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	<title>M&#233;moires en Marche Marseille</title>
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	<description>Le collectif M&#233;moires en Marche Marseille s'est constitu&#233;s d&#233;but 2013 par des militants (nombreux ayant particip&#233; &#224; la cr&#233;ation de l'ARA radio Gazelle) issus de l'immigration postcoloniale et de la traite de l'esclavage.</description>
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		<title>M&#233;moires en Marche Marseille</title>
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		<title>Intro</title>
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		<title>L'affaire Th&#233;o Luhaka Sept ans de combat judiciaire</title>
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&lt;p&gt;L'affaire Th&#233;o Luhaka, survenue le 2 f&#233;vrier 2017 &#224; Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis, reste un symbole des tensions autour des violences polici&#232;res en France. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce jour-l&#224;, quatre policiers de la brigade de s&#251;ret&#233; de terrain contr&#244;lent un groupe dans la cit&#233; de la Rose-des-Vents. Th&#233;o Luhaka, &#233;ducateur de 22 ans, intervient apr&#232;s avoir vu qu'un jeune avait &#233;t&#233; gifl&#233; par un policier. Il est alors plaqu&#233; au sol, gaz&#233; et frapp&#233;. Le policier Marc-Antoine Castelain utilise sa matraque (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Violence-policiere-" rel="directory"&gt;Violence polici&#232;re &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'affaire Th&#233;o Luhaka, survenue le 2 f&#233;vrier 2017 &#224; Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis, reste un symbole des tensions autour des violences polici&#232;res en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce jour-l&#224;, quatre policiers de la brigade de s&#251;ret&#233; de terrain contr&#244;lent un groupe dans la cit&#233; de la Rose-des-Vents. Th&#233;o Luhaka, &#233;ducateur de 22 ans, intervient apr&#232;s avoir vu qu'un jeune avait &#233;t&#233; gifl&#233; par un policier. Il est alors plaqu&#233; au sol, gaz&#233; et frapp&#233;. Le policier Marc-Antoine Castelain utilise sa matraque t&#233;lescopique et blesse gravement Th&#233;o provoquant une d&#233;chirure anale de 10cm. Il est ensuite menott&#233;, humili&#233; avec une photo au commissariat et transport&#233; en urgence &#224; l'h&#244;pital, avec une incapacit&#233; totale de travail de 60 jours. Une cam&#233;ra filme la sc&#232;ne, la vid&#233;o est diffus&#233;e en 2018.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les policiers affirment avoir ma&#238;tris&#233; un individu r&#233;calcitrant, niant toute intention de mutilation. Des insultes racistes comme &#034;bamboula&#034; et des coups suppl&#233;mentaires sont rapport&#233;s par la victime, tandis que les agents &#233;voquent une r&#233;sistance violente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parquet de Bobigny ouvre une information judiciaire pour &#034;violences volontaires en r&#233;union par personnes d&#233;positaires de l'autorit&#233; publique&#034;. Un policier est mis en examen pour viol, les trois autres pour violences aggrav&#233;es, tous sont suspendus par Bruno Le Roux, ministre de l'Int&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les expertises m&#233;dicales divergent. En f&#233;vrier 2018, une expertise constate une blessure &#034;p&#233;ri-anale&#034; sans p&#233;n&#233;tration ce qui tend &#224; remettre en cause le constat de viol. En ao&#251;t 2019, une autre expertise constate des l&#233;sions sphinct&#233;riennes irr&#233;versibles en &#034;relation certaine et directe&#034; avec l'interpellation, n&#233;cessitant un suivi m&#233;dical &#224; vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En novembre 2020, la D&#233;fenseure des droits, Claire H&#233;don, d&#233;nonce l'intervention injustifi&#233;e, les violences disproportionn&#233;es, l'usage ill&#233;gal de gaz lacrymog&#232;ne et des faux dans les rapports policiers. Elle r&#233;clame des sanctions disciplinaires, limit&#233;es &#224; deux bl&#226;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La juge renvoie trois policiers devant les assises de Seine-Saint-Denis pour &#034;violences volontaires avec circonstances aggravantes&#034;, Marc-Antoine Castelain pour &#034;violences ayant entra&#238;n&#233; une mutilation ou infirmit&#233; permanente&#034;. Le parquet avait &#233;cart&#233; le viol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du 9 au 19 janvier 2024, la cour reconna&#238;t les violences mais rejette l'infirmit&#233; permanente comme circonstance aggravante au sens criminel. Marc-Antoine Castelain est condamn&#233; &#224; 12 mois de prison avec sursis et interdiction d'exercer sur la voie publique pendant 5 ans. J&#233;r&#233;mie Dulin et Tony Hochart ont eu 3 mois avec sursis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Th&#233;o Luhaka d&#233;clare : &#171; Je suis handicap&#233; &#224; vie, et la justice n'a pas reconnu l'infirmit&#233; permanente &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'affaire a provoqu&#233; des &#233;meutes &#224; Bobigny, Paris, Marseille, Rouen et Nantes, avec interpellations massives. Le 18 f&#233;vrier, 2 300 manifestants d&#233;filent &#224; Paris &#224; l'appel d'associations antiracistes et du syndicat de la magistrature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des soutiens publics de c&#233;l&#233;brit&#233;s se sont manifest&#233;s, notamment Omar Sy, Youssoupha, Imany ou Mathieu Kassovitz. Une tribune de 40 artistes est publi&#233;e dans Lib&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un syndicaliste policier juge le terme &#171; bamboula &#187; convenable ce qui est condamn&#233; par le ministre Bruno Le Roux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'affaire devient un symbole international des violences polici&#232;res. L'ONU mandate des experts pour Th&#233;o Luhaka, Adama Traor&#233; et Fran&#231;ois Bayiga. Les d&#233;bats sont r&#233;currents sur le racisme policier, notamment les contr&#244;les au faci&#232;s. On peut citer aussi ici les violences polici&#232;res contre Michel Zecler en novembre 2020 ou la mort du jeune de 17 ans, Nahel Merzouk, provoqu&#233;e par le tir &#224; bout portant d'un policier le 27 juin 2023.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Affaires connexes au commissariat d'Aulnay&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 2008 : Le commissaire Christian R. condamn&#233; &#224; un an de prison avec sursis pour non-emp&#234;chement de d&#233;lit (policier place un enjoliveur entre les fesses d'un contrevenant).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.ledauphine.com/france-monde/2017/02/14/le-commissaire-d-aulnay-condamne-pour-l-affaire-de-l-enjoliveur' rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.ledauphine.com/france-monde/2017/02/14/le-commissaire-d-aulnay-condamne-pour-l-affaire-de-l-enjoliveur&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 25 janvier 2017 : Mohamed K. violent&#233; par Castelain (&#034;Barbe rousse&#034;), insultes racistes, 5 jours ITT. IGPN saisie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 30 janvier 2017 : Djamel D., employ&#233; communal, interpell&#233; violemment par la BAC (5 jours ITT). Deux commissariats refusent sa plainte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Drancy, 29 octobre 2015 : Alexandre subit plaie anale de 1,5 cm par police municipale, requalifi&#233; en viol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Couverture m&#233;diatique controvers&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lib&#233;ration d&#233;fend sa couverture, la vid&#233;o connue d&#232;s 2017, ne change pas le fond.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Monde analyse &#171; la d&#233;monstration implacable d'une lourde s&#233;rie de manquements policiers et comportements contraires &#224; la d&#233;ontologie &#224; tous les niveaux &#187;. &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Violence polici&#232;re et expulsions dans les ann&#233;es 1970 Le cas de Youssef Sassi.</title>
		<link>https://www.memmarseille.fr/Violence-policiere-et-expulsions-dans-les-annees-1970-Le-cas-de-Youssef-Sassi</link>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



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&lt;p&gt;Dans le contexte s&#233;curitaire des ann&#233;es 1970 (circulaires Marcellin-Fontanet), les contr&#244;les d'identit&#233; discriminatoires, les &#171; d&#233;lits de faci&#232;s &#187;, et les op&#233;rations &#171; coup de poing &#187; contre les immigr&#233;s sont fr&#233;quents. &lt;br class='autobr' /&gt;
Youssef Sassi, travailleur tunisien, se fait arr&#234;ter par la police &#224; la gare Saint-Charles &#224; Marseille le 29 d&#233;cembre 1978 alors qu'Il venait acheter un billet pour Paris. Youssef Sassi, 25 ans, habite &#224; Martigues, sa carte de s&#233;jour est en cours de renouvellement (il a un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Violence-policiere-" rel="directory"&gt;Violence polici&#232;re &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_346 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.memmarseille.fr/local/cache-vignettes/L340xH340/youef-ou-la-fidelite-a-soi-une-enquete-sur-l-engagement-la-violence-et-l-exil-22385.jpg?1771720038' width='340' height='340' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans le contexte s&#233;curitaire des ann&#233;es 1970 (circulaires Marcellin-Fontanet), les contr&#244;les d'identit&#233; discriminatoires, les &#171; d&#233;lits de faci&#232;s &#187;, et les op&#233;rations &#171; coup de poing &#187; contre les immigr&#233;s sont fr&#233;quents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Youssef Sassi, travailleur tunisien, se fait arr&#234;ter par la police &#224; la gare Saint-Charles &#224; Marseille le 29 d&#233;cembre 1978 alors qu'Il venait acheter un billet pour Paris. Youssef Sassi, 25 ans, habite &#224; Martigues, sa carte de s&#233;jour est en cours de renouvellement (il a un r&#233;c&#233;piss&#233; attestant de sa demande), mais le guichetier conteste la validit&#233; de ses documents. Il prof&#232;re des injures racistes et appelle la police. Youssef Sassi, est alors interpell&#233; et conduit au commissariat. Il va y subir des insultes racistes et des violences. Lib&#233;r&#233; le 30 d&#233;cembre au soir, il consulte un m&#233;decin qui r&#233;dige un certificat qui constate les ecchymoses/ visage, torse, anus, et &#233;tablit 12 jours d'incapacit&#233; de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la fin de la guerre d'Alg&#233;rie et son ind&#233;pendance, des discours de haine s'expriment contre les immigr&#233;s alg&#233;riens en France. Ils sont bien souvent aliment&#233;s par des organisations de rapatri&#233;s li&#233;es &#224; l'extr&#234;me-droite et influentes dans la police.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces discours vont s'amplifier davantage suite &#224; la nationalisation de la production de p&#233;trole par l'Alg&#233;rie ind&#233;pendante en 1971.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les immigr&#233;s maghr&#233;bins, y compris les tunisiens et les marocains, sont vis&#233;s indistinctement par ce racisme ambiant anti-arabe, h&#233;ritage de la domination coloniale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils sont cibl&#233;s par un racisme structurel et par des violences dans les rues et les commissariats, plusieurs meurtres racistes sont commis d&#232;s le d&#233;but des ann&#233;es 1970.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_348 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.memmarseille.fr/IMG/jpg/cgt_police.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.memmarseille.fr/local/cache-vignettes/L500xH687/cgt_police-3a346.jpg?1771720038' width='500' height='687' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le 5 janvier 1979, Youssef Sassi porte plainte pour violences corporelles et injures racistes contre deux policiers. Le 11 janvier il est avis&#233; qu'une mesure d'expulsion a &#233;t&#233; prise au motif de &#171; trouble &#224; l'ordre public &#187;. Les policiers d&#233;posent aussi une plainte pour r&#233;bellion et outrage le 2 f&#233;vrier 1979.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Youssef Sassi est membre de la CGT, il participe aux stages de la JOC et ses amis sont membres de l'Organisation communiste des travailleurs (OCT). Il participe &#224; des distributions de tracts syndicaux en 1974 &#224; Carpentras et en 1977 du cot&#233; de Berre-l'&#201;tang, Cela constituera un motif pour justifier un &#171; trouble &#224; l'ordre public &#187; lors de son audition devant la commission d'expulsion le 6 f&#233;vrier 1979.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi du 3 d&#233;cembre 1849 sur la presse, toujours en vigueur dans les ann&#233;es 1970, interdisait aux &#233;trangers de participer &#224; la direction ou &#224; la diffusion de publications politiques p&#233;riodiques, sous peine d'amendes ou d'emprisonnement (art. 9). Cette disposition s'&#233;tendait aussi aux distributions de tracts syndicaux ou politiques, interpr&#233;t&#233;s comme relevant du trouble &#224; l'ordre public (loi de 1884 sur les associations et d&#233;cret-loi de 1939).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La l&#233;gislation sur les &#233;trangers (ordonnance du 2 novembre 1945, modifi&#233;e par les lois de 1973-1974) autorisait l'expulsion pour &#171; trouble &#224; l'ordre public &#187; sans d&#233;lai d'appel dans les 15 jours suivant une condamnation pour r&#233;bellion ou outrage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son avocat Dany Cohen, du &lt;a href=&#034;https://www.memmarseille.fr/-Syndicat-des-avocats-de-france-&#034;&gt;Syndicat des avocats de France (SAF)&lt;/a&gt;, d&#233;nonce l'acc&#233;l&#233;ration de la proc&#233;dure alors que Youssef Sassi est mari&#233; avec une fran&#231;aise depuis septembre 1978 et qu'il a d&#233;pos&#233; une demande de naturalisation.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_347 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.memmarseille.fr/local/cache-vignettes/L236xH455/expulsion_du_te_moin_genant_droit_et_liberte_n_378_mars_1979-60297.jpg?1771720038' width='236' height='455' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ni la plainte de Youssef Sassi pour violences et injures ni les arguments de son avocat n'ont &#233;t&#233; pris en compte par la justice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son livre-enqu&#234;te &#171; Youssef ou la fid&#233;lit&#233; &#224; soi &#187; de Johanna Sim&#233;ant-Germanos, publi&#233; en janvier 2026 (&#233;ditions anamosa), elle &#233;voque une autre affaire celle de Th&#233;o (2017). C'est cette affaire qui va lui donner envie d'&#233;crire sur Youssef Sassi. Elle retrouve aussi dans un article du journal Lib&#233;ration du 11 f&#233;vrier 1976 que des policiers de Marseille avaient avou&#233; avoir utilis&#233; une matraque dans l'anus d'une autre victime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour rappel, l'affaire de Th&#233;o, &#224; Aulnay-sous-Bois en 2017 : lors de l'interpellation, les policiers ont aussi utilis&#233; une matraque et ont bless&#233; gravement Th&#233;o &#224; l'anus. Les faits sont requalifi&#233;s en violences involontaires aggrav&#233;es. Les forces de l'ordre invoquent un &#171; geste technique &#187; (projection au sol, menottage) ou un &#171; accident &#187;, et les experts m&#233;dico-l&#233;gaux h&#233;sitent sans preuve vid&#233;o ou t&#233;moin direct.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plainte de Youssef Sassi pour violences aboutit &#224; un non-lieu. Pourtant au regard du droit international, l'article 3 de Convention europ&#233;enne des droits de l'homme, ratifi&#233;e par la France en 1974, prohibe la torture et les traitements inhumains ou d&#233;gradants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les violences polici&#232;res : d&#233;tention, coups r&#233;p&#233;t&#233;s, injures racistes humiliantes, peuvent s'y assimiler, voire relever de la torture si syst&#233;matiques ou motiv&#233;es par la race.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mariage et la demande de naturalisation, qui suspendaient l'expulsion d'apr&#232;s l'ordonnance de 1945 (art. 8), n'ont pas fonctionn&#233;, car le motif de &#171; trouble &#224; l'ordre public &#187;, consid&#233;r&#233; comme grave, permettait de l'&#233;carter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'expulsion est prononc&#233;e et ex&#233;cut&#233;e le 28 juin 1979 depuis l'a&#233;roport de Marignane, malgr&#233; les mobilisations de la CGT, La Cimade, la Ligue des Droits de l'Homme et le MRAP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Youssef Sassi a subi des tortures &#224; son arriv&#233;e en Tunisie et il a enfin r&#233;ussi &#224; fuir son pays pour obtenir l'asile politique en Su&#232;de.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Intro</title>
		<link>https://www.memmarseille.fr/Intro-231</link>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;El Hacen Diarra, un travailleur immigr&#233; mauritanien de 35 ans, est mort dans la nuit du 14 au 15 janvier 2026 au commissariat du 20e arrondissement de Paris, peu apr&#232;s son interpellation lors d'un banal contr&#244;le non loin de son domicile dans le quartier des Amandiers. Les circonstances de sa mort suscitent de fortes suspicions de violences polici&#232;res graves, ayant conduit le parquet &#224; ouvrir une information judiciaire pour &#171; violences volontaires par personne d&#233;positaire de l'autorit&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-De-Malik-Oussekine-a-El-Hacen-Diarra-halte-aux-violences-policieres-impunies-" rel="directory"&gt;De Malik Oussekine &#224; El Hacen Diarra : halte aux violences polici&#232;res impunies !&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;El Hacen Diarra, un travailleur immigr&#233; mauritanien de 35 ans, est mort dans la nuit du 14 au 15 janvier 2026 au commissariat du 20e arrondissement de Paris, peu apr&#232;s son interpellation lors d'un banal contr&#244;le non loin de son domicile dans le quartier des Amandiers. Les circonstances de sa mort suscitent de fortes suspicions de violences polici&#232;res graves, ayant conduit le parquet &#224; ouvrir une information judiciaire pour &#171; violences volontaires par personne d&#233;positaire de l'autorit&#233; publique ayant entra&#238;n&#233; la mort sans intention de la donner &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de ce contr&#244;le le 14 janvier au soir, El Hacen Diarra a &#233;t&#233; plaqu&#233; au sol par les forces de l'ordre. Il a re&#231;u un coup de taser &#171; au niveau de la cheville &#187; ainsi que des coups de poing. Une vid&#233;o accablante, film&#233;e par des t&#233;moins devant le foyer de travailleurs migrants o&#249; il r&#233;sidait, montre deux policiers, l'un &#224; genoux, donnant au moins deux coups de poing en direction d'un homme d&#233;j&#224; immobilis&#233; et plaqu&#233; au sol. L'enregistrement sonore analys&#233; par la famille laisse entendre El Hacen Diarra crier &#171; Vous m'&#233;tranglez ! &#187;, alimentant l'hypoth&#232;se d'une technique d'&#233;tranglement lors de la ma&#238;trise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plac&#233; en garde &#224; vue au commissariat, les vid&#233;os internes le montrent tr&#232;s fatigu&#233;, soutenu par deux policiers, avant de s'effondrer et de faire un malaise sur un banc. Transport&#233; &#224; l'h&#244;pital, le premier rapport d'autopsie fait &#233;tat d'une fracture au niveau du cou, de l&#233;sions compatibles avec un &#233;tranglement, et d'une d&#233;faillance cardio-respiratoire. L'avocat de la famille qualifie ces &#233;l&#233;ments de &#171; caract&#233;ristiques &#187; d'un &#233;tranglement et d&#233;nonce des violences graves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; ces preuves accablantes, le ministre de l'Int&#233;rieur Laurent Nu&#241;ez affirme n'avoir &#171; aucune raison de suspendre &#187; les policiers impliqu&#233;s &#224; ce stade. Il reconna&#238;t seulement &#171; deux coups &#187; port&#233;s lors de l'interpellation, sans en tirer de lien direct avec le d&#233;c&#232;s, et observe un silence total sur l'&#233;tranglement suspect&#233;. Ce d&#233;ni d'&#201;tat est insupportable et ravive les blessures d'injustices pass&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enqu&#234;te progresse avec une information judiciaire confi&#233;e &#224; un juge d'instruction. L'IGPN est saisie pour analyser les vid&#233;os du commissariat, proc&#233;der aux expertises toxicologiques et auditionner les agents impliqu&#233;s. Cependant, la famille et les associations contestent vigoureusement son ind&#233;pendance, soulignant sa d&#233;pendance hi&#233;rarchique au minist&#232;re de l'Int&#233;rieur, et exigent un p&#244;le ind&#233;pendant pour les affaires de violences polici&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 18 janvier, 500 personnes ont envahi les rues des Amandiers pour rendre hommage &#224; El Hacen Diarra et exiger justice. Des collectifs, associations et habitants unis r&#233;clament l'interdiction des contr&#244;les au faci&#232;s racistes et des techniques d'immobilisation l&#233;tales comme la cl&#233; d'&#233;tranglement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, la loi de 2017 autorise une force proportionn&#233;e &#224; la r&#233;sistance lors des interpellations, incluant le taser en dernier recours. Mais les coups au sol ou l'&#233;tranglement peuvent &#234;tre requalifi&#233;s en violence ill&#233;gitime si disproportionn&#233;e. Ce drame confirme l'urgence de r&#233;former en profondeur le cadre l&#233;gal des contr&#244;les d'identit&#233;, de mettre fin aux pratiques violentes et discriminatoires, et d'assurer l'ind&#233;pendance r&#233;elle du parquet et de l'IGPN.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est urgent d'ouvrir une enqu&#234;te judiciaire pleinement ind&#233;pendante et de mettre imm&#233;diatement en cause les policiers responsables. La suspension provisoire des agents impliqu&#233;s doit &#234;tre imm&#233;diate, de m&#234;me que l'interdiction des techniques dangereuses. Il faut &#233;galement arr&#234;ter imm&#233;diatement les contr&#244;les au faci&#232;s et engager une r&#233;forme l&#233;gale pour prot&#233;ger les droits fondamentaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la mort de Malik Oussekine en 1986, ces trag&#233;dies se r&#233;p&#232;tent sans v&#233;ritable changement.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;LIENS&lt;/h3&gt;&lt;p style=&#034;margin-bottom:11px&#034;&gt;&lt;a href='https://www.ldh-france.org/justice-pour-el-hacen-diarra-2/' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.ldh-france.org/justice-pour-el-hacen-diarra-2/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.france24.com/fr/france/20260120-ce-que-l-on-sait-mort-el-hacen-diarra-interpellation-violente-paris-police' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.france24.com/fr/france/20260120-ce-que-l-on-sait-mort-el-hacen-diarra-interpellation-violente-paris-police&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-info-de-france-inter/l-info-de-france-inter-7557808' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-info-de-france-inter/l-info-de-france-inter-7557808&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.facebook.com/reel/2014446709413409&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://www.facebook.com/reel/2014446709413409&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Train d'enfer</title>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Train d'Enfer est un film fran&#231;ais tir&#233; d'une histoire vraie. Un soir de bal dans une petite ville, une bagarre &#233;clate dans un climat teint&#233; de racisme. Trois des meneurs se retrouvent au poste de police. Le lendemain, le 14 novembre 1983, dans le train Bordeaux-Vintimille, les trois hommes candidats &#224; l'engagement &#224; la L&#233;gion &#233;trang&#232;re, rouent de coups Habib Grimzi, un alg&#233;rien de 26 ans avant de le d&#233;fenestrer. Une jeune femme, t&#233;moin du meurtre, alerte la police. L'enqu&#234;te commence dans (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Habib-Grimzi-" rel="directory"&gt;Habib Grimzi &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;margin-bottom:11px&#034;&gt;Train d'Enfer est un film fran&#231;ais tir&#233; d'une histoire vraie. Un soir de bal dans une petite ville, une bagarre &#233;clate dans un climat teint&#233; de racisme. Trois des meneurs se retrouvent au poste de police. Le lendemain, le 14 novembre 1983, dans le train Bordeaux-Vintimille, les trois hommes candidats &#224; l'engagement &#224; la L&#233;gion &#233;trang&#232;re, rouent de coups Habib Grimzi, un alg&#233;rien de 26 ans avant de le d&#233;fenestrer. Une jeune femme, t&#233;moin du meurtre, alerte la police. L'enqu&#234;te commence dans un climat de tension extr&#234;me. En ville, les provocations et les agressions se multiplient&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Intro</title>
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&lt;p&gt;Habib Grimzi 26 ans assassin&#233; par 3 candidats &#224; la l&#233;gion &#233;trang&#232;re sous le regard complice de 95 passagers. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'assassinat d'Habib Grimzi, un jeune Alg&#233;rien de 26 ans, le 14 novembre 1983, constitue l'un des crimes racistes les plus embl&#233;matiques de la France du d&#233;but des ann&#233;es 1980. Cette p&#233;riode &#233;tait marqu&#233;e par une recrudescence des violences &#224; caract&#232;re x&#233;nophobe et par une mont&#233;e de l'extr&#234;me droite dans le discours public. Dans le m&#234;me temps, un mouvement in&#233;dit voyait le jour la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Habib-Grimzi-" rel="directory"&gt;Habib Grimzi &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Habib Grimzi 26 ans assassin&#233; par 3 candidats &#224; la l&#233;gion &#233;trang&#232;re sous le regard complice de 95 passagers.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'assassinat d'Habib Grimzi, un jeune Alg&#233;rien de 26 ans, le 14 novembre 1983, constitue l'un des crimes racistes les plus embl&#233;matiques de la France du d&#233;but des ann&#233;es 1980. Cette p&#233;riode &#233;tait marqu&#233;e par une recrudescence des violences &#224; caract&#232;re x&#233;nophobe et par une mont&#233;e de l'extr&#234;me droite dans le discours public. Dans le m&#234;me temps, un mouvement in&#233;dit voyait le jour la Marche pour l'&#233;galit&#233; et contre le racisme, initi&#233;e par des jeunes issus de l'immigration de la banlieue lyonnaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est donc dans ce climat de tensions sociales et de revendications pacifiques que le meurtre de Grimzi intervient, amplifiant brutalement la prise de conscience de l'ampleur du racisme en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Habib Grimzi, en voyage vers l'Alg&#233;rie apr&#232;s avoir rendu visite &#224; une amie &#224; Bordeaux, prend le train de nuit Bordeaux-Vintimille. Trois jeunes aspirants &#224; la L&#233;gion &#233;trang&#232;re, Anselmo Elviro-Vidal, 26 ans, Marc B&#233;ani, 20 ans, et Xavier Blondel, 24 ans, montent &#224; bord, d&#233;j&#224; fortement alcoolis&#233;s. Ces hommes, impr&#233;gn&#233;s de discours nationalistes et racistes, rep&#232;rent rapidement Habib Grimzi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils le harc&#232;lent puis l'agressent violemment devant 95 passagers. Malgr&#233; les appels du contr&#244;leur Vincent P&#233;rez, qui tente d&#233;sesp&#233;r&#233;ment de prot&#233;ger la victime, personne n'intervient pour arr&#234;ter la violence. Habib Grimzi est finalement rou&#233; de coups, poignard&#233;, puis jet&#233; vivant du train, son corps retrouvant le lendemain sur les voies pr&#232;s de Castelsarrasin dans le Tarn-et-Garonne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'inaction collective des autres passagers est devenue un symbole gla&#231;ant de l'indiff&#233;rence face au racisme, autant que du poids de la l&#226;chet&#233; sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le proc&#232;s en janvier 1986 &#224; Montauban, attire une large attention m&#233;diatique. Les trois accus&#233;s affirment ne pas avoir eu conscience de la gravit&#233; de leurs actes, invoquant l'alcool et un &#8220;d&#233;rapage&#8221;. Leur d&#233;fense n'att&#233;nue en rien l'indignation du public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anselmo Elviro-Vidal et Marc B&#233;ani sont condamn&#233;s &#224; la r&#233;clusion criminelle &#224; perp&#233;tuit&#233;, Xavier Blondel b&#233;n&#233;ficie de circonstances att&#233;nuantes et re&#231;oit 14 ans de prison. Lors de son nouveau proc&#232;s en 1987, Marc B&#233;ani est condamn&#233; &#224; 20 ans de r&#233;clusion, avant d'&#234;tre tu&#233; en prison par d'autres d&#233;tenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fait qu'aucun passager n'ait &#233;t&#233; poursuivi pour non-assistance &#224; personne en danger choque l'opinion et soul&#232;ve un d&#233;bat profond sur la responsabilit&#233; morale des t&#233;moins. Ce silence collectif est souvent interpr&#233;t&#233; comme le reflet d'une soci&#233;t&#233; aux pr&#233;jug&#233;s racistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce crime provoque une onde de choc pendant la Marche pour l'&#233;galit&#233; et contre le racisme. Jusque-l&#224; peu m&#233;diatis&#233;e, celle-ci gagne soudain en visibilit&#233; et devient un mouvement national contre le racisme et pour la dignit&#233; des immigr&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La marche se conclut &#224; Paris par une manifestation r&#233;unissant plus de 100 000 personnes le 3 d&#233;cembre 1983, un &#233;v&#233;nement fondateur dans l'histoire des luttes de l'immigration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'expression publique d'&#233;motion et de col&#232;re conduit aussi &#224; un changement de ton politique et m&#233;diatique pour la premi&#232;re fois, la France se confronte massivement &#224; la r&#233;alit&#233; des violences racistes et &#224; l'indiff&#233;rence institutionnelle qui les entoure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#233;moire d'Habib Grimzi s'est inscrite durablement dans la culture, la litt&#233;rature et le cin&#233;ma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les &#339;uvres inspir&#233;es par ce drame, &#8220;Train d'enfer&#8221; (1985), film de Roger Hanin librement inspir&#233; de l'affaire. &#8220;Point kilom&#233;trique 190&#8221; d'Ahmed Kalouaz et &#8220;Bordeaux-Vintimille&#8221; de Jean-Baptiste Harang, qui explorent la violence du crime et l'indiff&#233;rence sociale. Des chansons engag&#233;es, comme &#8220;Habib Grimzi&#8221; du groupe punk Nuclear Device, ou &#8220;Jacky&#8221; de Charl&#233;lie Couture. Enfin, le film &#8220;La Marche&#8221; (2013) de Nabil Ben Yadir &#233;voque directement le contexte de cette &#233;poque et rappelle combien la mort de Grimzi a renforc&#233; la port&#233;e symbolique de ce mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une plaque comm&#233;morative &#224; la gare de Castelsarrasin rend aujourd'hui hommage &#224; ce jeune homme, Habib Grimzi, victime de la haine raciale mais devenu symbole d'une lutte pour l'&#233;galit&#233; et la dignit&#233; humaine.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_343 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.memmarseille.fr/IMG/jpg/habib_grimzi.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.memmarseille.fr/local/cache-vignettes/L500xH662/habib_grimzi-29ebd.jpg?1769164871' width='500' height='662' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Intro</title>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



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&lt;p&gt;Les voltigeurs ou &#171; pelotons voltigeurs motocyclistes &#187; ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s au d&#233;but des ann&#233;es 1970 sous l'impulsion de Raymond Marcellin, qui occupait des fonctions au sein du r&#233;gime de Vichy, ministre de l'Int&#233;rieur de 1968 &#224; 1974. Il est connu pour sa volont&#233; de restaurer &#171; l'ordre r&#233;publicain &#187; apr&#232;s les &#233;v&#233;nements de Mai 1968. Raymond Marcellin est marqu&#233; par une forte m&#233;fiance envers les mouvements contestataires, &#233;tudiants, syndicaux ou r&#233;volutionnaires. Dans ce contexte, il met en place (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Des-voltigeurs-a-la-BRAV-M-histoire-et-heritage-" rel="directory"&gt;Des voltigeurs &#224; la BRAV-M : histoire et h&#233;ritage&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les voltigeurs ou &#171; pelotons voltigeurs motocyclistes &#187; ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s au d&#233;but des ann&#233;es 1970 sous l'impulsion de Raymond Marcellin, qui occupait des fonctions au sein du r&#233;gime de Vichy, ministre de l'Int&#233;rieur de 1968 &#224; 1974. Il est connu pour sa volont&#233; de restaurer &#171; l'ordre r&#233;publicain &#187; apr&#232;s les &#233;v&#233;nements de Mai 1968. Raymond Marcellin est marqu&#233; par une forte m&#233;fiance envers les mouvements contestataires, &#233;tudiants, syndicaux ou r&#233;volutionnaires. Dans ce contexte, il met en place des unit&#233;s sp&#233;cialement form&#233;es pour r&#233;primer les attroupements et disperser rapidement les manifestants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces voltigeurs &#233;taient des duos de policiers &#224; moto, dont un pilotait tandis que l'autre, debout &#224; l'arri&#232;re, utilisait une matraque pour frapper ou intimider. Leur mission consistait &#224; intervenir en fin de manifestation, ciblant ceux consid&#233;r&#233;s comme &#171; casseurs &#187;. Leur m&#233;thode brutale suscita rapidement la pol&#233;mique, illustrant une conception tr&#232;s offensive du maintien de l'ordre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 6 d&#233;cembre 1986, &#224; Paris, lors des manifestations &#233;tudiantes contre la loi Devaquet, Malik Oussekine, un jeune homme de 22 ans sans lien direct avec la mobilisation, est battu &#224; mort par trois voltigeurs. Ce drame provoque une immense &#233;motion en France et entra&#238;ne la dissolution imm&#233;diate de la brigade par le ministre de l'Int&#233;rieur de l'&#233;poque Charles Pasqua.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mort de Malik Oussekine devient un symbole des violences polici&#232;res et reste profond&#233;ment grav&#233;e dans la m&#233;moire collective. Elle marque un tournant, depuis lors, toute forme de police motoris&#233;e ou per&#231;ue comme trop agressive renvoie in&#233;vitablement &#224; ce traumatisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;&#233;e en 2019, la Brigade de r&#233;pression de l'action violente motoris&#233;e (BRAV-M) reprend le principe du bin&#244;me motocycliste. Officiellement, sa mission est d'intervenir rapidement pour disperser les groupes violents lors des manifestations. Cependant, de nombreuses vid&#233;os et t&#233;moignages ont d&#233;nonc&#233; des interventions brutales, rappelant les m&#233;thodes des anciennes brigades de voltigeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette continuit&#233; symbolique alimente les critiques politiques et sociales, beaucoup voient dans la BRAV-M, un h&#233;ritage des pratiques autoritaires d'un &#201;tat cherchant &#224; r&#233;primer plut&#244;t qu'&#224; dialoguer. Une p&#233;tition citoyenne, sign&#233;e par des dizaines de milliers de personnes, a m&#234;me &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;e &#224; l'Assembl&#233;e nationale pour r&#233;clamer sa dissolution, en invoquant explicitement la m&#233;moire de Malik Oussekine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre du mouvement des Gilets jaunes, le pr&#233;fet de police de Paris Michel Delpuech cr&#233;e, le 8 d&#233;cembre 2018 les DAR (D&#233;tachement d'Action Rapide) &#233;quip&#233;s de LBD, dans le but d'interpeller les &#171; casseurs &#187;. Le groupe est compos&#233; de policiers &#224; pied charg&#233;s d'aller au contact des &#171; groupes violents &#187; et de les interpeller. On leur reproche de faire du maintien de l'ordre, alors que &#231;a ne fait pas partie de leur mission. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; D&#233;but 2019 la brigade de r&#233;pression de l'action violente motoris&#233;e (BRAV-M) remplace les DAR.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Brav-M, comme les voltigeurs est une unit&#233; agressive, leur technique de maintien de l'ordre fait pol&#233;mique parce qu'ils ont pour mission d'aller &#224; l'affrontement. Une p&#233;tition de milliers de signataires r&#233;clame &#224; l'Assembl&#233;e Nationale la dissolution de cette brigade. &#8220;Son mode d'intervention &#233;voque le souvenir des voltigeurs, des duos de policiers mont&#233;s sur une moto pour disperser les manifestants, brigade dissoute en 1986 apr&#232;s l'assassinat de Malik Oussekine, rou&#233; de coups par trois voltigeurs en marge de contestations &#233;tudiantes&#8221;. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'existence de la BRAV-M illustre un dilemme r&#233;current dans la gestion du maintien de l'ordre en France : comment concilier efficacit&#233; polici&#232;re et respect des droits fondamentaux ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour beaucoup, la persistance de ces unit&#233;s motoris&#233;es traduit une continuit&#233; historique dans la culture r&#233;pressive de l'&#201;tat face &#224; la contestation sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En somme, des voltigeurs des ann&#233;es 1970 &#224; la BRAV-M d'aujourd'hui, c'est toute une histoire de la violence polici&#232;re institutionnelle qui se dessine, une histoire marqu&#233;e par des drames, des peurs et des exigences toujours renouvel&#233;es de justice et de r&#233;forme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Intro</title>
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		<dc:date>2026-01-22T15:41:58Z</dc:date>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



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&lt;p&gt;Au mois de d&#233;cembre 1986, la France est secou&#233;e par des violences polici&#232;res qui marqueront durablement son histoire politique et sociale, la mort de Malik Oussekine, un &#233;tudiant de 22 ans, battu &#224; mort par des policiers &#224; la suite d'une manifestation contre la loi Devaquet. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce crime, survenu en pleine contestation &#233;tudiante, symbolise la d&#233;rive de la r&#233;pression polici&#232;re et met en lumi&#232;re la tension croissante entre la jeunesse et les autorit&#233;s sous le gouvernement de Jacques Chirac. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Malik-Oussekine-" rel="directory"&gt;Malik Oussekine&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_342 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.memmarseille.fr/IMG/jpg/plaque_malik_oussekine-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.memmarseille.fr/local/cache-vignettes/L500xH455/plaque_malik_oussekine-2-2c8f3.jpg?1769134515' width='500' height='455' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Au mois de d&#233;cembre 1986, la France est secou&#233;e par des violences polici&#232;res qui marqueront durablement son histoire politique et sociale, la mort de Malik Oussekine, un &#233;tudiant de 22 ans, battu &#224; mort par des policiers &#224; la suite d'une manifestation contre la loi Devaquet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce crime, survenu en pleine contestation &#233;tudiante, symbolise la d&#233;rive de la r&#233;pression polici&#232;re et met en lumi&#232;re la tension croissante entre la jeunesse et les autorit&#233;s sous le gouvernement de Jacques Chirac. L'&#233;motion suscit&#233;e par la Malik Oussekine mort provoque une mobilisation nationale sans pr&#233;c&#233;dent, am&#232;ne la d&#233;mission d'un ministre et entra&#238;ne la dissolution d'une unit&#233; sp&#233;ciale de police, les voltigeurs motocyclistes. Cet &#233;v&#233;nement r&#233;v&#233;lera &#233;galement les fractures sociales et politiques profondes d'une soci&#233;t&#233; confront&#233;e &#224; la question de la violence d'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plein mouvement &#233;tudiant contre la loi Devaquet, dans la nuit du 5 au 6 d&#233;cembre 1986, Malik Oussekine, 22 ans, est battu &#224; mort par des policiers. Il est &#233;tudiant et avec des probl&#232;mes de sant&#233;, il est sous dialyse. Malik Oussekine se retrouve au milieu d'une manifestation contre le projet de loi Devaquet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le service d'ordre &#233;tudiant pour la manifestation du 4 d&#233;cembre se renforce, car depuis le 26 novembre, une trentaine de militants d'extr&#234;me droite du Groupe union d&#233;fense (GUD) ont attaqu&#233; une assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale &#224; l'universit&#233; de Jussieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la nuit du 5 au 6 d&#233;cembre, les voltigeurs interviennent apr&#232;s l'&#233;vacuation de la Sorbonne. Pour rappel, les voltigeurs ont &#233;t&#233; remis en service par Robert Pandraud, ministre d&#233;l&#233;gu&#233; &#224; la S&#233;curit&#233; aupr&#232;s du ministre de l'Int&#233;rieur, Charles Pasqua.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont des policiers mont&#233;s &#224; deux sur une moto tout-terrain. L'un conduit et l'autre est arm&#233; d'un &#171; bidule &#187;, grande matraque de bois dur destin&#233;e &#224; faire le vide au passage de la moto. Ils ont pour mission de &#171; nettoyer &#187; les rues apr&#232;s les manifestations en pourchassant les &#171; casseurs &#187;. Cette unit&#233; de police est dissoute &#224; la suite de cette affaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vers minuit, trois voltigeurs prennent en chasse Malik Oussekine, qui vient de sortir du club de jazz. Il croise Paul Bayzelon, 26 ans, fonctionnaire au minist&#232;re des Finances, qui rentre chez lui et lui ouvre la porte du hall pour le prot&#233;ger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous deux viennent d'entrer quand un des policiers parvient &#224; se glisser &#224; l'int&#233;rieur lui aussi et ouvre &#224; ses deux coll&#232;gues. Selon le t&#233;moignage de Paul Bayzelon, les trois policiers rouent de coups de pied et de matraque, dans le ventre et dans le dos, Malik Oussekine, tomb&#233; &#224; terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paul Bayzelon essaie de venir en aide au jeune, mais il re&#231;oit, lui aussi, des coups de matraque. Il d&#233;clare que les policiers &#171; se sont pr&#233;cipit&#233;s sur le type r&#233;fugi&#233; au fond et l'ont frapp&#233; avec une violence incroyable. Il est tomb&#233;, ils ont continu&#233; &#224; frapper &#224; coups de matraque et de pied dans le ventre et dans le dos. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre t&#233;moin &#171; d&#233;crira des taches de sang sur les murs et des &#233;clats de verre des plaques de bo&#238;tes aux lettres bris&#233;es &#187;, tandis que le patron de l'h&#244;tel Stella fait part de policiers &#171; dans un &#233;tat incroyable [...] hurlant des ordres comme &#224; la guerre &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Christopher Hawkins, qui a tout vu depuis sa chambre de l'h&#244;tel Saint-Paul, les policiers &#171; l'ont projet&#233; &#224; plusieurs m&#232;tres et il s'est &#224; nouveau r&#233;fugi&#233; dans le m&#234;me immeuble &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La victime est d&#233;c&#233;d&#233;e d&#232;s minuit dans le hall de l'immeuble, r&#233;v&#232;le quatre jours plus tard le rapport du m&#233;decin r&#233;gulateur du SAMU. Selon les m&#233;decins, l'&#233;tudiant souffrait d'une insuffisance r&#233;nale qui induisait une certaine faiblesse physique. Cette information sera divulgu&#233;e par l'avocat de la famille de Malik Oussekine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le lendemain, en d&#233;but d'apr&#232;s-midi, le samedi, une marche silencieuse et pacifique traverse Paris, organis&#233;e par le &#171; comit&#233; de gr&#232;ve de Dauphine &#187;, en m&#233;moire de Malik Oussekine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce m&#234;me samedi 6 d&#233;cembre, Alain Devaquet, choqu&#233; par la violence polici&#232;re, d&#233;missionne. Deux jours apr&#232;s, le projet de loi Devaquet est retir&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dimanche au petit matin, la Coordination nationale &#233;tudiante, r&#233;unie &#224; l'universit&#233; de Jussieu, s'est mise d'accord pour une journ&#233;e de deuil le lundi et une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale le mercredi 10 d&#233;cembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGT se joint &#224; cet appel le dimanche &#224; la mi-journ&#233;e. La FEN et la CFDT font de m&#234;me peu apr&#232;s. Des manifestations s'improvisent dans plusieurs villes de France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les syndicats de salari&#233;s participent aux marches silencieuses, qui sont finalement organis&#233;es &#224; la m&#233;moire de Malik Oussekine mais aussi d'Abdel Benyahia, un Alg&#233;rien de 20 ans tu&#233; par un policier ivre dans un caf&#233; le 5 d&#233;cembre. Une manifestation a lieu &#224; Paris contre les violences polici&#232;res &#224; la suite de la mort de Malik Oussekine et d'Abdel Benyahia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu apr&#232;s, le bataillon des voltigeurs motocyclistes de la police est dissous. Le ministre de l'Int&#233;rieur Charles Pasqua et le ministre d&#233;l&#233;gu&#233; charg&#233; de la S&#233;curit&#233; Robert Pandraud suscitent alors une controverse en ne condamnant pas l'action de la police.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un entretien au journal Le Monde, Robert Pandraud d&#233;clare : &#171; La mort d'un jeune homme est toujours regrettable, mais je suis p&#232;re de famille, et si j'avais un fils sous dialyse, je l'emp&#234;cherais de faire le con dans la nuit. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mort de Malik Oussekine a laiss&#233; des traces visibles en politique ainsi que dans les rangs de la police, et Charles Pasqua, ministre de l'Int&#233;rieur au moment des faits, ira m&#234;me jusqu'&#224; dire que les choix de Jacques Chirac et de son gouvernement dans cette affaire lui ont co&#251;t&#233; l'&#233;lection pr&#233;sidentielle en 1988.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le brigadier-chef Jean Schmitt, 53 ans, et le gardien de la paix Christophe Garcia, 23 ans, les deux voltigeurs directement impliqu&#233;s dans sa mort, sont jug&#233;s en cour d'assises pour &#171; coups et blessures ayant entra&#238;n&#233; la mort sans intention de la donner &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils sont condamn&#233;s le 27 janvier 1990 &#224; une peine symbolique &#224; cinq et deux ans de prison avec sursis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux policiers &#233;chappent donc &#224; la prison, alors m&#234;me qu'ils &#233;taient rest&#233;s libres durant les trois ann&#233;es qui avaient pr&#233;c&#233;d&#233; le proc&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Apr&#232;s la parodie de proc&#232;s [...], je me suis rendu compte que, dans ce pays qui est le mien, o&#249; je suis n&#233;e, je serai toujours une citoyenne de deuxi&#232;me zone &#187;, d&#233;clare bien plus tard la s&#339;ur de la victime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mort de Malik Oussekine demeure un tournant majeur dans l'histoire contemporaine fran&#231;aise. Elle a suscit&#233; une prise de conscience collective sur la brutalit&#233; polici&#232;re et la n&#233;cessit&#233; d'un contr&#244;le d&#233;mocratique accru des forces de l'ordre. Bien que les condamnations prononc&#233;es aient &#233;t&#233; jug&#233;es d&#233;risoires par la famille et par une grande partie de l'opinion publique, cette affaire a ouvert un d&#233;bat de fond sur la responsabilit&#233; de l'&#201;tat et sur la valeur de chaque vie face &#224; l'institution polici&#232;re. Au-del&#224; du drame humain, le nom de Malik Oussekine reste aujourd'hui encore un symbole de la lutte contre les abus policiers et pour l'&#233;galit&#233; devant la loi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Liens</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Basta !
&lt;br class='autobr' /&gt;
https://basta.media/Depuis-Zyed-et-Bouna-162-personnes-sont-mortes-suite-a-une-tentative-de-controle-de-police &lt;br class='autobr' /&gt;
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https://www.bondyblog.fr/opinions/les-18-ans-que-zyed-et-bouna-nont-pas-eu-le-temps-davoir/&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p style=&#034;margin-bottom:11px&#034;&gt;&lt;strong&gt;Basta !&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href='https://basta.media/Depuis-Zyed-et-Bouna-162-personnes-sont-mortes-suite-a-une-tentative-de-controle-de-police' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://basta.media/Depuis-Zyed-et-Bouna-162-personnes-sont-mortes-suite-a-une-tentative-de-controle-de-police&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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		<description>
&lt;p&gt;Le 27 octobre 2005 &#224; Clichy-Sous-Bois, trois adolescents &#226;g&#233;s de quinze et dix-sept ans, poursuivis par des policiers, alors qu'ils n'avaient commis aucun d&#233;lit, vont escalader les grilles d'un site EDF pour s'y r&#233;fugier. Zyed Benna et Bouna Traor&#233; y trouvent la mort, foudroy&#233;s par une d&#233;charge de 20 000 volts, Muhittin Altun est gravement bless&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; D&#232;s demain, on va nettoyer au Karcher la cit&#233; &#187; avait d&#233;clar&#233; Nicolas Sarkozy &#224; la Courneuve en juin de la m&#234;me ann&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une r&#233;volte sociale (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-20-ans-apres-Zyed-Benna-et-Bouna-Traore-les-morts-liees-aux-interventions-des-" rel="directory"&gt;20 ans apr&#232;s Zyed Benna et Bouna Traor&#233;, les morts li&#233;es aux interventions des forces de l'ordre ont plus que doubl&#233;.&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 27 octobre 2005 &#224; Clichy-Sous-Bois, trois adolescents &#226;g&#233;s de quinze et dix-sept ans, poursuivis par des policiers, alors qu'ils n'avaient commis aucun d&#233;lit, vont escalader les grilles d'un site EDF pour s'y r&#233;fugier. Zyed Benna et Bouna Traor&#233; y trouvent la mort, foudroy&#233;s par une d&#233;charge de 20 000 volts, Muhittin Altun est gravement bless&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; D&#232;s demain, on va nettoyer au Karcher la cit&#233; &#187; avait d&#233;clar&#233; Nicolas Sarkozy &#224; la Courneuve en juin de la m&#234;me ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une r&#233;volte sociale d&#233;marre spontan&#233;ment la nuit m&#234;me. Partie de Clichy-Sous-Bois, elle va se d&#233;velopper largement pendant trois semaines, s'&#233;tendant aux quartiers d'une centaine de villes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dominique de Villepin, chef du gouvernement qui compte dans ses rangs le ministre de l'int&#233;rieur Nicolas Sarkozy, d&#233;cr&#232;te l'&#233;tat d'urgence &#224; partir du 8 novembre. Cr&#233;&#233; par la loi d'avril 1955 pour s'opposer &#224; la lutte du peuple alg&#233;rien, l'&#233;tat d'urgence n'avait plus jamais, jusqu'&#224; ce jour, &#233;t&#233; utilis&#233;. Cette situation d'exception permet aux pr&#233;fets de restreindre les libert&#233;s sans passer par les juges (interdiction de circulation, de manifestation, perquisition sans mandats, assignation &#224; r&#233;sidence, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les policiers, jug&#233;s pr&#232;s de dix ans plus tard pour non-assistance &#224; personne en danger, ont finalement &#233;t&#233; relax&#233;s. Pourtant un des policiers avait pr&#233;venu ses coll&#232;gues : &#171; S'ils rentrent sur le site EDF, je ne donne pas cher de leur peau &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vingt ans plus tard, la douleur demeure pour ces familles. Chaque nom de victime rappelle une m&#234;me col&#232;re : celle de l'injustice, de l'impunit&#233; et du m&#233;pris. Ces morts ne sont pas des accidents, mais les cons&#233;quences d'un syst&#232;me qui criminalise l'origine sociale, la couleur de peau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dispositifs juridiques comme le Code noir puis le Code de l'indig&#233;nat ont servi longtemps &#224; l&#233;gitimer l'asservissement, la d&#233;shumanisation et la r&#233;pression syst&#233;matique des peuples colonis&#233;s. Bien qu'abolis, ils continuent pourtant, d'une mani&#232;re insidieuse, &#224; alimenter le pr&#233;jug&#233; que les populations non-blanches constituent une menace pour &#171; l'ordre r&#233;publicain &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les quartiers populaires, la pr&#233;sence polici&#232;re n'&#233;voque pas la s&#233;curit&#233;, mais la peur et la r&#233;volte contre un syst&#232;me de plus en plus r&#233;pressif. Courir par peur de la police est la r&#233;alit&#233; encore aujourd'hui pour de nombreux jeunes des quartiers populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une R&#233;publique qui se veut &#233;galitaire, comment accepter qu'&#224; 17 ans, un jeune &#171; racis&#233; &#187; risque mourir lors d'un simple contr&#244;le de police ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous refusons de nous habituer, nous refusons que l'&#201;tat se d&#233;responsabilise. Vingt ans apr&#232;s Zyed et Bouna, l'exigence de justice reste urgente et toujours d'actualit&#233;. Nahel Merzouki, 17 ans, est tu&#233; par le tir &#224; bout d'un policier lors d'un banal contr&#244;le le 27 juin 2023 ce qui va aussi provoquer une nouvelle r&#233;volte sociale durement r&#233;prim&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 14 novembre 2005, trois jours avant la fin des r&#233;voltes, le pr&#233;sident Jacques Chirac d&#233;clarait : &#171; Je veux dire aux enfants des quartiers difficiles qu'ils sont tous les filles et les fils de la R&#233;publique. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, malgr&#233; quelques op&#233;rations urbaines et des promesses de r&#233;habilitation, les quartiers populaires restent marginalis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours des vingt derni&#232;res ann&#233;es, le nombre de personnes tu&#233;es, directement ou indirectement, &#224; la suite d'une intervention des forces de l'ordre a plus que doubl&#233;. Pr&#232;s d'un tiers de ces d&#233;c&#232;s surviennent apr&#232;s un contr&#244;le ou une tentative de contr&#244;le policier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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