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	<title>M&#233;moires en Marche Marseille</title>
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	<description>Le collectif M&#233;moires en Marche Marseille s'est constitu&#233;s d&#233;but 2013 par des militants (nombreux ayant particip&#233; &#224; la cr&#233;ation de l'ARA radio Gazelle) issus de l'immigration postcoloniale et de la traite de l'esclavage.</description>
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		<title>M&#233;moires en Marche Marseille</title>
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		<title>Hommage &#224; Fran&#231;oise Ega Figure des luttes migrantes et f&#233;ministes</title>
		<link>https://www.memmarseille.fr/Hommage-a-Francoise-Ega-Figure-des-luttes-migrantes-et-feministes</link>
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		<dc:date>2026-03-09T10:54:04Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le comit&#233; MamEga organise deux journ&#233;es d&#233;di&#233;es &#224; Fran&#231;oise Ega dans le cadre de la Semaine des droits des femmes, &#224; l'Espace culturel de la Busserine, qui c&#233;l&#232;bre cette ann&#233;e ses 40 ans. Cette initiative rend hommage &#224; une figure embl&#233;matique des luttes migrantes, f&#233;ministes et populaires du quartier de la Busserine. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une vie d'engagement &lt;br class='autobr' /&gt;
Fran&#231;oise Ega est n&#233;e en 1920 au Morne-Rouge en Martinique et d&#233;c&#233;d&#233;e en 1976 &#224; Marseille, Elle incarne l'engagement infatigable pour l'&#233;galit&#233; sociale (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Actualites-" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_378 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.memmarseille.fr/IMG/jpg/francoise_ega_expo.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.memmarseille.fr/local/cache-vignettes/L500xH701/francoise_ega_expo-2719c.jpg?1773090679' width='500' height='701' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le comit&#233; MamEga&lt;/strong&gt; organise deux journ&#233;es d&#233;di&#233;es &#224; Fran&#231;oise Ega dans le cadre de la Semaine des droits des femmes, &#224; l'Espace culturel de la Busserine, qui c&#233;l&#232;bre cette ann&#233;e ses 40 ans. Cette initiative rend hommage &#224; une figure embl&#233;matique des luttes migrantes, f&#233;ministes et populaires du quartier de la Busserine.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Une vie d'engagement&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;oise Ega est n&#233;e en 1920 au Morne-Rouge en Martinique et d&#233;c&#233;d&#233;e en 1976 &#224; Marseille, Elle incarne l'engagement infatigable pour l'&#233;galit&#233; sociale et la justice dans les quartiers populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arriv&#233;e &#224; Marseille dans les ann&#233;es 1950 apr&#232;s son mariage &#224; Paris, elle s'installe &#224; la Busserine, o&#249; elle travaille comme femme de m&#233;nage tout en s'investissant profond&#233;ment dans la communaut&#233; antillaise de la ville. Elle met en place des ateliers de soutien scolaire et des cours de cat&#233;chisme, participe &#224; la cr&#233;ation de l'Amicale des travailleurs antillais et guyanais (AMITAG) et de l'Association culturelle et sportive antillo-guyanaise (ACSAG) pour accompagner les nouveaux arrivants venant des Antilles et de la Guyane.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux c&#244;t&#233;s de S&#233;verin Montarello, elle contribue &#224; la cr&#233;ation de l'Espace culturel de la Busserine et milite pour la pr&#233;servation des espaces publics : parcs, piscines et stades.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s sa disparition, une plaque comm&#233;morative a &#233;t&#233; appos&#233;e au Centre culturel, et le comit&#233; MamEga a vu le jour pour entretenir sa m&#233;moire et faire vivre son &#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 12 avril 2019, la ville de Marseille rend hommage &#224; Fran&#231;oise Ega en donnant son nom &#224; une rue du 14e arrondissement. Ses &#233;crits, red&#233;couverts et r&#233;&#233;dit&#233;s, t&#233;moignent d'une pens&#233;e pr&#233;coce et lucide sur l'exploitation, le racisme et l'ali&#233;nation postcoloniale, donnant une voix politique et litt&#233;raire aux femmes antillaises en m&#233;tropole dans l'apr&#232;s-guerre.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Une &#339;uvre litt&#233;raire militante&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; Le temps des madras (1966), c'est &#233;vocation des h&#233;ritages de l'esclavage et de leurs r&#233;percussions dans la soci&#233;t&#233; martiniquaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Lettres &#224; une Noire (publi&#233; en 1968, r&#233;&#233;dit&#233; en 2021), elle d&#233;nonce de l'exploitation des jeunes Antillaises employ&#233;es comme domestiques en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'aliz&#233; ne soufflait plus (2000), dans ce r&#233;cit se m&#234;le l'amour, les in&#233;galit&#233;s sociales et la condition f&#233;minine dans un monde marqu&#233; par la guerre et le patriarcat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ces &#339;uvres, Fran&#231;oise Ega fait de la litt&#233;rature une arme d'&#233;mancipation et d'universalit&#233;, proche des f&#233;minismes noirs et des luttes sociales. Elle porte la parole des femmes, des migrants et des habitants des quartiers populaires, transformant son &#339;uvre, bien que partielle, en un acte politique majeur et en un geste litt&#233;raire de r&#233;sistance.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Une r&#233;sonance internationale&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;v&#233;nement souligne les parall&#232;les entre Fran&#231;oise Ega et Carolina Maria de J&#233;sus, &#233;crivaine br&#233;silienne originaire des favelas de S&#227;o Paulo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;e en 1914, Carolina Maria de Jes&#250;s, autrice du D&#233;potoir (1960), a livr&#233; un t&#233;moignage bouleversant de la vie dans les bidonvilles, traduits dans quatorze langues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; travers leurs &#233;crits respectifs, des bidonvilles marseillais aux favelas br&#233;siliennes, ces deux femmes ont fait de la plume une arme de dignit&#233; et de r&#233;sistance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leur &#339;uvre commune a d'ailleurs fait l'objet d'un colloque &#224; S&#227;o Paulo en ao&#251;t 2025, dans le cadre de l'ann&#233;e France-Br&#233;sil, soulignant la port&#233;e universelle de leurs combats.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;M&#233;moire vivante des quartiers populaires&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cet hommage, au c&#339;ur du Grand Saint-Barth&#233;lemy, r&#233;affirme la vitalit&#233; culturelle et la puissance de cr&#233;ation des quartiers populaires, v&#233;ritables centres de pens&#233;e et de transformation sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&#233;l&#233;brer Fran&#231;oise Ega aujourd'hui, c'est rappeler l'actualit&#233; br&#251;lante de son engagement et la force de son h&#233;ritage pour les g&#233;n&#233;rations pr&#233;sentes et &#224; venir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La fabrique silencieuse des sans&#8209;papiers alg&#233;riens</title>
		<link>https://www.memmarseille.fr/La-fabrique-silencieuse-des-sans-papiers-algeriens</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#192; Marseille, comme dans d'autres villes de France, dans les files invisibles de la pr&#233;fecture des Bouches&#8209;du&#8209;Rh&#244;ne, se joue chaque jour une injustice tranquille. Des milliers de personnes vivent dans l'attente d'un rendez&#8209;vous, d'un mail qui ne vient pas, d'un r&#233;c&#233;piss&#233; qui tarde &#224; &#234;tre renouvel&#233;. Parmi elles, beaucoup d'Alg&#233;riennes et d'Alg&#233;riens. Pour ces femmes et ces hommes, le droit au s&#233;jour n'est plus garanti par la loi mais suspendu &#224; un clic, &#224; un dysfonctionnement informatique, &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Actualites-" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; Marseille, comme dans d'autres villes de France, dans les files invisibles de la pr&#233;fecture des Bouches&#8209;du&#8209;Rh&#244;ne, se joue chaque jour une injustice tranquille. Des milliers de personnes vivent dans l'attente d'un rendez&#8209;vous, d'un mail qui ne vient pas, d'un r&#233;c&#233;piss&#233; qui tarde &#224; &#234;tre renouvel&#233;. Parmi elles, beaucoup d'Alg&#233;riennes et d'Alg&#233;riens. Pour ces femmes et ces hommes, le droit au s&#233;jour n'est plus garanti par la loi mais suspendu &#224; un clic, &#224; un dysfonctionnement informatique, &#224; l'arbitraire d'un site en panne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis des mois, obtenir ou renouveler un titre de s&#233;jour est devenu un chemin de croix. Les dysfonctionnements du portail Administration Num&#233;rique pour les &#201;trangers en France (ANEF), cens&#233; moderniser et simplifier les d&#233;marches, ont transform&#233; les droits en privil&#232;ges accord&#233;s &#224; ceux qui ont la chance de franchir la barri&#232;re num&#233;rique. &#192; Marseille, les guichets sont satur&#233;s, les rendez&#8209;vous rarissimes, et des familles enti&#232;res se retrouvent sans r&#233;ponse, parfois pendant des mois. Ces lenteurs administratives, loin d'&#234;tre des incidents isol&#233;s, produisent une nouvelle cat&#233;gorie de personnes, les &#171; sans&#8209;papiers administratifs &#187;, celles et ceux qui perdent leurs droits non pas parce qu'ils n'en ont pas, mais parce qu'on les leur bloque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re chaque dossier en souffrance, il y a un visage. Une travailleuse en CDI qui ne peut plus renouveler son contrat faute de r&#233;c&#233;piss&#233;. Un p&#232;re de famille qui ne peut plus payer son loyer, car sa carte expir&#233;e le prive d'emploi. Un &#233;tudiant ou une &#233;tudiante qui voit ses &#233;tudes compromises pour un document administratif p&#233;rim&#233;. Un p&#232;re bloqu&#233; en Alg&#233;rie pour une carte de s&#233;jour expir&#233;e depuis quelques jours. Ces personnes basculent sans bruit dans l'irr&#233;gularit&#233;, deviennent &#171; ill&#233;galis&#233;es &#187; par la lenteur d'un syst&#232;me suppos&#233; leur garantir la s&#233;curit&#233; juridique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On parle souvent de r&#233;gularisation, rarement de d&#233;r&#233;gularisation par l'administration elle&#8209;m&#234;me. Pourtant, c'est bien ce que vivent aujourd'hui des milliers de personnes. La pr&#233;fecture, incapable d'assurer la continuit&#233; du service public, cr&#233;e de toutes pi&#232;ces une fabrique de sans&#8209;papiers. Cette fabrique ne tourne pas par accident : elle r&#233;sulte d'un choix de gestion, d'une priorisation politique o&#249; l'efficacit&#233; et la dignit&#233; passent apr&#232;s la suspicion et le contr&#244;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui se joue ici d&#233;passe les d&#233;faillances techniques. Faire attendre des mois des personnes pourtant en situation r&#233;guli&#232;re, refuser de renouveler les titres &#224; temps, imposer des proc&#233;dures impossibles : tout cela a un effet pr&#233;cis. Cela d&#233;sorganise les vies, affaiblit les travailleurs et travailleuses, d&#233;stabilise les familles. En plongeant des citoyennes et des citoyens du quotidien dans la peur de perdre leur emploi ou leur logement, on les rend plus vuln&#233;rables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des associations comme la Cimade, la Ligue des droits de l'Homme et SOS Soutien aux Sans&#8209;Papiers tirent depuis des mois la sonnette d'alarme. Elles d&#233;noncent cette pr&#233;carit&#233; impos&#233;e, cette m&#233;canique absurde et cruelle o&#249; la simple expiration d'un document fait tomber tout un pan de la vie. Dans leurs permanences, les b&#233;n&#233;voles voient d&#233;filer des gens qui subissent la d&#233;fiance institutionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le paradoxe est d'autant plus flagrant que les ressortissants alg&#233;riens rel&#232;vent d'un accord sp&#233;cifique, l'accord franco&#8209;alg&#233;rien de 1968, cens&#233; faciliter leur s&#233;jour et leur insertion. En th&#233;orie, ce cadre juridique prot&#232;ge leurs droits ; en pratique, il ne les emp&#234;che pas de tomber dans les failles de l'administration. L'accord reste sur le papier, tandis que la pratique pr&#233;fectorale se durcit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Marseille, cette situation prend une dimension symbolique. La ville, historiquement marqu&#233;e par les migrations maghr&#233;bines et m&#233;diterran&#233;ennes, devient aujourd'hui le th&#233;&#226;tre d'un durcissement silencieux. Ce n'est pas seulement l'absence de moyens : c'est une politique qui, sous couvert de contraintes techniques, tente de rendre le droit inaccessible. &#192; force de retards, de plateformes hors service et de d&#233;cisions opaques, le nombre de personnes se retrouve suspendu &#224; ses d&#233;cisions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cette machine kafka&#239;enne, les collectifs et associations s'organisent. Ils conseillent de garder chaque preuve pour justifier de leur pr&#233;sence sur le territoire (anciens titres de s&#233;jour, r&#233;c&#233;piss&#233;s, d&#233;p&#244;ts en ligne, fiches de paie, avis d'imposition). Ces &#233;l&#233;ments deviennent les armes d'une r&#233;sistance administrative, les pi&#232;ces d'un dossier que la pr&#233;fecture ne peut nier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les avocats, eux, multiplient les recours. Certains juges administratifs commencent &#224; reconna&#238;tre la faute de l'&#201;tat, estimant que les retards ne peuvent priver une personne de ses droits fondamentaux. Mais ces victoires, souvent isol&#233;es, ne suffisent pas &#224; enrayer la machine. Elles montrent simplement qu'il faut encore se battre pour obtenir ce qui devrait &#234;tre automatique, le renouvellement d'un droit d&#233;j&#224; acquis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui se joue ici d&#233;passe la seule question du s&#233;jour. C'est une bataille pour la dignit&#233;, pour la reconnaissance de celles et ceux qui font vivre ce pays sans jamais &#234;tre pleinement reconnus. Quand un &#201;tat laisse des centaines de personnes sombrer dans l'ill&#233;galit&#233; &#224; cause de lenteurs administratives, il ne s'agit plus de hasard, il s'agit de volont&#233;. D'une politique qui pr&#233;f&#232;re produire de la pr&#233;carit&#233; plut&#244;t que de garantir le droit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car derri&#232;re la technique, il y a un projet, celui d'un contr&#244;le social qui se d&#233;guise en proc&#233;dure, d'un tri des vies par le temps et la bureaucratie. Rendre difficile ce qui devrait &#234;tre un droit, c'est cr&#233;er la peur, l'angoisse et l'incertitude. Mais &#224; Marseille, comme ailleurs, une autre voix s'&#233;l&#232;ve, celle des collectifs et des avocats, pour dire que nul ne devrait &#234;tre rendu sans&#8209;papiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'heure o&#249; la France multiplie les d&#233;bats sur l'immigration, la situation de Marseille r&#233;v&#232;le une autre r&#233;alit&#233;, bien plus que de nouvelles lois, c'est du respect et de la volont&#233; politique qu'il manque. Redonner aux pr&#233;fectures les moyens, rouvrir les guichets, &#233;couter les associations, reconna&#238;tre la dignit&#233; des personnes : voil&#224; les gestes simples d'une R&#233;publique fid&#232;le &#224; ses principes. Tant qu'ils ne seront pas pos&#233;s, la fabrique de sans&#8209;papiers continuera de tourner, et avec elle, la part d'humanit&#233; que notre R&#233;publique pr&#233;tend d&#233;fendre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#199;a s'est pass&#233; un 21 f&#233;vrier.</title>
		<link>https://www.memmarseille.fr/Ca-s-est-passe-un-21-fevrier</link>
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		<dc:date>2026-02-24T09:53:28Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le 21 f&#233;vrier 2026, Lyon tremblait sous les slogans d'une manifestation d'extr&#234;me droite autoris&#233;e par les autorit&#233;s. Elle est organis&#233;e par des groupuscules identitaires en hommage &#224; Quentin Deranque, militant identitaire nationaliste, cette marche a r&#233;uni plusieurs groupuscules radicaux venus de plusieurs r&#233;gions. D&#232;s les premi&#232;res heures, la pr&#233;fecture du Rh&#244;ne relevait des propos ouvertement racistes et x&#233;nophobes scand&#233;s dans les rues, saisissant imm&#233;diatement la justice pour enqu&#234;ter (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Actualites-" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 21 f&#233;vrier 2026, Lyon tremblait sous les slogans d'une manifestation d'extr&#234;me droite autoris&#233;e par les autorit&#233;s. Elle est organis&#233;e par des groupuscules identitaires en hommage &#224; Quentin Deranque, militant identitaire nationaliste, cette marche a r&#233;uni plusieurs groupuscules radicaux venus de plusieurs r&#233;gions. D&#232;s les premi&#232;res heures, la pr&#233;fecture du Rh&#244;ne relevait des propos ouvertement racistes et x&#233;nophobes scand&#233;s dans les rues, saisissant imm&#233;diatement la justice pour enqu&#234;ter sur d'&#233;ventuels d&#233;lits de provocation &#224; la haine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un climat politique min&#233; par la banalisation de la haine&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce rassemblement survient &#224; quelques mois des &#233;lections municipales de 2026, dans un paysage politique fran&#231;ais en pleine recomposition. Le durcissement du d&#233;bat public s'accompagne d'une l&#233;gitimation progressive de discours discriminatoires, jusque dans les h&#233;micycles et certains plateaux t&#233;l&#233;vis&#233;s. La fronti&#232;re entre droite dure et extr&#234;me droite s'effrite &#224; vue d'&#339;il : alliances locales tactiques, positions communes sur l'immigration ou l'identit&#233; nationale rendent acceptables des id&#233;es et des mots qui, il y a encore peu, faisaient l'unanimit&#233; contre eux.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;M&#233;dias et fracture identitaire : le r&#244;le des amplificateurs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, certains m&#233;dias et chroniqueurs jouent un r&#244;le cl&#233;. En relayant sans filtre des th&#232;mes identitaires, ins&#233;curit&#233; culturelle, &#171; grand remplacement &#187;, pol&#233;miques autour des minorit&#233;s, ils contribuent &#224; ancrer une vision fragment&#233;e et anxiog&#232;ne de la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise. Cette surench&#232;re discursive, o&#249; l'&#171; autre &#187; devient syst&#233;matiquement suspect, pr&#233;pare le terrain &#224; une polarisation accrue &#224; l'approche du scrutin.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;21 f&#233;vrier 1981 : le meurtre raciste de Zahir Boudjellal&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour saisir la r&#233;currence de ces tensions, remontons au 21 f&#233;vrier 1981. Dans le quartier populaire de la Busserine &#224; Marseille, Zahir Boudjellal, adolescent de 17 ans, est abattu d'un coup de fusil par son voisin Michel Lebrun. Le motif officiel ? &#171; Du bruit &#187;. Ce pr&#233;texte fallacieux ne trompe personne : l'affaire est imm&#233;diatement per&#231;ue comme un crime raciste, d'autant que quelques mois plus t&#244;t, Lahouari Ben Mohamed avait &#233;t&#233; tu&#233; par le CRS Jean-Paul Taillefer dans les m&#234;mes quartiers nord. La famille de Zahir Boudjellal et ses voisins crient &#224; l'injustice lorsque Lebrun &#233;cope d'une peine de prison &#233;tonnamment cl&#233;mente.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Naissance d'un combat associatif&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ces drames catalysent une mobilisation in&#233;dite. Collectifs de quartier, familles des victimes et associations comme l'Association des Femmes Maghr&#233;bines en Action se structurent pour d&#233;noncer l'impunit&#233; face aux crimes racistes. Zahir Boudjellal devient un symbole fort, dont la m&#233;moire perdure encore aujourd'hui lors des rassemblements marseillais contre la haine, souvent associ&#233; &#224; celui d'Ibrahim Ali.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;1995 : Ibrahim Ali, victime du FN en campagne pr&#233;sidentielle&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le 21 f&#233;vrier 1995 r&#233;sonne d'une autre trag&#233;die. La France s'appr&#234;te &#224; voter pour la pr&#233;sidentielle, dans un climat &#233;lectrique marqu&#233; par la perc&#233;e du Front national de Jean-Marie Le Pen. &#192; Marseille, avenue des Aygalades dans le 15e arrondissement, Ibrahim Ali, 17 ans, lyc&#233;en et membre du groupe de rap militant B. Vice, rentre d'une r&#233;p&#233;tition. Il croise trois militants FN, Robert Lagier, Mario d'Ambrosio et Pierre Giglio, en train de coller des affiches &#233;lectorales. Arm&#233;s, ils ouvrent le feu &#224; neuf reprises. Touch&#233; dans le dos, Ibrahim succombe rapidement.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Une m&#233;moire qui d&#233;fie l'oubli&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En ce 22 f&#233;vrier 2026, alors que les &#233;chos de la marche lyonnaise retombent &#224; peine, ces affaires historiques rappellent la persistance des fractures racistes en France. Zahir Boudjellal, Ibrahim Ali et tant d'autres symbolisent une jeunesse fauch&#233;e par la violence haineuse, mais aussi une exigence intacte de justice et d'&#233;galit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;&#201;tat des lieux plus de 40 ans apr&#232;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est de Lyon, aux Minguettes &#224; V&#233;nissieux, que l'id&#233;e de la Marche pour l'&#233;galit&#233; et contre le racisme de 1983 est partie, sous l'impulsion de Toumi Dja&#239;dja face aux violences polici&#232;res et discriminations. Plus de 40 ans plus tard, le constat est accablant, le racisme, la b&#234;te immonde, est toujours l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Persistance du racisme&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; cette marche qui a r&#233;uni plus de 100 000 personnes &#224; Paris, le racisme persiste en France, aliment&#233; les discours populistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des rapports r&#233;currents documentent les discriminations dans l'emploi, le logement et les contr&#244;les au faci&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les banlieues, th&#233;&#226;tre originel de la marche, restent marqu&#233;es par la pr&#233;carit&#233; et un sentiment d'exclusion.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Enjeux &#233;lectoraux actuels&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'approche des &#233;lections de 2027, la r&#233;surgence des id&#233;es x&#233;nophobes, port&#233;e par l'extr&#234;me droite, teste la d&#233;mocratie fran&#231;aise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Marche interroge, malgr&#233; la mobilisation citoyenne, la &#171; b&#234;te immonde &#187; risque de gagner du terrain, fragilisant l'&#233;galit&#233; r&#233;publicaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;margin-bottom:11px&#034;&gt;&lt;a href='https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.liberation.fr/politique/a-la-marche-pour-quentin-deranque-a-lyon-plusieurs-figures-neonazies-francaises-identifiees-par-liberation-20260221_WKZBGVKNNVDCTPXOAOPYWSUEVQ/&amp;ved=2ahUKEwijvc-ih-2SAxU4hv0HHceAK8EQvOMEKAB6BAgZEAE&amp;usg=AOvVaw2QI4JwHMUvTslBLz9A4VnL' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.liberation.fr/politique/a-la-marche-pour-quentin-deranque-a-lyon-plusieurs-figures-neonazies-francaises-identifiees-par-liberation-20260221_WKZBGVKNNVDCTPXOAOPYWSUEVQ/&amp;ved=2ahUKEwijvc-ih-2SAxU4hv0HHceAK8EQvOMEKAB6BAgZEAE&amp;usg=AOvVaw2QI4JwHMUvTslBLz9A4VnL&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.franceinfo.fr/faits-divers/mort-de-quentin-militant-identitaire-agresse-a-lyon/ce-que-l-on-sait-de-la-marche-d-ultradroite-organisee-samedi-a-lyon-en-hommage-au-militant-identitaire-quentin-deranque_7818287.html' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.franceinfo.fr/faits-divers/mort-de-quentin-militant-identitaire-agresse-a-lyon/ce-que-l-on-sait-de-la-marche-d-ultradroite-organisee-samedi-a-lyon-en-hommage-au-militant-identitaire-quentin-deranque_7818287.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.laprovence.com/article/region/1101105632101215/combien-d-ibrahim-ali-avant-qu-on-se-reveille-une-tribune-pour-commemorer-la-mort-du-jeune-marseillais' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.laprovence.com/article/region/1101105632101215/combien-d-ibrahim-ali-avant-qu-on-se-reveille-une-tribune-pour-commemorer-la-mort-du-jeune-marseillais&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.persee.fr/doc/homig_1142-852x_1992_num_1158_1_1890' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.persee.fr/doc/homig_1142-852x_1992_num_1158_1_1890&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le foot et le panafricanisme s'unissent pour la dignit&#233; africaine, d&#233;fiant l'oubli colonial.</title>
		<link>https://www.memmarseille.fr/Le-foot-et-le-panafricanisme-s-unissent-pour-la-dignite-africaine-defiant-l</link>
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		<dc:date>2026-01-19T13:43:50Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



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&lt;p&gt;H&#233;ros national, Patrice Lumumba rena&#238;t gr&#226;ce &#224; Michel Kuka Mboladinga. &lt;br class='autobr' /&gt;
En ce d&#233;but d'ann&#233;e 2026, les regards des supporters du monde entier se tournent vers l'Afrique. La Coupe d'Afrique des Nations (CAN) bat son plein, captivant des millions malgr&#233; les crises mondiales. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'ann&#233;e a mal d&#233;marr&#233; avec l'enl&#232;vement du pr&#233;sident v&#233;n&#233;zu&#233;lien par les &#201;tats-Unis, en violation du droit international, et les g&#233;nocides qui perdurent en Afrique et &#224; Gaza. Sur les r&#233;seaux sociaux, certains (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Actualites-" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;H&#233;ros national, Patrice Lumumba rena&#238;t gr&#226;ce &#224; Michel Kuka Mboladinga.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce d&#233;but d'ann&#233;e 2026, les regards des supporters du monde entier se tournent vers l'Afrique. La Coupe d'Afrique des Nations (CAN) bat son plein, captivant des millions malgr&#233; les crises mondiales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ann&#233;e a mal d&#233;marr&#233; avec l'enl&#232;vement du pr&#233;sident v&#233;n&#233;zu&#233;lien par les &#201;tats-Unis, en violation du droit international, et les g&#233;nocides qui perdurent en Afrique et &#224; Gaza. Sur les r&#233;seaux sociaux, certains commentaires haineux contre l'&#233;quipe alg&#233;rienne d&#233;versent un racisme naus&#233;abond. Mais ce ne sont pas ces d&#233;bats st&#233;riles qui nous int&#233;ressent, mais ce qui s'est pass&#233; lors du match Alg&#233;rie-R&#233;publique d&#233;mocratique du Congo (RDC), le 6 janvier 2026.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la prestation immobile et puissante du supporter congolais, Michel Kuka Mboladinga. Depuis 2013, &#224; chaque rencontre de la RDC, cet artiste reste fig&#233; pendant les 90 minutes du match, bras droit lev&#233;, paume ouverte vers le ciel, reproduisant fid&#232;lement la posture de la statue de Patrice Lumumba au mausol&#233;e de Kinshasa. V&#234;tu en &#171; sapeur &#187; impeccable, il arbore des costumes &#233;clatants aux couleurs du drapeau national (bleu ciel, jaune et rouge), des lunettes r&#233;tro et une coiffure soign&#233;e. Cette performance fusionne l'art de rue, la ferveur footballistique et la m&#233;moire anticoloniale, transformant les tribunes en sc&#232;ne vivante d'hommage historique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est surnomm&#233; &#171; Petit-fils de Lumumba &#187; ou &#171; Lumumba Vea &#187; (Vea &#233;voquant la &#171; vue &#187; ou la &#171; vision &#187;), il incarne la continuit&#233; d'un esprit indomptable. Au milieu de l'&#233;bullition des supporters, sa statue humaine t&#233;moigne de pers&#233;v&#233;rance et de dignit&#233;, reliant la passion du foot &#224; la lutte anticolonialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Patrice &#201;mery Lumumba, n&#233; le 2 juillet 1925 en RDC, grandit sous le joug du Congo belge. Ce territoire, possession personnelle du roi L&#233;opold II d&#232;s 1885, est marqu&#233; par une exploitation du caoutchouc ensanglant&#233;e, il y a eu des millions de morts, jusqu'&#224; son transfert &#224; l'&#201;tat belge en 1908. Le Congo devint colonie d'&#201;tat, la Belgique impose un r&#233;gime raciste, paternaliste et autoritaire. L'&#233;ducation pour les congolais se limitait aux m&#233;tiers subalternes. Il n'y a pas d'universit&#233;s au Congo avant 1954. La r&#233;pression &#233;tait f&#233;roce contre les dissidents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des r&#233;formes timides en 1957 (loi-cadre autorisant syndicats et partis) ouvrent la voie, mais Patrice Lumumba radicalise sa posture apr&#232;s l'Exposition universelle de Bruxelles en 1958. Horrifi&#233; par le pavillon congolais glorifiant la &#171; mission civilisatrice &#187; belge, il fonde le Mouvement national congolais (MNC) pour un Congo uni, ind&#233;pendant et panafricain, rompant avec les &#233;lites mod&#233;r&#233;es pro-coloniales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est arr&#234;t&#233; en octobre 1959 pour &#171; incitation &#224; la s&#233;cession &#187; lors d'un meeting o&#249; il demande une ind&#233;pendance imm&#233;diate, il est condamn&#233; &#224; 12 mois de prison, puis lib&#233;r&#233; pour participer aux Tables rondes belgo-congolaises de 1960.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le MNC remporte les &#233;lections l&#233;gislatives, et Patrice Lumumba devient Premier ministre le 30 juin 1960, aux c&#244;t&#233;s du pr&#233;sident Joseph Kasa-Vubu. Lors de son discours d'ind&#233;pendance, face au roi Baudouin vantant un &#171; si&#232;cle de bonnes relations &#187;, Patrice Lumumba rappele les 80 ans d'humiliations et d'exploitation, &#233;lectrisant les foules et choquant la Belgique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'ind&#233;pendance, des affrontements &#233;clatent. L'Arm&#233;e nationale congolaise et les provinces du Katanga, riches en minerais, font s&#233;cession, soutenues par des Belges et l'Union mini&#232;re du Haut-Katanga. Patrice Lumumba en appele &#224; l'ONU puis &#224; l'URSS, provoquant sa destitution par Kasa-Vubu et le coup d'&#201;tat de Joseph Mobutu, soutenu par la CIA et la Belgique, en septembre 1960.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arr&#234;t&#233; et tortur&#233;, il est transf&#233;r&#233; au Katanga s&#233;cessionniste. Le 17 janvier 1961, il y a 65 ans, &#224; &#201;lisabethville (aujourd'hui Lubumbashi), Patrice Lumumba est ex&#233;cut&#233; avec deux ministres, Maurice Mpolo et Joseph Okito, par des soldats katangais sous les ordres des Belges, dont le lieutenant Louis Marli&#232;re. Son corps est ensuite dissous dans l'acide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la RDC post-ind&#233;pendance, Patrice Lumumba demeure un h&#233;ros national, symbole de la souverainet&#233; face au n&#233;ocolonialisme. Par sa posture immobile, Michel Kuka Mboladinga le ressuscite dans les stades. Un rappel que le Congo se souvient, r&#233;siste et unit son peuple autour de la m&#233;moire anticoloniale. Dans un monde o&#249; l'imp&#233;rialisme persiste, cet hommage footballistique devient une victoire symbolique pour la dignit&#233; africaine.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Liens&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.courrierinternational.com/article/rdc-can-2025-michel-kuka-le-lumumba-des-tribunes-qui-fascine-par-son-immobilite-spectrale_238953&amp;ved=2ahUKEwjn8d7rkJeSAxWPMfsDHaMTGLkQFnoECB0QAQ&amp;usg=AOvVaw2nmQzgsKJ0_-OJWhLk55rx' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.courrierinternational.com/article/rdc-can-2025-michel-kuka-le-lumumba-des-tribunes-qui-fascine-par-son-immobilite-spectrale_238953&amp;ved=2ahUKEwjn8d7rkJeSAxWPMfsDHaMTGLkQFnoECB0QAQ&amp;usg=AOvVaw2nmQzgsKJ0_-OJWhLk55rx&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://information.tv5monde.com/afrique/michel-kuka-lumumba-la-star-congolaise-des-gradins-de-la-can-2025-au-maroc-2803350' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://information.tv5monde.com/afrique/michel-kuka-lumumba-la-star-congolaise-des-gradins-de-la-can-2025-au-maroc-2803350&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.facebook.com/watch/?v=1854738941847994' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.facebook.com/watch/?v=1854738941847994&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://information.tv5monde.com/afrique/video/lassassinat-de-lumumba-les-sinistres-fausses-notes-de-la-diplomatie-americaine-2792804' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://information.tv5monde.com/afrique/video/lassassinat-de-lumumba-les-sinistres-fausses-notes-de-la-diplomatie-americaine-2792804&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.youtube.com/watch?v=5n535WJA1eU' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=5n535WJA1eU&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

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<item xml:lang="fr">
		<title>Les &#171; z&#233;ro-un &#187;, une &#171; identit&#233; &#187; coloniale</title>
		<link>https://www.memmarseille.fr/Les-zero-un-une-identite-coloniale</link>
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		<dc:date>2026-01-12T13:29:08Z</dc:date>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



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&lt;p&gt;Apr&#232;s la Seconde Guerre mondiale, la France doit reconstruire ses infrastructures et relancer son &#233;conomie. Pour faire face &#224; la p&#233;nurie de main-d'&#339;uvre, elle fait appel &#224; des milliers de travailleurs venus de son empire colonial : d'Afrique du Nord, d'Afrique subsaharienne, d'Asie, mais aussi du sud de l'Europe, comme l'Italie, l'Espagne et le Portugal. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cela s'accentue dans les ann&#233;es 1950, les entreprises ont besoin de travailleurs dans les secteurs de l'automobile, du b&#226;timent et des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Actualites-" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s la Seconde Guerre mondiale, la France doit reconstruire ses infrastructures et relancer son &#233;conomie. Pour faire face &#224; la p&#233;nurie de main-d'&#339;uvre, elle fait appel &#224; des milliers de travailleurs venus de son empire colonial : d'Afrique du Nord, d'Afrique subsaharienne, d'Asie, mais aussi du sud de l'Europe, comme l'Italie, l'Espagne et le Portugal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela s'accentue dans les ann&#233;es 1950, les entreprises ont besoin de travailleurs dans les secteurs de l'automobile, du b&#226;timent et des mines. L'&#201;tat et les grandes entreprises se tournent alors vers les territoires coloniaux pour recruter des ouvriers, souvent jeunes, peu qualifi&#233;s et issus de milieux ruraux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces hommes ont travaill&#233; dans les mines, les usines et sur les chantiers, contribuant directement &#224; la modernisation du pays pendant les Trente Glorieuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans de nombreuses r&#233;gions colonis&#233;es, notamment au Maghreb, l'enregistrement &#224; l'&#233;tat civil n'&#233;tait pas syst&#233;matique. Ils n'existaient pas pour l'administration coloniale. Mais il fallait recruter et enregistrer les futurs ouvriers qui allaient venir faire tourner les usines. C'est alors que l'administration et les employeurs, qui avaient besoin de ces hommes, d&#233;cid&#232;rent de mettre &#224; jour leurs situations administratives. Lors du recrutement, de nombreux candidats ignoraient leur date exacte de naissance : ils connaissaient approximativement leur ann&#233;e et savaient seulement qu'ils &#233;taient n&#233;s &#171; en &#233;t&#233; &#187; ou &#171; en hiver &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette absence d'informations posait probl&#232;me aux employeurs et &#224; l'administration, qui devaient remplir les contrats de travail, les fiches de paie et les formulaires de s&#233;curit&#233; sociale. Face &#224; ces manques, une pratique arbitraire s'est install&#233;e : lors de l'examen m&#233;dical, une date de naissance &#233;tait fix&#233;e au hasard. Souvent, c'&#233;tait le &#171; z&#233;ro-un &#187;, le 1&#7497;&#691; janvier. Cette date devenait une solution administrative simple pour l'administration coloniale et le patronat. Mais pour tous les travailleurs coloniaux, qui subissaient d&#233;j&#224; la s&#233;gr&#233;gation et le racisme, cela repr&#233;sentait une d&#233;possession, elle effa&#231;ait une part de leur identit&#233; individuelle et les r&#233;duisait &#224; n'&#234;tre que des corps disponibles pour le travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, on retrouve cette trace dans les archives et les papiers d'identit&#233; de nombreux immigr&#233;s des ann&#233;es 1950 et 1960. L'usage du 1&#7497;&#691; janvier comme date par d&#233;faut illustre cette domination administrative h&#233;rit&#233;e du syst&#232;me colonial, o&#249; les autorit&#233;s imposaient des identit&#233;s simplifi&#233;es aux populations &#171; indig&#232;nes &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'utilisation du mois de janvier s'appliquait aussi &#224; d'autres &#171; indig&#232;nes &#187;. Pour mes parents, est-ce le fruit du hasard ? Je ne le crois pas, ils sont n&#233;s tous les deux un 22 janvier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, le &lt;strong&gt;&lt;a href='https://www.memmarseille.fr/Le-collectif-du-1er-janvier' target=&#034;_blank&#034;&gt;Collectif du 1&#7497;&#691; janvier&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt;ravive cette m&#233;moire. Associations, chercheurs et descendants de ces travailleurs demandent la cr&#233;ation d'une journ&#233;e nationale de reconnaissance. Leur objectif est de rendre hommage &#224; ces g&#233;n&#233;rations d'immigr&#233;s qui ont particip&#233; &#224; la reconstruction de la France, et reconna&#238;tre officiellement leurs conditions de vie, souvent marqu&#233;es par la pr&#233;carit&#233;, le racisme et le manque de consid&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un article de Mediapart du 1&#7497;&#691; janvier 2026, Mathieu Magnaudeix rapporte les mots de Fa&#239;za Gu&#232;ne, cosignataire de l'appel : &#171; Le 1&#7497;&#691; janvier, c'est une violence, c'est la d&#233;possession. C'est la repr&#233;sentation de tout ce dont ces travailleurs ont &#233;t&#233; priv&#233;s : d'abord d'une vraie date de naissance. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;but 2026, des d&#233;put&#233;s du groupe &#233;cologiste et social tenteront de faire adopter &#224; l'Assembl&#233;e nationale une r&#233;solution pour instaurer cette journ&#233;e de reconnaissance, port&#233;e par la ministre de la Culture. Cette d&#233;marche s'inscrit dans un mouvement plus large de m&#233;moire, de justice historique et de replacer les travailleurs immigr&#233;s dans le r&#233;cit national fran&#231;ais, au m&#234;me titre que les anciens combattants ou les r&#233;sistants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les partisans de ce projet estiment qu'une telle journ&#233;e aurait une valeur symbolique forte : elle rappellerait que la France s'est aussi construite gr&#226;ce &#224; ces hommes venus d'ailleurs, souvent rest&#233;s anonymes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faudrait aussi supprimer une autre injustice, l'&#201;tat fran&#231;ais exige des retrait&#233;s &#233;trangers, hors Union europ&#233;enne, qu'ils vivent au moins neuf mois par an sur le territoire pour percevoir leurs prestations sociales. Ce qui renforce encore plus leur isolement, en les emp&#234;chant de vivre avec leurs familles. Au lieu de leur rendre leur dignit&#233;, on les suspecte, comme si le doute devait en permanence peser sur eux, comme s'ils &#233;taient des fraudeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette reconnaissance serait un geste de v&#233;rit&#233;, un hommage rendu &#224; une m&#233;moire effac&#233;e de l'histoire sociale fran&#231;aise.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Liens&lt;/h3&gt;&lt;p style=&#034;margin-bottom:11px&#034;&gt;&lt;a href='https://www.mediapart.fr/journal/france/010126/le-collectif-du-1er-janvier-ravive-la-memoire-des-travailleurs-immigres' rel=&#034;nofollow external&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.mediapart.fr/journal/france/010126/le-collectif-du-1er-janvier-ravive-la-memoire-des-travailleurs-immigres&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.bondyblog.fr/societe/aux-chibanis-le-1er-janvier/' rel=&#034;nofollow external&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.bondyblog.fr/societe/aux-chibanis-le-1er-janvier/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.parlons-politique.fr/actualite-nationale/journee-nationale-pour-les-zero-un-reclamer-la-reconnaissance-des-milliers-de-travailleurs-immigres-de-lapres-guerre-en-france_6563/' rel=&#034;nofollow external&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.parlons-politique.fr/actualite-nationale/journee-nationale-pour-les-zero-un-reclamer-la-reconnaissance-des-milliers-de-travailleurs-immigres-de-lapres-guerre-en-france_6563/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2023/07/10/les-naissances-le-1er-janvier-dans-les-donnees-de-l-etat-civil-racontent-une-histoire-de-l-immigration-en-france_6181357_4355770.html' rel=&#034;nofollow external&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2023/07/10/les-naissances-le-1er-janvier-dans-les-donnees-de-l-etat-civil-racontent-une-histoire-de-l-immigration-en-france_6181357_4355770.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.facebook.com/watch/?v=1254462879836147' rel=&#034;nofollow external&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.facebook.com/watch/?v=1254462879836147&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.lemonde.fr/videos/video/2025/12/31/un-collectif-reclame-une-journee-de-reconnaissance-nationale-pour-les-travailleurs-immigres-de-l-apres-guerre_6660166_1669088.html' rel=&#034;nofollow external&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.lemonde.fr/videos/video/2025/12/31/un-collectif-reclame-une-journee-de-reconnaissance-nationale-pour-les-travailleurs-immigres-de-l-apres-guerre_6660166_1669088.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Sous couvert de libert&#233; d'expression : la persistance du racisme colonial</title>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



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&lt;p&gt;Le choix de Riss de repr&#233;senter Rokhaya Diallo sous les traits de Jos&#233;phine Baker interroge. Jos&#233;phine Baker &#233;tait une chanteuse, danseuse, actrice et meneuse de revue d'origine afro-am&#233;ricaine dont la carri&#232;re a &#233;t&#233; propuls&#233;e par l'exotisme coloniale et raciste de cette &#233;poque. Son succ&#232;s reposait largement sur l'acceptation d'une figure noire &#171; exotique &#187;, mais surtout d&#233;nu&#233;e de toute dimension subversive. &lt;br class='autobr' /&gt;
Lors de la Revue n&#232;gre, elle interpr&#232;te notamment un tableau intitul&#233; &#171; la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Actualites-" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le choix de Riss de repr&#233;senter Rokhaya Diallo sous les traits de Jos&#233;phine Baker interroge. Jos&#233;phine Baker &#233;tait une chanteuse, danseuse, actrice et meneuse de revue d'origine afro-am&#233;ricaine dont la carri&#232;re a &#233;t&#233; propuls&#233;e par l'exotisme coloniale et raciste de cette &#233;poque. Son succ&#232;s reposait largement sur l'acceptation d'une figure noire &#171; exotique &#187;, mais surtout d&#233;nu&#233;e de toute dimension subversive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de la Revue n&#232;gre, elle interpr&#232;te notamment un tableau intitul&#233; &#171; la Danse sauvage &#187;, o&#249; elle appara&#238;t presque nue, v&#234;tue d'une ceinture de bananes, &#233;voluant dans un d&#233;cor de savane. Cette mise en sc&#232;ne repose sur des st&#233;r&#233;otypes coloniaux profond&#233;ment racistes, o&#249; le corps de la femme noire est &#224; la fois sexualis&#233; et folkloris&#233; pour le regard de spectateurs blancs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jos&#233;phine Baker &#171; Un jour, j'ai r&#233;alis&#233; que j'habitais dans un pays o&#249; j'avais peur d'&#234;tre noire. (...) Je me suis sentie lib&#233;r&#233;e &#224; Paris. &#187; Cependant, malgr&#233; les discriminations v&#233;cues aux Etats-Unis, elle n'a jamais remis en cause l'empire colonial fran&#231;ais, en glorifiant sa seconde patrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Engag&#233;e pendant la Seconde Guerre mondiale, Jos&#233;phine Baker fut correspondante des services secrets fran&#231;ais et chante devant les troupes alli&#233;es en Afrique du Nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus tard, elle soutint activement la lutte contre le racisme et le mouvement des droits civiques aux &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le seul lien que l'on peut &#233;tablir entre Jos&#233;phine Baker et Rokhaya Diallo r&#233;side finalement dans leur exp&#233;rience respective du racisme : l'une aux &#201;tats-Unis, l'autre en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, la r&#233;f&#233;rence &#224; Jos&#233;phine Baker dans le dessin de Riss repose sur une iconographie coloniale choquante : l&#232;vres &#233;paisses, corps cambr&#233;, ceinture de bananes, posture offerte au regard de l'homme blanc. Cette repr&#233;sentation ne renvoie qu'&#224; une seule &#171; identit&#233; &#187; possible pour la femme noire,&#8239;celle d'un corps &#233;rotis&#233; et disponible,&#8239;sans donner &#224; voir sa pens&#233;e, son engagement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce sens, cette imagerie ne pr&#233;sente aucun lien explicite avec le texte qu'elle est cens&#233;e illustrer. Elle trahit au contraire une absence de r&#233;flexion sur ce qu'elle pr&#233;tend d&#233;noncer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;f&#233;rence &#224; Jos&#233;phine Baker ne peut en aucun cas servir &#224; illustrer une th&#232;se sur la la&#239;cit&#233;, ni &#233;voquer une suppos&#233;e &#171; communaut&#233; raciale &#187; qui nierait l'art et les combats de l'artiste. Ce dessin ne traduit rien d'autre qu'une mise en sc&#232;ne humiliante et d&#233;gradante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La divergence d'opinion entre Rokhaya Diallo et le journal sur la question de la la&#239;cit&#233; ne saurait justifier un humour raciste et sexiste, qui contribue seulement &#224; perp&#233;tuer des st&#233;r&#233;otypes d'un autre &#226;ge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hier comme aujourd'hui, les corps des femmes noires continuent d'&#234;tre insult&#233;s et d&#233;shumanis&#233;s. En 2013, Jean-Marie Molitor, directeur du journal d'extr&#234;me droite Minute, a &#233;t&#233; condamn&#233; pour &#171; injure &#224; caract&#232;re racial &#187; apr&#232;s avoir titr&#233; : &#171; Taubira retrouve la banane &#187;, comparant la garde des Sceaux &#224; un singe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rokhaya Diallo est journaliste, autrice, &#233;ditorialiste et r&#233;alisatrice. Militante afrof&#233;ministe, antiraciste et d&#233;coloniale, elle est cofondatrice de l'association Les Indivisibles. Aux &#201;tats-Unis, elle est reconnue par certains comme l'une des voix antiracistes les plus influentes de France et d'Europe. En 2020, elle rejoint la section Global Opinions du Washington Post en tant que contributrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ses prises de position ont suscit&#233; de nombreuses pol&#233;miques, notamment en raison de son opposition &#224; la loi interdisant les signes religieux dans les &#233;coles publiques, de son soutien aux r&#233;unions en &#171; non-mixit&#233; &#187;, ainsi que de ses d&#233;clarations sur l'existence d'un &#171; racisme d'&#201;tat &#187; en France. Ses positions et ses liens suppos&#233;s avec le mouvement des Indig&#232;nes de la R&#233;publique ont &#233;galement aliment&#233; le d&#233;bat public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, Charlie Hebdo a une nouvelle fois publi&#233; un dessin raciste visant Rokhaya Diallo. Cette caricature ne suscite aucun d&#233;bat r&#233;el sur les id&#233;es ou les d&#233;saccords politiques. Elle s'inscrit plut&#244;t dans la continuit&#233; d'une imagerie h&#233;rit&#233;e du pass&#233; colonial, o&#249; les corps des femmes noires sont d&#233;form&#233;s et instrumentalis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lieu d'&#233;largir la discussion sur les enjeux de la&#239;cit&#233;, d'&#233;galit&#233; ou de libert&#233; d'expression, ce type de repr&#233;sentation ferme le dialogue et ravive les blessures d'une m&#233;moire collective marqu&#233;e par le racisme et la domination. Une satire qui pr&#233;tend interroger la soci&#233;t&#233; perd toute valeur critique lorsqu'elle repose sur l'humiliation et la caricature raciale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rokhaya Diallo a re&#231;u un large soutien suite &#224; la caricature de Charlie Hebdo, malgr&#233; une couverture m&#233;diatique limit&#233;e. Ces appuis proviennent principalement d'&#233;lus de gauche, d'organisations antiracistes et de d&#233;fenseurs d'une la&#239;cit&#233; critique. Certains &#233;lus de gauche et associations de droits humains ont condamn&#233; une caricature aux relents coloniaux. Des collectifs antiracistes, intellectuels et m&#233;dias engag&#233;s (Regards, La Vigie de la La&#239;cit&#233;, Mediapart) ont &#233;galement d&#233;fendu Rokhaya Diallo. Par ailleurs, des personnalit&#233;s attach&#233;es &#224; la libert&#233; d'expression et qui soutiennent Charlie Hebdo, ainsi que certains d&#233;fenseurs de la la&#239;cit&#233;, ont exprim&#233; leur solidarit&#233; envers elle, en distinguant la libert&#233; de caricaturer d'un dessin jug&#233; raciste et humiliant.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Liens&lt;/h3&gt;&lt;p style=&#034;margin-bottom:11px&#034;&gt;&lt;a href='https://regards.fr/charlie-hebdo-et-rokhaya-diallo-le-racisme-en-heritage/' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://regards.fr/charlie-hebdo-et-rokhaya-diallo-le-racisme-en-heritage/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.youtube.com/shorts/FGYI4lZ_MsI' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.youtube.com/shorts/FGYI4lZ_MsI&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.humanite.fr/medias/antiracisme/rokhaya-diallo-denonce-une-caricature-raciste-delle-publiee-par-charlie-hebdo' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.humanite.fr/medias/antiracisme/rokhaya-diallo-denonce-une-caricature-raciste-delle-publiee-par-charlie-hebdo&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>De la marche pour l'&#233;galit&#233; &#8230; aux marches blanches</title>
		<link>https://www.memmarseille.fr/De-la-marche-pour-l-egalite-aux-marches-blanches</link>
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		<dc:date>2025-11-20T13:51:04Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



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&lt;p&gt;M&#233;moires En Marche s'associe &#224; la douleur de la famille d'Amine Kessaci. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et appelle les marseillais &#224; rejoindre la marche blanche de samedi 22 novembre 2025 &#224; 15h au rond-point Claude Darcy 13004 Marseille. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour dire non au narco trafic et &#224; ses cons&#233;quences meurtri&#232;res qui d&#233;vastent les familles des quartiers populaires et sapent l'espoir de lendemain pour des centaines de jeunes entra&#238;n&#233;s dans cette spirale mortif&#232;re. Marche du 1er juin 2013
&lt;br class='autobr' /&gt;
Premi&#232;re manifestation organis&#233;e par les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Actualites-" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;M&#233;moires En Marche s'associe &#224; la douleur de la famille d'Amine Kessaci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et appelle les marseillais &#224; rejoindre la marche blanche de samedi 22 novembre 2025 &#224; 15h au rond-point Claude Darcy 13004 Marseille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour dire non au narco trafic et &#224; ses cons&#233;quences meurtri&#232;res qui d&#233;vastent les familles des quartiers populaires et sapent l'espoir de lendemain pour des centaines de jeunes entra&#238;n&#233;s dans cette spirale mortif&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;&lt;strong&gt;Marche du 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; juin 2013&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Premi&#232;re manifestation organis&#233;e par les quartiers populaires&lt;/h3&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Marseille, prisonni&#232;re du trafic et de l'abandon des quartiers populaires</title>
		<link>https://www.memmarseille.fr/Marseille-prisonniere-du-trafic-et-de-l-abandon-des-quartiers-populaires</link>
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		<dc:date>2025-11-14T12:31:07Z</dc:date>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Des fusillades aveugles &#233;clatent sous les balles du narcotrafic. En 2023, la guerre de la drogue &#224; Marseille a fait quarante-neuf morts, soit presque un par semaine, un record tragique. Cette h&#233;catombe marque une hausse de 50% par rapport &#224; 2022, o&#249; les d&#233;c&#232;s li&#233;s au trafic de stup&#233;fiants atteignaient d&#233;j&#224; une trentaine. La violence se manifeste par des r&#232;glements de comptes r&#233;guliers, souvent indiscrimin&#233;s, pour le contr&#244;le des points de deal. Le climat est devenu insoutenable, terrorisant (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Actualites-" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des fusillades aveugles &#233;clatent sous les balles du narcotrafic. En 2023, la guerre de la drogue &#224; Marseille a fait quarante-neuf morts, soit presque un par semaine, un record tragique. Cette h&#233;catombe marque une hausse de 50% par rapport &#224; 2022, o&#249; les d&#233;c&#232;s li&#233;s au trafic de stup&#233;fiants atteignaient d&#233;j&#224; une trentaine. La violence se manifeste par des r&#232;glements de comptes r&#233;guliers, souvent indiscrimin&#233;s, pour le contr&#244;le des points de deal. Le climat est devenu insoutenable, terrorisant les habitants comme les trafiquants eux-m&#234;mes. Le procureur de la R&#233;publique, Nicolas Bessone, a d&#233;crit la situation comme &#171; historique &#187;, soulignant le nombre in&#233;dit d'homicides et de tentatives d'homicides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2023, cent dix-huit bless&#233;s ont aussi &#233;t&#233; recens&#233;s. Un autre chiffre gla&#231;ant de cette escalade meurtri&#232;re qui d&#233;chire la ville. Deux ans plus tard, Marseille replonge dans l'horreur. Le 13 novembre 2025, dans le quartier des Chartreux, le petit fr&#232;re d'Amine Kessaci, &#226;g&#233; d'une vingtaine d'ann&#233;es, a &#233;t&#233; ex&#233;cut&#233; en plein jour, juste apr&#232;s s'&#234;tre gar&#233;. Une nouvelle victime, un nouveau drame dans une ville &#233;touff&#233;e par la violence et que beaucoup estiment abandonn&#233;e par l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parquet a ouvert une enqu&#234;te pour assassinat en bande organis&#233;e et association de malfaiteurs. Les investigations ne font que commencer, mais le lien avec le narcobanditisme est fortement suspect&#233;. Pour la famille Kessaci, c'est un nouveau deuil qui ravive une douleur ancienne. Amine Keccaci avait d&#233;j&#224; perdu son fr&#232;re Brahim en 2020, lors d'un triple assassinat. Ce drame l'avait conduit &#224; fonder l'association &#171; Conscience &#187;, pour accompagner les familles de victimes, d&#233;fendre leur dignit&#233; et d&#233;noncer l'emprise du trafic sur la jeunesse.&lt;br /&gt;
Engag&#233; et militant &#233;cologiste, Amine Kessaci incarne la r&#233;sistance citoyenne face &#224; cette spirale mortelle. Il porte la voix des familles endeuill&#233;es et d&#233;nonce le silence politique face &#224; une urgence devenue nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La drogue est un v&#233;ritable fl&#233;au dans de nombreux quartiers populaires. Elle agit comme un poison social qui d&#233;truit les individus, fragilise les familles et gangr&#232;ne la vie collective.&lt;br /&gt;
On sait que le trafic prosp&#232;re sur la pauvret&#233;, le d&#233;crochage scolaire et l'absence de perspectives. Pour beaucoup de jeunes, le deal appara&#238;t comme une voie rapide vers l'argent et la reconnaissance, alors qu'il m&#232;ne souvent &#224; la prison, &#224; la peur ou &#224; la mort. Les trafiquants imposent leur loi par la violence, alimentant une spirale de r&#232;glements de comptes qui multiplie les drames humains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La drogue ne se limite pas aux quartiers dits sensibles et sa consommation traverse toutes les couches sociales. Tant que la demande existe, le trafic continuera de prosp&#233;rer. C'est pourquoi la lutte contre ce fl&#233;au doit se faire autour de la pr&#233;vention, l'&#233;ducation et la r&#233;insertion.&lt;br /&gt;
Il est essentiel de redonner de l'espoir, d'offrir de v&#233;ritables alternatives, de soutenir les associations locales et d'&#233;couter les habitants afin de rompre ce cycle infernal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trop, c'est trop. Les armes ne doivent plus dicter leur loi dans les quartiers. La jeunesse marseillaise ne peut pas grandir dans la peur ni dans la fatalit&#233;. La justice doit agir, mais la soci&#233;t&#233; toute enti&#232;re doit se lever. Le combat entre contre le trafic drogue ne peut plus &#234;tre rel&#233;gu&#233; au second plan.&lt;br /&gt;
Marseille ne doit pas s'habituer &#224; la mort. Ce nouvel assassinat n'est pas un fait divers, mais le sympt&#244;me d'une crise sociale et &#233;conomique&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le Sel de la Vie</title>
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		<dc:date>2025-10-10T08:43:59Z</dc:date>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'association Le Sel de la Vie a organis&#233;, le samedi 27 septembre au cin&#233;ma l'Alhambra, une rencontre autour de la pr&#233;sentation du premier num&#233;ro de la revue Sillons&#8230; et son film Sur les chemins des savoirs... &lt;br class='autobr' /&gt;
Parmi les invit&#233;s figuraient plusieurs autrices et auteurs : Fa&#239;za Gu&#232;ne, Mehdi Lallaoui, Samia Messaoudi, Michel Neumayer, Nora Mekmouche, Marwan Mohammed, Olivier Le Cour Grandmaison, Brahim Belhadj ainsi que d'autres intervenants. &lt;br class='autobr' /&gt;
De nombreux &#233;tudiants issus de quartiers (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Actualites-" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'association &lt;strong&gt;Le Sel de la Vie&lt;/strong&gt; a organis&#233;, le samedi 27 septembre au cin&#233;ma l'Alhambra, une rencontre autour de la pr&#233;sentation du premier num&#233;ro de la revue &lt;strong&gt;Sillons&#8230;&lt;/strong&gt; et son film &lt;strong&gt;Sur les chemins des savoirs&lt;/strong&gt;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les invit&#233;s figuraient plusieurs autrices et auteurs : Fa&#239;za Gu&#232;ne, Mehdi Lallaoui, Samia Messaoudi, Michel Neumayer, Nora Mekmouche, Marwan Mohammed, Olivier Le Cour Grandmaison, Brahim Belhadj ainsi que d'autres intervenants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreux &#233;tudiants issus de quartiers populaires, engag&#233;s dans des parcours d'&#233;tudes exigeants, &#233;taient pr&#233;sents. Pour eux, cette rencontre repr&#233;sentait un moment d'&#233;change privil&#233;gi&#233; avec des enseignants, chercheurs, sociologues, biblioth&#233;caires, r&#233;alisateurs, &#233;crivains, journalistes, sophrologues et art-th&#233;rapeutes aux parcours vari&#233;s, r&#233;unis autour de la revue &lt;i&gt;Sillons&#8230; &lt;/i&gt;dont le num&#233;ro 1 porte sur la question des savoirs : &lt;strong&gt;&#171; Savoirs et rapports aux savoirs : Histoires singuli&#232;res. Trajectoires. R&#233;cits d'&#233;mancipations. &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;La revue annuelle &#171; Sillons&#8230; &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette revue rassemble des contributions diverses : ateliers d'&#233;criture, entretiens, &#233;crits personnels d'auteurs et d'autrices, autour de th&#233;matiques sociales, &#233;ducatives et solidaires.&lt;br class=&#034;manualbr&#034; /&gt;
Elle sert de &lt;strong&gt;plateforme d'&#233;changes et de valorisation&lt;/strong&gt; des actions sociales, &#233;ducatives et solidaires port&#233;es par &lt;i&gt;Le Sel de la Vie&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son objectif est d'inspirer et promouvoir des mod&#232;les alternatifs d'&#233;mancipation, d'engagement et de r&#233;ussite collective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.memmarseille.fr/IMG/pdf/lancement_revue_sillons22.pdf&#034;&gt;La revue Sillons N&#176;1 [Pdf]&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Des parcours inspirants&lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt;&lt;p class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Un d&#233;bat a permis d'illustrer que les trajectoires scolaires et professionnelles ne sont jamais fig&#233;es.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt; &lt;li&gt;&lt;strong&gt;Marwan Mohamed&lt;/strong&gt;, docteur en sociologie, chercheur au CNRS, a racont&#233; son parcours singulier : apr&#232;s un CAP, il a repris ses &#233;tudes gr&#226;ce au DAEU (Dipl&#244;me d'acc&#232;s aux &#233;tudes universitaires) lui permettant d'obtenir l'&#233;quivalent du baccalaur&#233;at, puis de poursuivre &#224; l'universit&#233;.&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;strong&gt;Samia Messaoudi&lt;/strong&gt; a t&#233;moign&#233; de son exp&#233;rience de jeune fille issue de l'immigration alg&#233;rienne dans les ann&#233;es 1970. Son r&#233;cit a montr&#233; qu'il &#233;tait possible d'&#233;chapper aux orientations contraintes souvent r&#233;serv&#233;es aux milieux populaires et de s'engager dans des &#233;tudes universitaires.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt; Ces t&#233;moignages ont profond&#233;ment r&#233;sonn&#233; aupr&#232;s des jeunes pr&#233;sents, renfor&#231;ant l'id&#233;e qu'&lt;strong&gt;aucun destin n'est &#233;crit &#224; l'avance&lt;/strong&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;La projection du film : &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&#171; Sur les chemins des savoirs&#8230; &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La rencontre s'est poursuivie par la projection du film &lt;i&gt;Sur les chemins des savoirs&lt;/i&gt;, r&#233;alis&#233; par &lt;strong&gt;Achraf Sayed&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Yassine Chakir&lt;/strong&gt;, &#233;galement pr&#233;sents. C'est le premier film qu'ils fabriquent, totalement n&#233;ophytes. Ils s'approprient des savoirs nouveaux avec ce premier opus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce documentaire suit des &#233;tudiants en m&#233;decine, dentaire, pharmacie. Ils partagent leurs questionnements et rapports aux savoir &#224; hauteur de leur trajectoire et exp&#233;rience de jeunes adultes dans des &#233;tudes s&#233;lectives. Ils sont aussi fortement engag&#233;s dans cette aventure collective au sein de l'association &lt;i&gt;Le Sel de la Vie&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;L'association Le Sel de la Vie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le Sel de la Vie lutte contre les in&#233;galit&#233;s de droits, de situations et de trajectoires sociales, &#233;ducatives et territoriales. Elle accompagne les jeunes et les familles issues de quartiers populaires confront&#233;s &#224; des obstacles &#233;conomiques et &#233;ducatifs.&lt;br /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.memmarseille.fr/-Associations-#213&#034;&gt;&lt;strong&gt;En savoir plus&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le documentaire La bataille du Petit Bard</title>
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		<dc:date>2025-09-15T17:25:27Z</dc:date>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



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&lt;p&gt;Le Petit Bard est un quartier de l'ouest de Montpellier, connu pour son histoire li&#233;e au logement social, &#224; une importante population &#171; d'origine immigr&#233;e &#187; et des luttes pour l'am&#233;lioration des conditions de vie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Construit dans les ann&#233;es 1950 pour loger les rapatri&#233;s d'Alg&#233;rie, le quartier du Petit-Bard &#224; Montpellier s'est transform&#233; au fil des d&#233;cennies en accueillant de nouvelles populations, sans jamais b&#233;n&#233;ficier de r&#233;elle r&#233;novation. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les ann&#233;es 1990, les appartements sont (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Actualites-" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Petit Bard est un quartier de l'ouest de Montpellier, connu pour son histoire li&#233;e au logement social, &#224; une importante population &#171; d'origine immigr&#233;e &#187; et des luttes pour l'am&#233;lioration des conditions de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Construit dans les ann&#233;es 1950 pour loger les rapatri&#233;s d'Alg&#233;rie, le quartier du Petit-Bard &#224; Montpellier s'est transform&#233; au fil des d&#233;cennies en accueillant de nouvelles populations, sans jamais b&#233;n&#233;ficier de r&#233;elle r&#233;novation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1990, les appartements sont vendus un &#224; un, aboutissant &#224; une copropri&#233;t&#233; de 850 logements. Au d&#233;but des ann&#233;es 2000, 2 500 personnes y vivaient dans des conditions de plus en plus d&#233;grad&#233;es, au point que le ministre du Logement qualifia la cit&#233; de &#171; copropri&#233;t&#233; la plus d&#233;grad&#233;e de France &#187;. Cet isolement et cette absence d'entretien donn&#232;rent au quartier le visage d'un v&#233;ritable &#171; apartheid urbain &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans ce contexte qu'en juin 2004, l'incendie d'un immeuble co&#251;ta la vie &#224; Hocine El Ouamari. Ce drame met en lumi&#232;re l'insalubrit&#233; et l'ins&#233;curit&#233; quotidiennes, d&#233;clenchant une onde de choc d'abord locale puis nationale. La col&#232;re des plus jeunes est contenue par les anciens, afin de laisser place au dialogue. D&#232;s lors, une mobilisation in&#233;dite prit forme : manifestations, occupation de gymnase, forums, prises de parole publiques, mais aussi une grande solidarit&#233; et l'affirmation d'une conscience collective. Associations, collectifs et habitants unirent leurs forces pour exiger des relogements dignes, la r&#233;habilitation des logements, l'arr&#234;t des expulsions et la reconnaissance de leur droit &#224; une vie d&#233;cente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;alis&#233; par Samir Abdalla, le documentaire La bataille du Petit-Bard retrace plus d'une d&#233;cennie de combats men&#233;s par les habitants. &#192; travers des images d'archives et des t&#233;moignages v&#233;cus, il rend visibles des vies et des luttes longtemps ignor&#233;es ou m&#233;pris&#233;es par les institutions. Ce r&#233;cit, port&#233; par les habitants eux-m&#234;mes, se pr&#233;sente avant tout comme un h&#233;ritage : transmettre aux jeunes g&#233;n&#233;rations la m&#233;moire des mobilisations populaires et rappeler que les droits fondamentaux ne se donnent pas, ils se conqui&#232;rent par l'organisation et la solidarit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les victoires obtenues au Petit-Bard : relogements d&#233;cents, dynamisation de la vie associative, reconnaissance publique constituent un empreinte essentiel dans l'histoire des luttes pour le droit au logement. Le film t&#233;moigne ainsi d'une dignit&#233; partag&#233;e et d'une d&#233;termination collective qui ont marqu&#233; l'histoire des quartiers populaires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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