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	<title>M&#233;moires en Marche Marseille</title>
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	<description>Le collectif M&#233;moires en Marche Marseille s'est constitu&#233;s d&#233;but 2013 par des militants (nombreux ayant particip&#233; &#224; la cr&#233;ation de l'ARA radio Gazelle) issus de l'immigration postcoloniale et de la traite de l'esclavage.</description>
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		<title>M&#233;moires en Marche Marseille</title>
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		<title>Intro</title>
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		<title>L'affaire Th&#233;o Luhaka Sept ans de combat judiciaire</title>
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&lt;p&gt;L'affaire Th&#233;o Luhaka, survenue le 2 f&#233;vrier 2017 &#224; Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis, reste un symbole des tensions autour des violences polici&#232;res en France. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce jour-l&#224;, quatre policiers de la brigade de s&#251;ret&#233; de terrain contr&#244;lent un groupe dans la cit&#233; de la Rose-des-Vents. Th&#233;o Luhaka, &#233;ducateur de 22 ans, intervient apr&#232;s avoir vu qu'un jeune avait &#233;t&#233; gifl&#233; par un policier. Il est alors plaqu&#233; au sol, gaz&#233; et frapp&#233;. Le policier Marc-Antoine Castelain utilise sa matraque (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Violence-policiere-" rel="directory"&gt;Violence polici&#232;re &lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'affaire Th&#233;o Luhaka, survenue le 2 f&#233;vrier 2017 &#224; Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis, reste un symbole des tensions autour des violences polici&#232;res en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce jour-l&#224;, quatre policiers de la brigade de s&#251;ret&#233; de terrain contr&#244;lent un groupe dans la cit&#233; de la Rose-des-Vents. Th&#233;o Luhaka, &#233;ducateur de 22 ans, intervient apr&#232;s avoir vu qu'un jeune avait &#233;t&#233; gifl&#233; par un policier. Il est alors plaqu&#233; au sol, gaz&#233; et frapp&#233;. Le policier Marc-Antoine Castelain utilise sa matraque t&#233;lescopique et blesse gravement Th&#233;o provoquant une d&#233;chirure anale de 10cm. Il est ensuite menott&#233;, humili&#233; avec une photo au commissariat et transport&#233; en urgence &#224; l'h&#244;pital, avec une incapacit&#233; totale de travail de 60 jours. Une cam&#233;ra filme la sc&#232;ne, la vid&#233;o est diffus&#233;e en 2018.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les policiers affirment avoir ma&#238;tris&#233; un individu r&#233;calcitrant, niant toute intention de mutilation. Des insultes racistes comme &#034;bamboula&#034; et des coups suppl&#233;mentaires sont rapport&#233;s par la victime, tandis que les agents &#233;voquent une r&#233;sistance violente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parquet de Bobigny ouvre une information judiciaire pour &#034;violences volontaires en r&#233;union par personnes d&#233;positaires de l'autorit&#233; publique&#034;. Un policier est mis en examen pour viol, les trois autres pour violences aggrav&#233;es, tous sont suspendus par Bruno Le Roux, ministre de l'Int&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les expertises m&#233;dicales divergent. En f&#233;vrier 2018, une expertise constate une blessure &#034;p&#233;ri-anale&#034; sans p&#233;n&#233;tration ce qui tend &#224; remettre en cause le constat de viol. En ao&#251;t 2019, une autre expertise constate des l&#233;sions sphinct&#233;riennes irr&#233;versibles en &#034;relation certaine et directe&#034; avec l'interpellation, n&#233;cessitant un suivi m&#233;dical &#224; vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En novembre 2020, la D&#233;fenseure des droits, Claire H&#233;don, d&#233;nonce l'intervention injustifi&#233;e, les violences disproportionn&#233;es, l'usage ill&#233;gal de gaz lacrymog&#232;ne et des faux dans les rapports policiers. Elle r&#233;clame des sanctions disciplinaires, limit&#233;es &#224; deux bl&#226;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La juge renvoie trois policiers devant les assises de Seine-Saint-Denis pour &#034;violences volontaires avec circonstances aggravantes&#034;, Marc-Antoine Castelain pour &#034;violences ayant entra&#238;n&#233; une mutilation ou infirmit&#233; permanente&#034;. Le parquet avait &#233;cart&#233; le viol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du 9 au 19 janvier 2024, la cour reconna&#238;t les violences mais rejette l'infirmit&#233; permanente comme circonstance aggravante au sens criminel. Marc-Antoine Castelain est condamn&#233; &#224; 12 mois de prison avec sursis et interdiction d'exercer sur la voie publique pendant 5 ans. J&#233;r&#233;mie Dulin et Tony Hochart ont eu 3 mois avec sursis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Th&#233;o Luhaka d&#233;clare : &#171; Je suis handicap&#233; &#224; vie, et la justice n'a pas reconnu l'infirmit&#233; permanente &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'affaire a provoqu&#233; des &#233;meutes &#224; Bobigny, Paris, Marseille, Rouen et Nantes, avec interpellations massives. Le 18 f&#233;vrier, 2 300 manifestants d&#233;filent &#224; Paris &#224; l'appel d'associations antiracistes et du syndicat de la magistrature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des soutiens publics de c&#233;l&#233;brit&#233;s se sont manifest&#233;s, notamment Omar Sy, Youssoupha, Imany ou Mathieu Kassovitz. Une tribune de 40 artistes est publi&#233;e dans Lib&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un syndicaliste policier juge le terme &#171; bamboula &#187; convenable ce qui est condamn&#233; par le ministre Bruno Le Roux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'affaire devient un symbole international des violences polici&#232;res. L'ONU mandate des experts pour Th&#233;o Luhaka, Adama Traor&#233; et Fran&#231;ois Bayiga. Les d&#233;bats sont r&#233;currents sur le racisme policier, notamment les contr&#244;les au faci&#232;s. On peut citer aussi ici les violences polici&#232;res contre Michel Zecler en novembre 2020 ou la mort du jeune de 17 ans, Nahel Merzouk, provoqu&#233;e par le tir &#224; bout portant d'un policier le 27 juin 2023.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Affaires connexes au commissariat d'Aulnay&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 2008 : Le commissaire Christian R. condamn&#233; &#224; un an de prison avec sursis pour non-emp&#234;chement de d&#233;lit (policier place un enjoliveur entre les fesses d'un contrevenant).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.ledauphine.com/france-monde/2017/02/14/le-commissaire-d-aulnay-condamne-pour-l-affaire-de-l-enjoliveur' rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.ledauphine.com/france-monde/2017/02/14/le-commissaire-d-aulnay-condamne-pour-l-affaire-de-l-enjoliveur&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 25 janvier 2017 : Mohamed K. violent&#233; par Castelain (&#034;Barbe rousse&#034;), insultes racistes, 5 jours ITT. IGPN saisie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 30 janvier 2017 : Djamel D., employ&#233; communal, interpell&#233; violemment par la BAC (5 jours ITT). Deux commissariats refusent sa plainte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Drancy, 29 octobre 2015 : Alexandre subit plaie anale de 1,5 cm par police municipale, requalifi&#233; en viol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Couverture m&#233;diatique controvers&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lib&#233;ration d&#233;fend sa couverture, la vid&#233;o connue d&#232;s 2017, ne change pas le fond.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Monde analyse &#171; la d&#233;monstration implacable d'une lourde s&#233;rie de manquements policiers et comportements contraires &#224; la d&#233;ontologie &#224; tous les niveaux &#187;. &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Violence polici&#232;re et expulsions dans les ann&#233;es 1970 Le cas de Youssef Sassi.</title>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



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&lt;p&gt;Dans le contexte s&#233;curitaire des ann&#233;es 1970 (circulaires Marcellin-Fontanet), les contr&#244;les d'identit&#233; discriminatoires, les &#171; d&#233;lits de faci&#232;s &#187;, et les op&#233;rations &#171; coup de poing &#187; contre les immigr&#233;s sont fr&#233;quents. &lt;br class='autobr' /&gt;
Youssef Sassi, travailleur tunisien, se fait arr&#234;ter par la police &#224; la gare Saint-Charles &#224; Marseille le 29 d&#233;cembre 1978 alors qu'Il venait acheter un billet pour Paris. Youssef Sassi, 25 ans, habite &#224; Martigues, sa carte de s&#233;jour est en cours de renouvellement (il a un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Violence-policiere-" rel="directory"&gt;Violence polici&#232;re &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_346 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.memmarseille.fr/local/cache-vignettes/L340xH340/youef-ou-la-fidelite-a-soi-une-enquete-sur-l-engagement-la-violence-et-l-exil-22385.jpg?1771720038' width='340' height='340' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans le contexte s&#233;curitaire des ann&#233;es 1970 (circulaires Marcellin-Fontanet), les contr&#244;les d'identit&#233; discriminatoires, les &#171; d&#233;lits de faci&#232;s &#187;, et les op&#233;rations &#171; coup de poing &#187; contre les immigr&#233;s sont fr&#233;quents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Youssef Sassi, travailleur tunisien, se fait arr&#234;ter par la police &#224; la gare Saint-Charles &#224; Marseille le 29 d&#233;cembre 1978 alors qu'Il venait acheter un billet pour Paris. Youssef Sassi, 25 ans, habite &#224; Martigues, sa carte de s&#233;jour est en cours de renouvellement (il a un r&#233;c&#233;piss&#233; attestant de sa demande), mais le guichetier conteste la validit&#233; de ses documents. Il prof&#232;re des injures racistes et appelle la police. Youssef Sassi, est alors interpell&#233; et conduit au commissariat. Il va y subir des insultes racistes et des violences. Lib&#233;r&#233; le 30 d&#233;cembre au soir, il consulte un m&#233;decin qui r&#233;dige un certificat qui constate les ecchymoses/ visage, torse, anus, et &#233;tablit 12 jours d'incapacit&#233; de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la fin de la guerre d'Alg&#233;rie et son ind&#233;pendance, des discours de haine s'expriment contre les immigr&#233;s alg&#233;riens en France. Ils sont bien souvent aliment&#233;s par des organisations de rapatri&#233;s li&#233;es &#224; l'extr&#234;me-droite et influentes dans la police.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces discours vont s'amplifier davantage suite &#224; la nationalisation de la production de p&#233;trole par l'Alg&#233;rie ind&#233;pendante en 1971.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les immigr&#233;s maghr&#233;bins, y compris les tunisiens et les marocains, sont vis&#233;s indistinctement par ce racisme ambiant anti-arabe, h&#233;ritage de la domination coloniale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils sont cibl&#233;s par un racisme structurel et par des violences dans les rues et les commissariats, plusieurs meurtres racistes sont commis d&#232;s le d&#233;but des ann&#233;es 1970.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_348 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.memmarseille.fr/IMG/jpg/cgt_police.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.memmarseille.fr/local/cache-vignettes/L500xH687/cgt_police-3a346.jpg?1771720038' width='500' height='687' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le 5 janvier 1979, Youssef Sassi porte plainte pour violences corporelles et injures racistes contre deux policiers. Le 11 janvier il est avis&#233; qu'une mesure d'expulsion a &#233;t&#233; prise au motif de &#171; trouble &#224; l'ordre public &#187;. Les policiers d&#233;posent aussi une plainte pour r&#233;bellion et outrage le 2 f&#233;vrier 1979.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Youssef Sassi est membre de la CGT, il participe aux stages de la JOC et ses amis sont membres de l'Organisation communiste des travailleurs (OCT). Il participe &#224; des distributions de tracts syndicaux en 1974 &#224; Carpentras et en 1977 du cot&#233; de Berre-l'&#201;tang, Cela constituera un motif pour justifier un &#171; trouble &#224; l'ordre public &#187; lors de son audition devant la commission d'expulsion le 6 f&#233;vrier 1979.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi du 3 d&#233;cembre 1849 sur la presse, toujours en vigueur dans les ann&#233;es 1970, interdisait aux &#233;trangers de participer &#224; la direction ou &#224; la diffusion de publications politiques p&#233;riodiques, sous peine d'amendes ou d'emprisonnement (art. 9). Cette disposition s'&#233;tendait aussi aux distributions de tracts syndicaux ou politiques, interpr&#233;t&#233;s comme relevant du trouble &#224; l'ordre public (loi de 1884 sur les associations et d&#233;cret-loi de 1939).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La l&#233;gislation sur les &#233;trangers (ordonnance du 2 novembre 1945, modifi&#233;e par les lois de 1973-1974) autorisait l'expulsion pour &#171; trouble &#224; l'ordre public &#187; sans d&#233;lai d'appel dans les 15 jours suivant une condamnation pour r&#233;bellion ou outrage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son avocat Dany Cohen, du &lt;a href=&#034;https://www.memmarseille.fr/-Syndicat-des-avocats-de-france-&#034;&gt;Syndicat des avocats de France (SAF)&lt;/a&gt;, d&#233;nonce l'acc&#233;l&#233;ration de la proc&#233;dure alors que Youssef Sassi est mari&#233; avec une fran&#231;aise depuis septembre 1978 et qu'il a d&#233;pos&#233; une demande de naturalisation.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_347 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.memmarseille.fr/local/cache-vignettes/L236xH455/expulsion_du_te_moin_genant_droit_et_liberte_n_378_mars_1979-60297.jpg?1771720038' width='236' height='455' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ni la plainte de Youssef Sassi pour violences et injures ni les arguments de son avocat n'ont &#233;t&#233; pris en compte par la justice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son livre-enqu&#234;te &#171; Youssef ou la fid&#233;lit&#233; &#224; soi &#187; de Johanna Sim&#233;ant-Germanos, publi&#233; en janvier 2026 (&#233;ditions anamosa), elle &#233;voque une autre affaire celle de Th&#233;o (2017). C'est cette affaire qui va lui donner envie d'&#233;crire sur Youssef Sassi. Elle retrouve aussi dans un article du journal Lib&#233;ration du 11 f&#233;vrier 1976 que des policiers de Marseille avaient avou&#233; avoir utilis&#233; une matraque dans l'anus d'une autre victime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour rappel, l'affaire de Th&#233;o, &#224; Aulnay-sous-Bois en 2017 : lors de l'interpellation, les policiers ont aussi utilis&#233; une matraque et ont bless&#233; gravement Th&#233;o &#224; l'anus. Les faits sont requalifi&#233;s en violences involontaires aggrav&#233;es. Les forces de l'ordre invoquent un &#171; geste technique &#187; (projection au sol, menottage) ou un &#171; accident &#187;, et les experts m&#233;dico-l&#233;gaux h&#233;sitent sans preuve vid&#233;o ou t&#233;moin direct.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plainte de Youssef Sassi pour violences aboutit &#224; un non-lieu. Pourtant au regard du droit international, l'article 3 de Convention europ&#233;enne des droits de l'homme, ratifi&#233;e par la France en 1974, prohibe la torture et les traitements inhumains ou d&#233;gradants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les violences polici&#232;res : d&#233;tention, coups r&#233;p&#233;t&#233;s, injures racistes humiliantes, peuvent s'y assimiler, voire relever de la torture si syst&#233;matiques ou motiv&#233;es par la race.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mariage et la demande de naturalisation, qui suspendaient l'expulsion d'apr&#232;s l'ordonnance de 1945 (art. 8), n'ont pas fonctionn&#233;, car le motif de &#171; trouble &#224; l'ordre public &#187;, consid&#233;r&#233; comme grave, permettait de l'&#233;carter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'expulsion est prononc&#233;e et ex&#233;cut&#233;e le 28 juin 1979 depuis l'a&#233;roport de Marignane, malgr&#233; les mobilisations de la CGT, La Cimade, la Ligue des Droits de l'Homme et le MRAP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Youssef Sassi a subi des tortures &#224; son arriv&#233;e en Tunisie et il a enfin r&#233;ussi &#224; fuir son pays pour obtenir l'asile politique en Su&#232;de.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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