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	<title>M&#233;moires en Marche Marseille</title>
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	<description>Le collectif M&#233;moires en Marche Marseille s'est constitu&#233;s d&#233;but 2013 par des militants (nombreux ayant particip&#233; &#224; la cr&#233;ation de l'ARA radio Gazelle) issus de l'immigration postcoloniale et de la traite de l'esclavage.</description>
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		<title>M&#233;moires en Marche Marseille</title>
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		<title>Intro</title>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



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&lt;p&gt;Le 14 f&#233;vrier 2013, Yassin Aibeche, 19 ans, est tu&#233; d'une balle tir&#233;e par Fr&#233;d&#233;ric Herrour, policier hors service en &#233;tat d'&#233;bri&#233;t&#233;, lors d'une altercation dans une &#233;picerie de nuit du quartier F&#233;lix-Pyat &#224; Marseille. L'agent, recrut&#233; en 2000 malgr&#233; un ant&#233;c&#233;dent judiciaire (port d'arme ill&#233;gal en 1996)1, avait enfreint le r&#232;glement en conservant son arme de service hors de ses heures de travail. La dispute aurait &#233;clat&#233; apr&#232;s que le policier ait reproch&#233; &#224; Yassin de fumer un joint, bien que (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Yassin-Aibeche-" rel="directory"&gt;Yassin Aibeche&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_235 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.memmarseille.fr/local/cache-vignettes/L500xH250/screenshot_2025-02-06_at_21-34-52_hommage_a_un_jeune_homme_tue_par_un_policier_a_marseille_yassine_-877fb.png?1746707360' width='500' height='250' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le 14 f&#233;vrier 2013, Yassin Aibeche, 19 ans, est tu&#233; d'une balle tir&#233;e par Fr&#233;d&#233;ric Herrour, policier hors service en &#233;tat d'&#233;bri&#233;t&#233;, lors d'une altercation dans une &#233;picerie de nuit du quartier F&#233;lix-Pyat &#224; Marseille. L'agent, recrut&#233; en 2000 malgr&#233; un ant&#233;c&#233;dent judiciaire (port d'arme ill&#233;gal en 1996)1, avait enfreint le r&#232;glement en conservant son arme de service hors de ses heures de travail. La dispute aurait &#233;clat&#233; apr&#232;s que le policier ait reproch&#233; &#224; Yassin de fumer un joint, bien que d'autres clients en fassent autant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une version polici&#232;re contest&#233;e : Fr&#233;d&#233;ric Herrour affirme avoir agi en l&#233;gitime d&#233;fense apr&#232;s une agression &#171; anti-flic &#187;, &#233;voquant un tir accidentel lors d'une chute. Les experts balistiques et la cour d'appel d'Aix-en-Provence ont rejet&#233; cette th&#232;se, soulignant que Yassin, touch&#233; &#224; la fesse puis d&#233;c&#233;d&#233; d'une h&#233;morragie, se trouvait &#224; plusieurs m&#232;tres, tournant le dos au policier. La cour d'assises retiendra finalement l'intention homicide en d&#233;cembre 2016, condamnant l'accus&#233; &#224; 12 ans de r&#233;clusion criminelle contre 13 &#224; 15 ans requis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mobilisation et tensions structurelles&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mort de Yassin a d&#233;clench&#233; une vague de col&#232;re dans le quartier F&#233;lix-Pyat, cristallisant des griefs anciens contre les violences polici&#232;res. Les habitants d&#233;noncent une &#171; strat&#233;gie de diabolisation &#187; post-mortem, notamment la focalisation m&#233;diatique sur la consommation de cannabis de la victime, et une &#171; culture d'impunit &#187; symbolis&#233;e par la r&#233;int&#233;gration de policiers de la BAC Nord pr&#233;c&#233;demment impliqu&#233;s dans des affaires criminelles2. Le rassemblement du 23 mars 2013, regroupant pr&#232;s de 150 personnes, a mis en lumi&#232;re cette d&#233;fiance, avec des slogans comme &#171; Marseille, capitale de la violence polici&#232;re ! &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cons&#233;quences judiciaires et symboliques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ami de Yassin, Tahar Ben Makri, qui l'avait transport&#233; &#224; l'h&#244;pital, a &#233;t&#233; incarc&#233;r&#233; pour d&#233;gradation de la devanture de l'&#233;picerie, per&#231;u comme un exemple de criminalisation des t&#233;moins. La famille Aibeche, soutenue par des collectifs locaux, a formul&#233; 14 propositions aux autorit&#233;s, exigeant une r&#233;forme des pratiques polici&#232;res et un meilleur accompagnement des victimes. Le cas Fr&#233;d&#233;ric Herrour, devenu embl&#233;matique, illustre les dysfonctionnements syst&#233;miques point&#233;s par les associations : recrutement contest&#233;, port d'arme illicite et manque de transparence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enjeux m&#233;diatiques et politiques&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La couverture m&#233;diatique, notamment par La Provence, a &#233;t&#233; critiqu&#233;e pour son traitement partial, accus&#233;e de victimiser le policier et de criminaliser Yassin. Les familles de victimes, comme celle d'Hakim Ajimi (mort en 2009 lors d'un contr&#244;le), ont rappel&#233; lors des rassemblements que &#171; quarante ans apr&#232;s la Marche pour l'&#233;galit&#233;, rien n'a chang&#233; &#187;. La pr&#233;sence de CRS apr&#232;s l'annonce du d&#233;c&#232;s, per&#231;ue comme une provocation, a exacerb&#233; les tensions, refl&#233;tant un climat de d&#233;fiance persistant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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