-d-action-sociale-implantee-au-coeur-du</link>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dans ce lieu cohabitent deux associations, une association d'&#233;ducation populaire, cr&#233;&#233;e en 1986, et une association cultuelle, la Mission Populaire &#201;vang&#233;lique de France, fond&#233;e en 1872. Cette coexistence permet d'associer l'action sociale, l'accueil et la r&#233;flexion collective dans une dynamique o&#249; le spirituel, le social et l'engagement citoyen se rencontrent sans se confondre. C'est un lieu militant o&#249; s'exp&#233;rimente une citoyennet&#233; vivante, fond&#233;e sur l'&#233;coute, la solidarit&#233; et la volont&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Fraternite-de-la-Belle-de-Mai-" rel="directory"&gt;Fraternit&#233; de la Belle-de-Mai&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans ce lieu cohabitent deux associations, une association d'&#233;ducation populaire, cr&#233;&#233;e en 1986, et une association cultuelle, la Mission Populaire &#201;vang&#233;lique de France, fond&#233;e en 1872. Cette coexistence permet d'associer l'action sociale, l'accueil et la r&#233;flexion collective dans une dynamique o&#249; le spirituel, le social et l'engagement citoyen se rencontrent sans se confondre. C'est un lieu militant o&#249; s'exp&#233;rimente une citoyennet&#233; vivante, fond&#233;e sur l'&#233;coute, la solidarit&#233; et la volont&#233; de transformer les conditions de vie vers plus de justice sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Fraternit&#233; de la Belle-de-Mai est une association d'&#233;ducation populaire et d'action sociale implant&#233;e au c&#339;ur du 3&#7497; arrondissement de Marseille. Elle constitue depuis de nombreuses ann&#233;es un lieu de solidarit&#233;, d'accueil et d'accompagnement pour les habitantes et habitants du quartier. Elle d&#233;veloppe ses actions &#224; partir de valeurs d'entraide, de dignit&#233;, d'&#233;mancipation individuelle et collective, ainsi que d'acc&#232;s effectif aux droits pour toutes et tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ancr&#233;e dans un territoire marqu&#233; par de fortes in&#233;galit&#233;s sociales, La Fraternit&#233; agit aupr&#232;s de tous les publics sans distinction d'origine, de religion ou de situation sociale. Elle vise &#224; lutter contre l'isolement et &#224; renforcer les solidarit&#233;s de proximit&#233; dans un contexte de pr&#233;carit&#233; importante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle accompagne les habitants dans leurs d&#233;marches administratives gr&#226;ce &#224; un service d'&#233;crivain public, qui aide &#224; comprendre, r&#233;diger et remplir les documents du quotidien. Elle accueille &#233;galement des permanences psychologiques en partenariat avec Imaj Sant&#233;, ainsi que des permanences du Centre Communal d'Action Sociale (CCAS), facilitant l'acc&#232;s aux droits et aux dispositifs d'accompagnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Fraternit&#233; accorde une place centrale &#224; l'&#233;ducation et &#224; la transmission des savoirs. Des cours de fran&#231;ais sont propos&#233;s &#224; tous les niveaux par des b&#233;n&#233;voles, afin de favoriser l'autonomie et l'insertion. Des cours d'arabe, des ateliers informatiques et des ateliers parents-enfants participent &#233;galement au renforcement des liens familiaux, culturels et sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'association d&#233;veloppe aussi des activit&#233;s de loisirs, de bien-&#234;tre et d'expression : yoga, boxe, mosa&#239;que, th&#233;&#226;tre et expression corporelle. Ces ateliers contribuent &#224; cr&#233;er des espaces de confiance, de rencontre et d'&#233;mancipation individuelle dans un cadre collectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une attention particuli&#232;re est port&#233;e aux questions d'alimentation et de sant&#233;. &#192; travers des repas solidaires, des ateliers de cuisine et un jardin partag&#233;, La Fraternit&#233; favorise un acc&#232;s digne &#224; l'alimentation tout en cr&#233;ant des espaces de convivialit&#233; et d'&#233;change.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de ces activit&#233;s, La Fraternit&#233; est avant tout un lieu de vie, de d&#233;bat et d'organisation collective. Elle soutient les initiatives des habitants et encourage leur participation &#224; la vie du quartier. Dans un contexte de fortes in&#233;galit&#233;s sociales, elle contribue &#224; faire vivre des pratiques concr&#232;tes de solidarit&#233;, de justice sociale et d'&#233;ducation populaire au c&#339;ur de la Belle-de-Mai.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La guerre &#224; la drogue Une guerre raciste</title>
		<link>https://www.memmarseille.fr/La-guerre-a-la-drogue-Une-guerre-raciste</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>

-
&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Le-Comite-antifasciste-du-3%E1%B5%89-arrondissement-de-Marseille-" rel="directory"&gt;Le Comit&#233; antifasciste du 3&#7497; arrondissement de Marseille&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_403 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.memmarseille.fr/IMG/jpg/gdgr_2026.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.memmarseille.fr/local/cache-vignettes/L500xH707/gdgr_2026-66dbb.jpg?1781192555' width='500' height='707' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Refuser le silence et combattre les discours s&#233;curitaires</title>
		<link>https://www.memmarseille.fr/Intro-252</link>
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		<dc:date>2026-06-11T14:27:02Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le Comit&#233; antifasciste du 3&#7497; arrondissement de Marseille est un collectif d'habitantes, d'habitants et de personnes solidaires qui s'organisent contre l'extr&#234;me droite, le racisme, les discriminations et toutes les formes d'oppression qui touchent les quartiers populaires. Il entend &#233;galement contribuer aux r&#233;flexions et aux mobilisations sur les r&#233;alit&#233;s sociales et politiques v&#233;cues par les habitants du 3&#7497; arrondissement. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est dans cette perspective qu'il a organis&#233;, le 23 mars 2026 &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Le-Comite-antifasciste-du-3%E1%B5%89-arrondissement-de-Marseille-" rel="directory"&gt;Le Comit&#233; antifasciste du 3&#7497; arrondissement de Marseille&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Comit&#233; antifasciste du 3&#7497; arrondissement de Marseille est un collectif d'habitantes, d'habitants et de personnes solidaires qui s'organisent contre l'extr&#234;me droite, le racisme, les discriminations et toutes les formes d'oppression qui touchent les quartiers populaires. Il entend &#233;galement contribuer aux r&#233;flexions et aux mobilisations sur les r&#233;alit&#233;s sociales et politiques v&#233;cues par les habitants du 3&#7497; arrondissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans cette perspective qu'il a organis&#233;, le 23 mars 2026 &#224; la Fraternit&#233; de la belle de mai, une discussion publique autour des questions du trafic de drogue et de la r&#233;pression polici&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette rencontre n'est pas n&#233;e par hasard. Elle est li&#233;e aux violences, aux drames et aux stigmatisations qui frappent les quartiers populaires du 3&#7497; arrondissement depuis de nombreuses ann&#233;es. &#192; chaque fusillade, &#224; chaque fait divers, les m&#234;mes r&#233;ponses reviennent : plus de police, plus de cam&#233;ras, plus de contr&#244;les, plus de r&#233;pression. Les responsables politiques, les m&#233;dias dominants et l'extr&#234;me droite exploitent ces situations pour imposer leur agenda s&#233;curitaire, tout en ignorant les causes profondes de cette r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 3&#7497; arrondissement n'est pas devenu un symbole des trafics par hasard. Il figure parmi les territoires les plus pauvres de Marseille et de France. Depuis des d&#233;cennies, les pouvoirs publics abandonnent ces quartiers tout en y concentrant les interventions polici&#232;res. L&#224; o&#249; il manque des &#233;coles, des &#233;quipements publics, des emplois et des logements dignes, les r&#233;ponses apport&#233;es sont les contr&#244;les, les cam&#233;ras et les op&#233;rations coup de poing. La mis&#232;re est trait&#233;e comme un probl&#232;me d'ordre public plut&#244;t que comme une injustice sociale. Cette logique ne r&#233;sout rien ; elle entretient au contraire les conditions qui permettent aux trafics de se d&#233;velopper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re les discours sur la &#171; guerre contre le trafic &#187; se cache une r&#233;alit&#233; sociale que beaucoup pr&#233;f&#232;rent ignorer. Le ch&#244;mage, la pr&#233;carit&#233;, le racisme, les discriminations, le recul des services publics et l'absence de perspectives frappent durement les habitants des quartiers populaires. Pourtant, au lieu de r&#233;pondre &#224; ces probl&#232;mes, l'&#201;tat poursuit une fuite en avant r&#233;pressive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis des ann&#233;es, les op&#233;rations polici&#232;res se multiplient sans que les conditions de vie ne s'am&#233;liorent. Les descentes de police, les contr&#244;les au faci&#232;s, les humiliations quotidiennes et la pression s&#233;curitaire sont devenus une r&#233;alit&#233; banale pour de nombreux habitants. Cette r&#233;pression ne fait qu'ajouter de la violence &#224; la violence et nourrit un climat de peur et de division.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Comit&#233; antifasciste du 3&#7497; arrondissement refuse de laisser ces questions &#234;tre confisqu&#233;es par ceux qui n'ont &#224; proposer que davantage de r&#233;pression. Il refuse &#233;galement le silence et choisit d'en d&#233;battre collectivement. Il est n&#233;cessaire de pouvoir discuter ouvertement du trafic de drogue, de ses cons&#233;quences et de son enracinement dans un syst&#232;me qui produit la mis&#232;re, tout en d&#233;non&#231;ant les politiques s&#233;curitaires qui pr&#233;tendent r&#233;soudre ces probl&#232;mes &#224; coups de surveillance, de contr&#244;les et de criminalisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette soir&#233;e avait pour objectif de cr&#233;er un espace de parole, d'&#233;coute et de r&#233;flexion collective. Un espace o&#249; les premiers concern&#233;s puissent s'exprimer, o&#249; les exp&#233;riences de chacun puissent &#234;tre partag&#233;es et o&#249; il soit possible de construire une analyse politique qui ne tombe ni dans la stigmatisation des quartiers populaires ni dans les fantasmes s&#233;curitaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face aux discours qui opposent les habitants les uns aux autres, le Comit&#233; d&#233;fend l'organisation collective et la solidarit&#233;. Il interpelle les responsables politiques qui, plut&#244;t que de combattre les in&#233;galit&#233;s sociales, privil&#233;gient des r&#233;ponses r&#233;pressives qui criminalisent celles et ceux qui en subissent d&#233;j&#224; les cons&#233;quences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parler de ces r&#233;alit&#233;s, les analyser et s'organiser collectivement pour y faire face est une n&#233;cessit&#233;. Les habitants refusent de voir leur quartier r&#233;duit &#224; une zone de non-droit ou &#224; un terrain d'exp&#233;rimentation polici&#232;re. Le Comit&#233; antifasciste du 3&#7497; arrondissement entend faire vivre des espaces de discussion, de r&#233;sistance et de solidarit&#233; contre la pr&#233;carit&#233;, le racisme syst&#233;mique, les violences polici&#232;res et la mont&#233;e des politiques autoritaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce que le silence ne prot&#232;ge personne. Parce que la r&#233;pression ne r&#233;sout rien. Parce que la dignit&#233;, l'&#233;galit&#233; et la justice sociale sont les seules r&#233;ponses capables de construire un avenir pour les quartiers populaires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>1971, le film &#171; Palestine vaincra &#187; est projet&#233; &#224; la cit&#233; de Bassens</title>
		<link>https://www.memmarseille.fr/1971-le-film-Palestine-vaincra-est-projete-a-la-cite-de-Bassens</link>
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		<dc:date>2026-06-03T13:26:13Z</dc:date>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dans le sillage des mouvements de 1968, les quartiers populaires deviennent des espaces o&#249; se rencontrent luttes sociales et engagements anticoloniaux. L'immigration postcoloniale y joue un r&#244;le central, notamment &#224; travers la cr&#233;ation des comit&#233;s de soutien &#224; la Palestine. Compos&#233;s principalement d'ouvriers et d'&#233;tudiants issus de l'immigration arabe, ces comit&#233;s participent &#224; des meetings, diffusent des journaux militants et s'ancrent dans les lieux de travail. Ils seront progressivement (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Bassens-de-la-relegation-a-la-dignite-plus-de-soixante-ans-d-histoire-d-un-" rel="directory"&gt;Bassens, de la rel&#233;gation &#224; la dignit&#233; : plus de soixante ans d'histoire d'un quartier marseillais&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le sillage des mouvements de 1968, les quartiers populaires deviennent des espaces o&#249; se rencontrent luttes sociales et engagements anticoloniaux. L'immigration postcoloniale y joue un r&#244;le central, notamment &#224; travers la cr&#233;ation des comit&#233;s de soutien &#224; la Palestine. Compos&#233;s principalement d'ouvriers et d'&#233;tudiants issus de l'immigration arabe, ces comit&#233;s participent &#224; des meetings, diffusent des journaux militants et s'ancrent dans les lieux de travail. Ils seront progressivement dissous au d&#233;but des ann&#233;es 1970, mais contribueront &#224; l'&#233;mergence du Mouvement des travailleurs arabes (MTA) en 1972.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette dynamique s'inscrit dans une histoire plus longue de l'internationalisme anticolonial. D&#232;s les ann&#233;es 1920, certaines figures issues de &#171; l'immigration coloniale &#187; prennent position contre le colonialisme et le sionisme. L'Union inter coloniale, fond&#233;e &#224; Paris en 1922 par H&#244; Chi Minh et Hadj Ali Abdelkader, illustre ces premi&#232;res formes de solidarit&#233; politique transnationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but des ann&#233;es 1970, ces mobilisations connaissent un nouvel essor. Entre f&#233;vrier et mars 1971, les Comit&#233;s de soutien &#224; la r&#233;volution palestinienne (CSRP) se mobilisent &#224; la fois pour la cause palestinienne, la d&#233;fense des travailleurs immigr&#233;s et contre les violences racistes. Ces engagements s'inscrivent dans un contexte de surveillance et de r&#233;pression croissante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans ce cadre que s'inscrit la diffusion du journal Fedai, publi&#233; en France entre 1970 et 1972. Cette publication militante relaie les activit&#233;s des comit&#233;s de soutien et participe &#224; la diffusion de la cause palestinienne dans les milieux militants et les quartiers populaires. Le terme fedayin d&#233;signe les combattants palestiniens engag&#233;s dans la lutte de lib&#233;ration, notamment au sein de l'OLP, du Fatah et du FPLP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le journal Fedai publie des analyses politiques, des communiqu&#233;s et des appels &#224; la solidarit&#233; internationale. Il annonce &#233;galement des &#233;v&#233;nements militants, tels que des r&#233;unions, des meetings ou des projections de films.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans ce contexte qu'en 1971, le film &#171; Palestine vaincra &#187; est projet&#233; &#224; la cit&#233; de Bassens, dans les quartiers nord de Marseille, &#224; l'occasion de l'A&#239;d el-Adha. L'information est relay&#233;e par le journal Fedai. Ce type d'&#233;v&#233;nement illustre la rencontre entre quartiers populaires, travailleurs immigr&#233;s et luttes anticoloniales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le film &#171; Palestine vaincra &#187;, r&#233;alis&#233; en 1969 par Jean-Pierre Olivier de Sardan, est un documentaire militant qui retrace l'histoire r&#233;cente de la Palestine et met en avant la r&#233;sistance des fedayin, notamment apr&#232;s la guerre de 1967 et la bataille de Karameh en 1968. Il pr&#233;sente la lutte palestinienne comme un combat de lib&#233;ration nationale et vise &#224; sensibiliser le public europ&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Bassens, cit&#233; de transit marqu&#233;e par une forte pr&#233;sence de populations immigr&#233;es, notamment alg&#233;riennes, ces mobilisations entrent en r&#233;sonance avec l'histoire r&#233;cente de l'Alg&#233;rie ind&#233;pendante. Elles traduisent la circulation des id&#233;es et des solidarit&#233;s entre diff&#233;rentes luttes anticoloniales dans les quartiers populaires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>journal de la cit&#233; Bassens</title>
		<link>https://www.memmarseille.fr/journal-de-la-cite-Bassens</link>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Bassens-de-la-relegation-a-la-dignite-plus-de-soixante-ans-d-histoire-d-un-" rel="directory"&gt;Bassens, de la rel&#233;gation &#224; la dignit&#233; : plus de soixante ans d'histoire d'un quartier marseillais&lt;/a&gt;


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	</item>
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		<title>Liens</title>
		<link>https://www.memmarseille.fr/Liens-243</link>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



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&lt;p&gt;https://marsactu.fr/bref/la-cite-bassens-ii-sera-bien-demolie-pour-laisser-passer-la-nouvelle-ligne-paca/https://www.revue-quartmonde.org/2439 &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.persee.fr/doc/chime_0986-6035_2002_num_46_1_2418 &lt;br class='autobr' /&gt;
https://blogs.mediapart.fr/bonaventure-mars/blog/090912/resistances-bassens-marseille &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.lesamisdegeneriques.org/ark :/naan/a011442407908dSCIxy &lt;br class='autobr' /&gt;
https://archivesinvisiblesmarseille.org/evenement/made-in-bassens/ &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.lesamisdegeneriques.org/ark :/naan/a011442407908d&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Bassens-de-la-relegation-a-la-dignite-plus-de-soixante-ans-d-histoire-d-un-" rel="directory"&gt;Bassens, de la rel&#233;gation &#224; la dignit&#233; : plus de soixante ans d'histoire d'un quartier marseillais&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='https://marsactu.fr/bref/la-cite-bassens-ii-sera-bien-demolie-pour-laisser-passer-la-nouvelle-ligne-paca/' rel=&#034;nofollow external&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;https://marsactu.fr/bref/la-cite-bassens-ii-sera-bien-demolie-pour-laisser-passer-la-nouvelle-ligne-paca/&lt;/a&gt;&lt;a href=&#034;https://www.revue-quartmonde.org/2439&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://www.revue-quartmonde.org/2439&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.persee.fr/doc/chime_0986-6035_2002_num_46_1_2418' rel=&#034;nofollow external&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.persee.fr/doc/chime_0986-6035_2002_num_46_1_2418&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://blogs.mediapart.fr/bonaventure-mars/blog/090912/resistances-bassens-marseille' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://blogs.mediapart.fr/bonaventure-mars/blog/090912/resistances-bassens-marseille&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.lesamisdegeneriques.org/ark:/naan/a011442407908dSCIxy' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.lesamisdegeneriques.org/ark :/naan/a011442407908dSCIxy&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://archivesinvisiblesmarseille.org/evenement/made-in-bassens/' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://archivesinvisiblesmarseille.org/evenement/made-in-bassens/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.lesamisdegeneriques.org/ark:/naan/a011442407908dSCIxy' rel=&#034;nofollow external&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.lesamisdegeneriques.org/ark :/naan/a011442407908dSCIxy&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.lamarseillaise.fr/archives/des-13-coins-a-bassens-support-dexpressions-JALM018203' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.lamarseillaise.fr/archives/des-13-coins-a-bassens-support-dexpressions-JALM018203&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://shs.cairn.info/revue-z-2016-1-page-96?lang=fr' rel=&#034;nofollow external&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;https://shs.cairn.info/revue-z-2016-1-page-96?lang=fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://ancrages.org/video/les-temoignages-sur-les-parcours-migratoires-a-marseille-lexemple-de-bassens/' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://ancrages.org/video/les-temoignages-sur-les-parcours-migratoires-a-marseille-lexemple-de-bassens/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://toutma.fr/kamel-khelif-lame-vagabonde' rel=&#034;nofollow external&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;https://toutma.fr/kamel-khelif-lame-vagabonde&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.lamarseillaise.fr/societe/bassens-50-ans-deux-publications-et-toute-une-histoire-ODLM023386' rel=&#034;nofollow external&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.lamarseillaise.fr/societe/bassens-50-ans-deux-publications-et-toute-une-histoire-ODLM023386&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://genius.com/Daniel-beaume-chanson-des-enfants-des-quartiers-nord-lyrics' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://genius.com/Daniel-beaume-chanson-des-enfants-des-quartiers-nord-lyrics&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.lamarseillaise.fr/societe/bassens-50-ans-deux-publications-et-toute-une-histoire-ODLM023386' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.lamarseillaise.fr/societe/bassens-50-ans-deux-publications-et-toute-une-histoire-ODLM023386&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://atd-cjw.centredoc.org/index.php?lvl=notice_display&amp;id=1832&amp;lang_sel=es_ES' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://atd-cjw.centredoc.org/index.php?lvl=notice_display&amp;id=1832&amp;lang_sel=es_ES&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>ATD Quart Monde et ATOM &#224; Bassens (Marseille)</title>
		<link>https://www.memmarseille.fr/ATD-Quart-Monde-et-ATOM-a-Bassens-Marseille</link>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;ATD Quart Monde et ATOM ont coexist&#233; &#224; Bassens &#224; partir des ann&#233;es 1960-1970, avec des approches contrast&#233;es mais parfois compl&#233;mentaires : l'une militante et &#233;mancipatrice, centr&#233;e sur l'autonomie des habitants ; l'autre institutionnelle et paternaliste, ax&#233;e sur un contr&#244;le social d&#233;l&#233;gu&#233; par l'&#201;tat. &lt;br class='autobr' /&gt;
ATD Quart Monde : principes et mission &lt;br class='autobr' /&gt;
Fond&#233; en 1957 par le p&#232;re Joseph Wresinski, ATD Quart Monde vise &#224; &#233;radiquer l'extr&#234;me pauvret&#233; en impliquant directement les personnes concern&#233;es (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Bassens-de-la-relegation-a-la-dignite-plus-de-soixante-ans-d-histoire-d-un-" rel="directory"&gt;Bassens, de la rel&#233;gation &#224; la dignit&#233; : plus de soixante ans d'histoire d'un quartier marseillais&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;ATD Quart Monde et ATOM ont coexist&#233; &#224; Bassens &#224; partir des ann&#233;es 1960-1970, avec des approches contrast&#233;es mais parfois compl&#233;mentaires : l'une militante et &#233;mancipatrice, centr&#233;e sur l'autonomie des habitants ; l'autre institutionnelle et paternaliste, ax&#233;e sur un contr&#244;le social d&#233;l&#233;gu&#233; par l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;ATD Quart Monde : principes et mission&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Fond&#233; en 1957 par le p&#232;re Joseph Wresinski, ATD Quart Monde vise &#224; &#233;radiquer l'extr&#234;me pauvret&#233; en impliquant directement les personnes concern&#233;es comme acteurs principaux. Non confessionnel et apolitique, il op&#232;re dans plus de trente pays via des volontaires permanents vivant modestement aupr&#232;s des plus d&#233;munis, des militants du Quart Monde et des alli&#233;s, favorisant la participation citoyenne, l'acc&#232;s aux droits et un changement des regards sur la mis&#232;re. Son approche s'appuie sur les exp&#233;riences v&#233;cues des exclus, &#224; travers des initiatives comme les Universit&#233;s populaires Quart Monde ou les biblioth&#232;ques de rue.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;ATOM et la cit&#233; Bassens&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;&#233;e en 1950 &#224; Marseille par Louis et Simone Belpeer, l'ATOM (Aide aux Travailleurs d'Outre-Mer) r&#233;pond &#224; une enqu&#234;te du Secr&#233;tariat social r&#233;v&#233;lant les difficult&#233;s d'accueil des populations coloniales et postcoloniales, issues en grande partie des bidonvilles comme les Treize Coins. Officiellement, elle am&#233;liore l'h&#233;bergement, l'orientation et l'installation comme main-d'&#339;uvre s&#233;dentaire dans des cit&#233;s comme Bassens, construite au d&#233;but des ann&#233;es 1960 pour r&#233;sorber ce bidonville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En pratique, ATOM agit comme un outil &#233;tatique de contr&#244;le des populations immigr&#233;es coloniales et postcoloniales, g&#233;rant accueil, logement, formation, sant&#233; et encadrement social avec autoritarisme. Elle intervient aussi dans la prison clandestine d'Arenc. Issue de la bourgeoisie marseillaise et du catholicisme social, elle est critiqu&#233;e pour son paternalisme, notamment envers les familles et les jeunes filles maghr&#233;bines. &#192; Bassens, son centre au c&#339;ur de la cit&#233; organise des actions socio-&#233;ducatives, cours et animations.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Intervention d'ATD Quart Monde (ann&#233;es 1970)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#192; la demande du bureau socio-&#233;ducatif local, dirig&#233; par M. Weygand (adjoint au maire), Mme Belpeer (ATOM) et Mme Wendling (assistante sociale) , ATD Quart Monde s'implante en 1972. Ses animateurs, comme &#201;tienne Deguelec (embauch&#233; au centre social), vivent sur place, partageant le quotidien pour transformer la r&#233;signation en militantisme. Professionnel et militant, &#201;tienne Deguelec collabore avec le comit&#233; de locataires sur des activit&#233;s sportives, socioculturelles et formations (gardiennage, m&#233;diation, d&#233;fense des droits face aux bailleurs).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean Paul Fouvet un autre personnage qui a marqu&#233; la cit&#233; Bassens. Il a occup&#233; le poste de directeur du centre social. Lors de son activit&#233; professionnelle il a pris de nombreuses photos de Bassens avant et apr&#232;s la r&#233;habilitation.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Mobilisations collectives : le voyage &#224; Paris de 1974&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 1974, une d&#233;l&#233;gation d'habitants de la cit&#233; Bassens, men&#233;e par Antoinette Garcin, Larbi Rebouh, Otmani Menoir, Mohamed Ben Messaoud et d'autres, avec le soutien d'ATD Quart Monde et &#201;tienne Deguelec monte &#224; Paris pour alerter directement les autorit&#233;s nationales. Ils d&#233;noncent les conditions inhumaines : logements inadapt&#233;s et insalubres, absence de commodit&#233;s de base, pr&#233;carit&#233; extr&#234;me, absence de perspectives, et surtout l'absence de protection sur la voie ferr&#233;e contigu&#235; &#224; la cit&#233;, o&#249; onze enfants p&#233;rirent tragiquement sous les trains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;par&#233;e lors de r&#233;unions collectives au centre social, cette action marque un tournant d&#233;cisif. Au-del&#224; de la simple plainte, elle incarne l'&#233;mergence d'une parole autonome des habitants, rompant avec la r&#233;signation et le paternalisme ambiant (y compris celui d'ATOM). Les d&#233;l&#233;gu&#233;s pr&#233;sentent des t&#233;moignages et propositions concr&#232;tes devant les institutions parisiennes, affirmant leur l&#233;gitimit&#233; &#224; parler d'eux-m&#234;mes. Bien que sans r&#233;sultats imm&#233;diats, elle pose les bases du militantisme durable &#224; Bassens.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;H&#233;ritage et coh&#233;rence historique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; pr&#233;carit&#233; persistante, racisme, tensions institutionnelles et paternalisme, l'intervention d'ATD Quart Monde &#224; Bassens renforce dignit&#233;, solidarit&#233; et action collective. Elle s'inscrit dans une trajectoire coh&#233;rente du contr&#244;le social des ann&#233;es 1960 (ATOM dominant) &#224; une &#233;mancipation progressive par les exclus eux-m&#234;mes dans les ann&#233;es 1970, transformant la cit&#233; d'urgence en lieu de luttes autonomes pour les droits et la reconnaissance.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'hitoire...</title>
		<link>https://www.memmarseille.fr/L-hitoire</link>
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		<dc:date>2026-03-05T16:05:11Z</dc:date>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1960, suite &#224; la d&#233;colonisation et au retour des rapatri&#233;s, la crise du logement s'accentue &#224; Marseille. &#192; cette crise s'ajoute le probl&#232;me des bidonvilles qui se d&#233;veloppent dans ses quartiers avant et apr&#232;s la p&#233;riode coloniale de la France, dont la grande majorit&#233; se trouve au nord de la ville. Pour pallier le manque de logements, des cit&#233;s de transit sont construites rapidement ainsi que des HLM (Habitation &#224; Loyer Mod&#233;r&#233;). &lt;br class='autobr' /&gt;
Les cit&#233;s de transit sont des d'habitations (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Bassens-de-la-relegation-a-la-dignite-plus-de-soixante-ans-d-histoire-d-un-" rel="directory"&gt;Bassens, de la rel&#233;gation &#224; la dignit&#233; : plus de soixante ans d'histoire d'un quartier marseillais&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_349 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.memmarseille.fr/IMG/jpg/bassens_cite_de_transit_jp_fouvet_036.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.memmarseille.fr/local/cache-vignettes/L500xH372/bassens_cite_de_transit_jp_fouvet_036-95359.jpg?1772741596' width='500' height='372' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1960, suite &#224; la d&#233;colonisation et au retour des rapatri&#233;s, la crise du logement s'accentue &#224; Marseille. &#192; cette crise s'ajoute le probl&#232;me des bidonvilles qui se d&#233;veloppent dans ses quartiers avant et apr&#232;s la p&#233;riode coloniale de la France, dont la grande majorit&#233; se trouve au nord de la ville. Pour pallier le manque de logements, des cit&#233;s de transit sont construites rapidement ainsi que des HLM (Habitation &#224; Loyer Mod&#233;r&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cit&#233;s de transit sont des d'habitations temporaires construites d&#232;s les ann&#233;es 1960 pour reloger d'urgence les populations des bidonvilles, particuli&#232;rement &#224; Marseille et en banlieue parisienne. Con&#231;ues comme une &#034;&#233;tape provisoire&#034; vers les HLM classiques, elles visaient les familles immigr&#233;es pour 2 ans maximum. Bassens, La Paternelle, ou encore Lorette (r&#233;sorb&#233;e en 1995) illustrent ce mod&#232;le, un relogement rapide sur terrains industriels enclav&#233;s, d&#233;gradation physique et sociale. Remplac&#233;es progressivement par grands ensembles dans les ann&#233;es 1970-1980, beaucoup persistent comme symboles de s&#233;gr&#233;gation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1961 : Le quartier de Bassens surgit sur les terrains dits &#171; Bordeaux-Bassens &#187;, rachet&#233;s par la SOMICA &#224; la soci&#233;t&#233; p&#233;troli&#232;re du m&#234;me nom. Le nom &#171; Bassens &#187; provient probablement de la soci&#233;t&#233; p&#233;troli&#232;re Bordeaux-Bassens. Ces terres, coinc&#233;es entre la voie ferr&#233;e, une ferme, la rocade routi&#232;re et les usines, sont int&#233;gr&#233;es &#224; la zone industrielle des Arnavaux. On parle souvent de la terre rouge &#224; Bassens &#224; cause de la couleur des sols argileux ocre des terrains industriels. Cette teinte ocre-rouge provient de l'oxydation du fer pr&#233;sent dans ces friches p&#233;troli&#232;res et ferrugineuses de la plaine des Arnavaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1963, c'est la cit&#233; d'urgence Bassens 1 qui est construite : 110 logements de 34 m&#178; seulement. Et en 1965 suivra par Bassens 2 avec 100 logements suppl&#233;mentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de la construction des cit&#233;s provisoires dans les ann&#233;es 1960, la composition familiale n'a pas &#233;t&#233; prise en compte. La plupart des familles &#233;taient nombreuses et inadapt&#233;es aux petits logements de transit de 34 m&#178;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Environ 2 300 personnes, issues de plusieurs bidonvilles comme Sainte-Marthe, Saint-Barth&#233;lemy, Picon ou les Treize-Coins, s'y installent des familles maghr&#233;bines, gitanes, harkis, ouvri&#232;res et leurs familles venus d'Alg&#233;rie pendant et apr&#232;s la colonisation. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ces logements, con&#231;us pour durer deux ans au plus, s'imposent pourtant dans la dur&#233;e. Constitu&#233;s d'une seule pi&#232;ce commune, de deux chambres et de toilettes turques servant de salle de bain, ils demeurent inadapt&#233;s aux familles nombreuses. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cit&#233; est bord&#233;e d'usines, d'une rocade routi&#232;re et d'une ferme agricole, vestige du pass&#233; rural du secteur, qui deviendra un lieu central du quartier. S&#233;par&#233;e par les rails, juste de l'autre c&#244;t&#233; de la voie ferr&#233;e, cette ferme est r&#233;investie par l'association &#171; Terrain d'aventure &#187; pour des actions aupr&#232;s des habitants, particuli&#232;rement des jeunes et des enfants, avant de dispara&#238;tre plus tard au profit d'un commissariat de police.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s 1966 le maire de Marseille, Gaston Defferre, avait envisag&#233; l'expulsion des habitants de la cit&#233; Bassens vers l'Alg&#233;rie, mais ce projet n'a pas pu &#234;tre mis &#224; ex&#233;cution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Janvier 1967, Les habitants de la cit&#233; Bassens s'organisent pour interpeller l'organisme HLM et le maire sur leurs conditions de vie et de s&#233;curit&#233;. La cit&#233;, d&#233;pourvue d'&#233;clairage aussi bien dans les espaces ext&#233;rieurs que dans les cages d'escalier et la voie ferr&#233;e voisine, non prot&#233;g&#233;e par un mur pr&#233;sente un r&#233;el danger. Face au silence des autorit&#233;s, ils d&#233;clenchent une &#171; gr&#232;ve des loyers &#187; pour d&#233;noncer leurs conditions de vie. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les services publics y sont absents, les transports en commun inexistants, et les loyers restent trop &#233;lev&#233;s compte tenu du faible niveau de confort, aggrav&#233;s encore par des charges suppl&#233;mentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En octobre 1968 une association socio-&#233;ducative est cr&#233;&#233;e ; elle met en place des permanences tenues par des assistantes sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre 1963-1976 le comit&#233; des locataires de la cit&#233; Bassens se mobilise pour demander la construction d'un mur entre la cit&#233; et la voie ferr&#233;e, sur laquelle onze enfants ont p&#233;ri. Plusieurs manifestations sont organis&#233;es. La cit&#233; Bassens reste marqu&#233;e par un drame collectif douloureux. Des enfants y trouvent la mort, happ&#233;s par des trains alors qu'ils traversent la voie ferr&#233;e toute proche, faute de cl&#244;ture solide ou de passage s&#233;curis&#233;. Malgr&#233; les appels r&#233;p&#233;t&#233;s des habitants pour la construction d'un mur de protection, les autorit&#233;s se contentent d'un simple grillage que les enfants contournent pour rejoindre plus vite l'&#233;cole ou la ferme. Treize ann&#233;es de d&#233;marches restent vaines, jusqu'&#224; la mort du onzi&#232;me enfant en 1976. C'est ce dernier drame qui pousse enfin les pouvoirs publics &#224; b&#226;tir un mur de parpaings, trop tard pour r&#233;parer les vies bris&#233;es. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En signe de r&#233;volte et de m&#233;moire, les habitants &#233;rigent eux-m&#234;mes une st&#232;le comm&#233;morative portant ces mots : &#171; &#192; la m&#233;moire des 11 enfants de notre cit&#233;, victimes de l'incompr&#233;hension de la soci&#233;t&#233;. Ils ont pay&#233; de leur vie l'absence de ce mur de protection r&#233;clam&#233; pendant 13 ans. Cit&#233; Bassens, 7-11-1976. &#187; Ce drame reste grav&#233; dans la m&#233;moire du quartier et incarne la n&#233;gligence institutionnelle et la force de la mobilisation populaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce comit&#233; r&#233;clame &#233;galement le relogement des familles dans des HLM, comme cela &#233;tait initialement pr&#233;vu lors de la construction de la cit&#233; Bassens, con&#231;ue pour &#234;tre temporaire. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les journ&#233;es portes ouvertes sont destin&#233;es &#224; attirer l'attention du public sur la situation dans la cit&#233; et &#224; diffuser les revendications du comit&#233;. Ces initiatives permettent aux familles de s'exprimer, de d&#233;fendre leurs droits et de renforcer les solidarit&#233;s locales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bassens devient alors un symbole de r&#233;sistance face &#224; des politiques municipales jug&#233;es indiff&#233;rentes, un espace d'invention d'une parole collective. Des militants d'extr&#234;me gauche tentent de participer &#224; la vie du quartier et &#224; ces mobilisations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En octobre 1971 des d&#233;cisions sont prises pour la r&#233;habilitation de la cit&#233; ainsi que la cr&#233;ation d'un centre social. Le bureau du conseil d'administration charg&#233; de la gestion est compos&#233; de M. Weygand, adjoint au maire (pr&#233;sident), de Mme Belpeer, directrice de l'ATOM (vice-pr&#233;sidente), et de Mme Wendling, assistante sociale (secr&#233;taire). Cependant, la gestion du bureau s'exerce dans un cadre raciste et paternaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;but des ann&#233;es 1970, Bassens devient un foyer militant et associatif. &#192; partir de 1971, avec ATD Quart Monde, les habitants, dont les jeunes, fondent un centre social, un club de jeunes, un comit&#233; de locataires (fin d&#233;cembre 1973) et un journal de la cit&#233; (mars 1974). &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un appartement est mis &#224; disposition pour ATD Quart Monde &#224; Bassens 2, afin de loger deux jeunes animateurs venus du Nord de la France. Une m&#233;diation a lieu entre les habitants des Castors et de la zone industrielle, la mairie et d'autres institutions. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des activit&#233;s sportives, des sorties pour les enfants et une petite biblioth&#232;que voient le jour sous la responsabilit&#233; du centre social. Des d&#233;bats sont organis&#233;s sur les probl&#232;mes de logement, le racisme, les questions d'identit&#233; des jeunes et leurs liens avec les pays d'origine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Paul Fouvet a travaill&#233; comme le directeur et mettra en place des actions &#233;ducatives issues de l'&#233;ducation populaire. Il a pris de nombreuses photos du quartier avant et apr&#232;s la r&#233;habilitation. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1973 des travaux commencent dans un premier bloc d'immeubles de Bassens 1. &#192; partir de 1974 sur le plan urbain, une premi&#232;re r&#233;habilitation d&#233;bute, certains logements sont fusionn&#233;s afin de mieux correspondre &#224; la composition des familles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1976 des travaux reprennent pour continuer &#224; r&#233;habiliter d'autres immeubles sur Bassens 1. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le comit&#233; des locataires et le comit&#233; des jeunes de la cit&#233; Bassens invitent tous ceux qui veulent soutenir leur cause, &#224; venir pour la journ&#233;e d'action du dimanche 7 novembre 1976.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1977 une d&#233;cision est prise de d&#233;truire Bassens 2 afin de construire de nouveaux immeubles. Un an plus tard la r&#233;habilitation de Bassens 1 est enfin achev&#233;e. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un comit&#233; SOS-Refoulement se cr&#233;e dans le sillage du mouvement lanc&#233; &#224; Paris par un collectif d'associations (Maison des travailleurs immigr&#233;s, Cimade, FASTI, CIEMM, GISTI&#8230;) pour accompagner administrativement et juridiquement les &#233;trangers menac&#233;s d'expulsion. Rapidement, des comit&#233;s locaux se d&#233;veloppent, &#224; Marseille et un sp&#233;cifique &#224; Bassens, compos&#233; d'habitants et de militants des quartiers Nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, l'Aide aux travailleurs d'outre-mer (ATOM), dirig&#233;e par des personnalit&#233;s issues de la bourgeoisie proche de la droite et du catholicisme social et employant d'anciens techniciens et fonctionnaires coloniaux, oriente de nombreux jeunes du quartier vers des formations professionnelles les emp&#234;chant d'une certaine fa&#231;on d'acc&#233;der aux &#233;tudes sup&#233;rieures. Peu d'&#233;l&#232;ves issus de la cit&#233; Bassens acc&#232;dent aux &#233;tudes sup&#233;rieures. Les filles sont souvent dirig&#233;es vers les m&#233;tiers de la couture, en passant pour la plupart par l'ATOM plut&#244;t que par le coll&#232;ge, tandis que les gar&#231;ons s'orientent vers la m&#233;canique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1979 Bassens 2 est d&#233;molie pour de pr&#233;parer sa reconstruction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ann&#233;es 1980, la d&#233;cennie marque un tournant avec l'arriv&#233;e d'une nouvelle g&#233;n&#233;ration d&#233;cid&#233;e &#224; reprendre en main l'image du quartier par la culture et les m&#233;dias. En 1981 des jeunes notamment de Bassens fondent la radio pirate Radio Gazelle, qui diffuse musique maghr&#233;bine, &#233;missions bilingues, d&#233;bats sur l'immigration et sur la vie locale, avant d'&#234;tre l&#233;galis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1983 Bassens accueille les marcheurs de la Marche pour l'&#233;galit&#233; et contre le racisme, venus de Lyon. Non loin de l&#224;, au coll&#232;ge Albert-Camus, des coll&#233;giens, dont certains sont issus de Bassens, encadr&#233;s par leur professeur Daniel Baume, composent et chantent des morceaux engag&#233;s &#233;voquant leur quotidien, la discrimination et la solidarit&#233;, dont une chanson d&#233;di&#233;e &#224; la Marche de 1983 et &#171; La chanson des enfants des quartiers Nord &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la fin des ann&#233;es 1990, Bassens 2 est d&#233;molie tandis que Bassens 1 est reconstruite dans le cadre des programmes de r&#233;novation urbaine soutenus par l'&#201;tat et la Ville. D&#233;but des ann&#233;es 2000 lors du Programme de r&#233;novation urbaine (PRU), Bassens entame sa reconversion en quartier durable et solidaire, malgr&#233; une mixit&#233; sociale faible et un enclavement persistant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui malgr&#233; ces difficult&#233;s, Bassens reste anim&#233; par un tissu associatif fort. Les structures locales assurent soutien scolaire, projets sportifs et culturels, et actions solidaires. Pendant la pand&#233;mie de Covid-19, le quartier fait preuve d'une entraide remarquable. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nouveaux d&#233;fis se dessinent la cit&#233; Bassens 2 doit &#234;tre d&#233;molie pour permettre le passage de la Ligne Nouvelle Provence-C&#244;te d'Azur, reliant Marseille &#224; Nice. Les habitants participent activement aux r&#233;unions publiques et aux ateliers de concertation organis&#233;s par SNCF R&#233;seau, la Ville et le bailleur CDC Habitat, avec relogement prioritaire des 81 m&#233;nages vers la ZAC Saint-Louis Delorme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2026, la cit&#233; Bassens reste marqu&#233;e par une pr&#233;carit&#233; sociale, un isolement g&#233;ographique et des probl&#232;mes sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soixante ans apr&#232;s sa cr&#233;ation, Bassens incarne plus que jamais la m&#233;moire vivante des cit&#233;s d'urgence marseillaises. N&#233; d'un projet d'urbanisme transitoire, devenu bastion associatif puis terrain d'exp&#233;rimentation culturelle et citoyenne, le quartier raconte une histoire de luttes, de solidarit&#233; et de dignit&#233;. Ses habitants ont transform&#233; la rel&#233;gation en r&#233;sistance, l'exclusion en fiert&#233;, faisant de Bassens un symbole de r&#233;silience urbaine et humaine.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt; &lt;/h3&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Marseille, ann&#233;es 1970-1980 : les avocats du SAF en premi&#232;re ligne contre le racisme</title>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



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&lt;p&gt;Dans le Marseille des ann&#233;es 1970-1980, les blessures de la d&#233;colonisation restent ouvertes. Apr&#232;s les &#233;v&#233;nements tragiques de 1973, dix-sept Alg&#233;riens assassin&#233;s dans un climat de haine raciale, les violences racistes se multiplient. Attentats, ratonnades, meurtres : la ville vit au rythme des agressions d'extr&#234;me droite, souvent perp&#233;tr&#233;es par des anciens de l'OAS ou des militants n&#233;ofascistes. Dans ce contexte explosif, alors que le Front National &#233;merge sur la sc&#232;ne politique, un groupe (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Syndicat-des-avocats-de-france-" rel="directory"&gt;Syndicat des avocats de france&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le Marseille des ann&#233;es 1970-1980, les blessures de la d&#233;colonisation restent ouvertes. Apr&#232;s les &#233;v&#233;nements tragiques de 1973, dix-sept Alg&#233;riens assassin&#233;s dans un climat de haine raciale, les violences racistes se multiplient. Attentats, ratonnades, meurtres : la ville vit au rythme des agressions d'extr&#234;me droite, souvent perp&#233;tr&#233;es par des anciens de l'OAS ou des militants n&#233;ofascistes. Dans ce contexte explosif, alors que le Front National &#233;merge sur la sc&#232;ne politique, un groupe d'avocats marseillais refuse de rester spectateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'avocat Dany Cohen qui prend l'initiative. Marqu&#233; par l'attentat contre le consulat d'Alg&#233;rie, il fonde dans les ann&#233;es la section locale du Syndicat des Avocats de France (SAF). Son engagement est total : d&#233;fense des travailleurs dans les dossiers syndicaux de la CFDT post-Mai 68, promotion du droit du travail, de l'aide juridictionnelle, et surtout, des droits des &#233;trangers. Dans son esprit, plaider pour un immigr&#233; face &#224; une justice biais&#233;e, c'est d&#233;j&#224; une mani&#232;re de r&#233;sister.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1975, un autre avocat marseillais, Sixte Ugolini, r&#233;v&#232;le un scandale qui marquera durablement la ville. Avec une trentaine de coll&#232;gues r&#233;unis en &#171; cellule du palais &#187;, avocats, magistrats et greffiers d&#233;cid&#233;s &#224; d&#233;noncer les discriminations, il met au jour la &#171; prison clandestine d'Arenc &#187;, un hangar portuaire o&#249; la police enfermait ill&#233;galement des &#233;trangers avant expulsion. L'affaire &#233;clate avec le dossier de Mohamed Ch&#233;rif, p&#234;cheur marocain d&#233;tenu sans droit ni titre. Publi&#233;s dans La Marseillaise et repris par un communiqu&#233; du SAF, ces faits provoquent un toll&#233; national, d&#233;clenchant manifestations et d&#233;bats jusqu'&#224; Paris. En 1981, la loi officialise la r&#233;tention administrative, reconnaissant ainsi l'existence du dispositif r&#233;v&#233;l&#233; six ans plus t&#244;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autour de Me Cohen et Me Ugolini, d'autres figures marquent cette p&#233;riode. Philippe Vouland, p&#233;naliste reconnu, anime la commission p&#233;nale du SAF avant d'&#234;tre impliqu&#233; dans des affaires majeures comme celles du juge Pierre Michel, de la d&#233;put&#233;e Yann Piat ou des effondrements de la rue d'Aubagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Christian Bruschi, avocat honoraire et professeur d'histoire du droit &#224; Aix-Marseille Universit&#233;, incarne quant &#224; lui une vision d'une justice proche des citoyens, &#233;gale pour tous et garante des libert&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le SAF, fid&#232;le &#224; son militantisme, ne se limite pas aux pr&#233;toires. Ses membres publient des tribunes dans la presse locale, r&#233;clament un renforcement de la loi Pleven (1972) contre les discours de haine, et assurent des d&#233;fenses gratuites pour requalifier les agressions racistes, souvent minimis&#233;es par la justice. Ils installent des permanences juridiques dans les quartiers populaires, soutiennent les familles d'immigr&#233;s et participent activement &#224; la marche pour l'&#233;galit&#233; et contre le racisme de 1983.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une ville marqu&#233;e par les fractures coloniales et la brutalit&#233; polici&#232;re, les avocats du SAF marseillais d&#233;fendent une autre id&#233;e du droit : un droit social, d&#233;mocratique et profond&#233;ment humain. Leur combat des ann&#233;es 1970-1980 a fa&#231;onn&#233; une g&#233;n&#233;ration et laiss&#233; un h&#233;ritage durable dans la culture citoyenne marseillaise.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les Forums Justice </title>
		<link>https://www.memmarseille.fr/Les-Forums-Justice</link>
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&lt;p&gt;Les Forums Justice : riposte collective contre l'impunit&#233; raciste. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les ann&#233;es 1980 partout en France, des voix se l&#232;vent. &#192; V&#233;nissieux, Vaulx-en-Velin, Nanterre, Paris, Marseille, les Forums Justice surgissent comme des bastions de r&#233;sistance face &#224; l'impunit&#233; raciste et &#224; l'arbitraire judiciaire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ils sont port&#233;s par la d&#233;termination des familles de victimes, des avocats engag&#233;s, des syndicalistes de la magistrature, des jeunes militants et militantes, qui refusent de se taire. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Les-assosciations-de-la-2eme-generation-dans-les-annees-1980-a-Marseille-" rel="directory"&gt;Les assosciations de la 2&#232;me g&#233;n&#233;ration dans les ann&#233;es 1980 &#224; Marseille&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_331 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.memmarseille.fr/IMG/jpg/forum_justice_afma.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.memmarseille.fr/local/cache-vignettes/L500xH881/forum_justice_afma-64a63.jpg?1749701034' width='500' height='881' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les Forums Justice : riposte collective contre l'impunit&#233; raciste.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1980 partout en France, des voix se l&#232;vent. &#192; V&#233;nissieux, Vaulx-en-Velin, Nanterre, Paris, Marseille, les Forums Justice surgissent comme des bastions de r&#233;sistance face &#224; l'impunit&#233; raciste et &#224; l'arbitraire judiciaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils sont port&#233;s par la d&#233;termination des familles de victimes, des avocats engag&#233;s, des syndicalistes de la magistrature, des jeunes militants et militantes, qui refusent de se taire. Ensemble, ils brisent le silence, imposent la question de la justice pour les victimes de crimes racistes au c&#339;ur de l'espace public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Vaulx-en-Velin, un Forum Justice est organis&#233; par l'association Wahid. Aux c&#244;t&#233;s des m&#232;res et familles frapp&#233;es par la violence raciste ou s&#233;curitaire, elle organise le 28 octobre un Forum Justice, un an apr&#232;s l'assassinat de Wahid Hachichi par un jeune &#171; tonton-flingueur &#187;. Ce forum, &#224; la veille de l'arriv&#233;e des Marcheurs &#224; Lyon, voit arriver Toumi, Djamel, Bouzid, Farid et Brahim des Minguettes, figures de la marche pour l'&#233;galit&#233;. Hanifa Boudjellal, s&#339;ur de Zahir, tomb&#233; sous les balles &#224; la Busserine en 1981, r&#233;pond &#224; l'appel. Touch&#233;e par la d&#233;termination de Mme Hachichi de &#8220;d&#233;passer les pleurs&#8221; pour agir ensemble autour d'objectifs concrets, elle redescendra &#224; Marseille d&#233;termin&#233;e &#224; y organiser un nouveau Forum Justice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 24 novembre 1983, &#224; la Maison de l'&#233;tranger, l'Association de Femmes Maghr&#233;bines en Action (AFMA) organise un Forum Justice en soutien &#224; la famille de Lahouari Ben Mohamed, 17 ans, abattu froidement par un CRS lors d'un contr&#244;le routier. Les forums refusent que la justice se rende &#224; huis clos, loin du peuple. Face &#224; la volont&#233; des autorit&#233;s d'&#233;touffer l'affaire en correctionnelle, la mobilisation exige la requalification en homicide volontaire et son renvoi devant les assises, d&#233;non&#231;ant l'impunit&#233; polici&#232;re et l'injustice syst&#233;mique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mars 1984, l'AFMA et la G.A.N.C.J affr&#232;tent des bus pour amener les habitants devant le palais de justice d'Aix-en-Provence : la rue, le peuple, la m&#233;moire sont l&#224; pour exiger des comptes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la justice trahit. Malgr&#233; l'engagement d'avocats comme Ma&#238;tre Cohen, il est connu pour son engagement en faveur des droits de l'homme et de la justice sociale, ou Collard aujourd'hui ralli&#233; &#224; l'extr&#234;me droite, il faudra sept ans pour que le proc&#232;s du CRS ait lieu. R&#233;sultat : dix mois de prison, dont quatre avec sursis. Une gifle, une insulte, une d&#233;monstration de l'impunit&#233; polici&#232;re et de l'injustice syst&#233;mique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces forums s'inscrivent dans la dynamique de la Marche pour l'&#233;galit&#233; de 1983, mais rappellent que la lutte contre le racisme et les violences polici&#232;res ne date pas d'hier. L'AFMA, les familles, les jeunes, refusent la r&#233;signation. Ils rendent visibles les combats de l'ombre, imposent la dignit&#233;, exigent justice et &#233;galit&#233; pour toutes et tous. Leur force, c'est la solidarit&#233;, la d&#233;termination, l'espoir d'un monde o&#249; la justice ne sera plus un privil&#232;ge, mais un droit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Face &#224; l'impunit&#233;, la riposte s'organise. Les Forums Justice sont la voix des sans-voix, la m&#233;moire des oubli&#233;s, la promesse que la lutte continue.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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