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	<title>M&#233;moires en Marche Marseille</title>
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	<description>Le collectif M&#233;moires en Marche Marseille s'est constitu&#233;s d&#233;but 2013 par des militants (nombreux ayant particip&#233; &#224; la cr&#233;ation de l'ARA radio Gazelle) issus de l'immigration postcoloniale et de la traite de l'esclavage.</description>
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		<title>M&#233;moires en Marche Marseille</title>
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		<title>Le Mouvement des Travailleurs Arabes (MTA) et le th&#233;&#226;tre </title>
		<link>https://www.memmarseille.fr/Le-Mouvement-des-Travailleurs-Arabes-MTA-et-le-theatre</link>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



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&lt;p&gt;Archives fragmentaires et paroles invisibles &lt;br class='autobr' /&gt;
Th&#233;&#226;tre et m&#233;moires effac&#233;es &lt;br class='autobr' /&gt;
Les pratiques th&#233;&#226;trales militantes issues de l'immigration ont souvent &#233;t&#233; effac&#233;es ou marginalis&#233;es dans les r&#233;cits dominants, en France comme dans l'espace postcolonial. Le Mouvement des travailleurs arabes (MTA) s'inscrit pourtant dans une d&#233;marche fondatrice celui de rendre visibles des formes de parole collective d&#233;velopp&#233;es en dehors des institutions culturelles officielles. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ce cadre, le MTA a cr&#233;&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Culture-" rel="directory"&gt;Culture&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Archives fragmentaires et paroles invisibles&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Th&#233;&#226;tre et m&#233;moires effac&#233;es&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pratiques th&#233;&#226;trales militantes issues de l'immigration ont souvent &#233;t&#233; effac&#233;es ou marginalis&#233;es dans les r&#233;cits dominants, en France comme dans l'espace postcolonial. Le Mouvement des travailleurs arabes (MTA) s'inscrit pourtant dans une d&#233;marche fondatrice celui de rendre visibles des formes de parole collective d&#233;velopp&#233;es en dehors des institutions culturelles officielles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce cadre, le MTA a cr&#233;&#233; des troupes de th&#233;&#226;tre dont il reste aujourd'hui peu de traces. Les archives concernant Al Halaka &#224; Marseille sont extr&#234;mement fragmentaires, tout comme celles de Al Assifa &#224; Paris. Cette raret&#233; documentaire pose une question essentielle : comment une m&#233;moire culturelle aussi riche a-t-elle pu presque dispara&#238;tre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Al Halaka na&#238;t au d&#233;but des ann&#233;es 1970 dans la r&#233;gion d'Aix-Marseille, dans le sillage du MTA. Son nom, qui signifie &#8220;le cercle&#8221; en arabe, renvoie &#224; la &#171; halqa &#187;, une forme traditionnelle de narration orale o&#249; un conteur s'adresse &#224; un public r&#233;uni en cercle dans l'espace public. Cette r&#233;f&#233;rence inscrit la troupe dans une culture du r&#233;cit populaire, fond&#233;e sur l'oralit&#233; et la proximit&#233; avec le public, en rupture avec les institutions th&#233;&#226;trales classiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La troupe d&#233;veloppe un th&#233;&#226;tre collectif et politique, nourri par les exp&#233;riences v&#233;cues des travailleurs immigr&#233;s : conditions de travail, pr&#233;carit&#233;, racisme, logement, mais aussi solidarit&#233;s et luttes. Les textes &#233;mergent de t&#233;moignages, de discussions et d'improvisations, dans une logique de cr&#233;ation partag&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La forme du cercle transforme profond&#233;ment la relation sc&#233;nique, la s&#233;paration entre acteurs et spectateurs s'efface, la parole circule, et chacun peut devenir t&#233;moin ou participant. Le th&#233;&#226;tre devient ainsi un espace commun, &#224; la fois artistique et politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Al Assifa, &#8220;la temp&#234;te&#8221; en arabe, s'inscrit dans une dynamique proche, mais plus directement li&#233;e aux mobilisations militantes du MTA. La troupe appara&#238;t dans un contexte de fortes luttes ouvri&#232;res immigr&#233;es, dans les usines, les foyers et les quartiers populaires. Le th&#233;&#226;tre devient alors un outil d'action directe et de prise de parole collective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ses pi&#232;ces sont construites &#224; partir de r&#233;cits r&#233;els, exp&#233;riences de travail, conditions de logement, discriminations, violences polici&#232;res et luttes syndicales. L'&#233;criture est collective, issue d'&#233;changes, d'improvisations et de t&#233;moignages recueillis sur le terrain, sans auteur unique identifi&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les repr&#233;sentations ont lieu dans des espaces non institutionnels, foyers, usines en gr&#232;ve, salles associatives, afin de rester au plus pr&#232;s des personnes concern&#233;es. Le th&#233;&#226;tre fonctionne ainsi comme un prolongement des luttes sociales plut&#244;t que comme un objet artistique autonome.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces exp&#233;riences ont invent&#233; des formes th&#233;&#226;trales hybrides, o&#249; la parole des travailleurs immigr&#233;s n'est pas repr&#233;sent&#233;e de l'ext&#233;rieur, mais produite de l'int&#233;rieur. Elles m&#234;lent souvent arabe et fran&#231;ais, refl&#233;tant une r&#233;alit&#233; sociale plurielle et permettant de s'adresser directement aux communaut&#233;s concern&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le MTA et ses troupes apparaissent aujourd'hui en marge des r&#233;cits officiels sur les mouvements sociaux en France. Les r&#233;inscrire dans une histoire plus large des luttes postcoloniales permet de mettre en &#233;vidence des continuit&#233;s entre mobilisations ouvri&#232;res immigr&#233;es, pratiques culturelles militantes et d&#233;bats contemporains sur la m&#233;moire, l'exil et la citoyennet&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail de Bouchra Khalili contribue &#224; cette relecture. Ses recherches montrent que ces exp&#233;riences ne sont pas des &#233;pisodes isol&#233;s, mais des moments fondateurs pour comprendre comment des communaut&#233;s ont cherch&#233; &#224; se repr&#233;senter elles-m&#234;mes, &#224; inventer leurs propres espaces publics et &#224; contester les r&#233;cits dominants de l'histoire sociale et politique en France.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Festival cin&#233; Palestine : le Mouvement des Travailleurs Arabes (MTA), issu des Comit&#233;s Palestine, et les luttes de lib&#233;ration palestiniennes</title>
		<link>https://www.memmarseille.fr/Festival-cine-Palestine-le-Mouvement-des-Travailleurs-Arabes-MTA-issu-des</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dans le cadre du Festival Cin&#233;-Palestine, la projection de deux films permet de faire le lien entre le Mouvement des Travailleurs Arabes (MTA), issu des Comit&#233;s Palestine, et les luttes de lib&#233;ration palestiniennes. Cette s&#233;ance aura lieu au Vid&#233;odrome 2 le vendredi 29 mai 2026 &#224; 19h. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Palestine vaincra &#187; est un mot d'ordre utilis&#233; depuis plusieurs d&#233;cennies dans les manifestations de soutien au peuple palestinien. Il exprime une affirmation politique de solidarit&#233; avec la lutte de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Actualites-" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_387 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.memmarseille.fr/IMG/png/unnamed_5_.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.memmarseille.fr/local/cache-vignettes/L500xH163/unnamed_5_-29ed8.png?1779145724' width='500' height='163' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre du Festival Cin&#233;-Palestine, la projection de deux films permet de faire le lien entre le Mouvement des Travailleurs Arabes (MTA), issu des Comit&#233;s Palestine, et les luttes de lib&#233;ration palestiniennes. Cette s&#233;ance aura lieu au Vid&#233;odrome 2 le &lt;strong&gt;vendredi 29 mai 2026 &#224; 19h.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Palestine vaincra &#187; est un mot d'ordre utilis&#233; depuis plusieurs d&#233;cennies dans les manifestations de soutien au peuple palestinien. Il exprime une affirmation politique de solidarit&#233; avec la lutte de lib&#233;ration de la Palestine et s'inscrit dans un registre internationaliste de soutien aux peuples en lutte contre le colonialisme et l'occupation. Ce slogan appara&#238;t r&#233;guli&#232;rement dans les mobilisations en France et ailleurs, notamment lors de rassemblements contre la colonisation des territoires palestiniens et en solidarit&#233; avec les r&#233;sistances palestiniennes. Il est associ&#233; &#224; une tradition militante qui relie les luttes palestiniennes aux autres combats anticoloniaux et antiracistes dans le monde. Au-del&#224; de sa dimension symbolique, &#171; Palestine vaincra &#187; fonctionne comme une formule de rassemblement, affirmant &#224; la fois un soutien politique et une continuit&#233; historique des luttes de lib&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Palestine vaincra est aussi le titre du documentaire r&#233;alis&#233; en 1969 par Jean-Pierre Olivier de Sardan. Le film revient notamment sur la bataille de Karameh en 1968, qui oppose l'arm&#233;e sioniste isra&#233;lienne &#224; des combattants palestiniens, principalement issus de la r&#233;sistance organis&#233;e autour du mouvement Fatah et avec le soutien de la population jordanienne locale. Ce documentaire retrace plusieurs d&#233;cennies de r&#233;sistance palestinienne face &#224; la colonisation, &#224; l'occupation et &#224; l'exil impos&#233; au peuple palestinien. &#192; partir de t&#233;moignages, d'archives, de cartes et d'images militantes, il affirme la n&#233;cessit&#233; de la solidarit&#233; internationaliste et rappelle que la lutte palestinienne s'inscrit dans une histoire plus large de combats anticoloniaux &#224; travers le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le documentaire Compter sur ses propres forces de Yannis Tritsibidas montre quant &#224; lui les luttes des travailleurs immigr&#233;s en France au d&#233;but des ann&#233;es 1970, notamment celles men&#233;es par le MTA. Ce mouvement s'inscrit dans l'histoire des luttes de l'immigration postcoloniale en France au d&#233;but des ann&#233;es 1970. N&#233; dans le prolongement des anciens Comit&#233;s Palestine et des mobilisations ouvri&#232;res, il rassemble des travailleurs immigr&#233;s arabes organis&#233;s de mani&#232;re autonome face au racisme, &#224; l'exploitation et aux conditions de vie impos&#233;es dans les foyers, les usines et les quartiers populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette dynamique militante prend une importance particuli&#232;re au d&#233;but des ann&#233;es 1970, marqu&#233;e par la pr&#233;sence de travailleurs immigr&#233;s et par des tensions sociales importantes. En 1973, dans le sud de la France et plus particuli&#232;rement &#224; Marseille, on assiste &#224; une mont&#233;e des violences racistes dans un contexte de durcissement politique et social. C'est dans cette p&#233;riode que s'intensifient les mobilisations contre plusieurs assassinats racistes, l'attentat contre le consulat d'Alg&#233;rie, les discriminations et les conditions de travail impos&#233;es aux immigr&#233;s et &#224; leurs familles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le MTA s'inscrit directement dans ces luttes. Il participe &#224; l'organisation de mobilisations, de rassemblements et d'actions collectives en r&#233;ponse aux violences subies, notamment apr&#232;s les assassinats de travailleurs immigr&#233;s comme Djellali Ben Ali et Gacem Ali, ainsi que du jeune Ladj Loun&#232;s, qui deviennent des symboles d'un racisme structurel et institutionnel. Ces &#233;v&#233;nements contribuent &#224; renforcer une conscience politique collective au sein des travailleurs immigr&#233;s et &#224; affirmer la n&#233;cessit&#233; d'une auto-organisation autonome.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, &#224; Marseille, en 1973 appara&#238;t comme un moment charni&#232;re o&#249; les luttes immigr&#233;es gagnent en visibilit&#233;, o&#249; les solidarit&#233;s se structurent entre mouvements ouvriers, organisations antiracistes et courants internationalistes, et o&#249; la question coloniale reste centrale dans l'espace social et politique. Les mobilisations de cette p&#233;riode constituent ainsi un moment important de l'histoire des luttes de l'immigration, celui d'une prise de parole politique autonome, inscrite dans une dynamique de r&#233;sistance globale, o&#249; s'articulent antiracisme, lutte de classe et internationalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le MTA joue alors un r&#244;le de jonction entre luttes sociales et luttes anticoloniales, notamment &#224; travers son soutien actif &#224; la Palestine et aux mouvements de lib&#233;ration nationale. Il relie ainsi les combats men&#233;s en France contre le racisme et l'exploitation aux luttes internationales contre l'oppression coloniale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; travers cette programmation, le Festival Cin&#233;-Palestine rappelle que les combats anticoloniaux, antiracistes et anticapitalistes sont indissociables. Des luttes des travailleurs immigr&#233;s dans les ann&#233;es 1970 aux mobilisations actuelles de soutien &#224; Gaza, ces films font r&#233;sonner des histoires de r&#233;sistance collective face &#224; l'oppression, &#224; l'effacement et &#224; la r&#233;pression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que Gaza subit aujourd'hui une destruction massive, des bombardements continus, le d&#233;placement forc&#233; de populations civiles et une catastrophe humanitaire d&#233;nonc&#233;e par de nombreuses organisations internationales et acteurs du droit international comme un g&#233;nocide en cours, cette programmation affirme la n&#233;cessit&#233; de maintenir des espaces de solidarit&#233; politique, de m&#233;moire et de mobilisation. Face au silence, &#224; la criminalisation des soutiens &#224; la Palestine et aux tentatives d'effacement des r&#233;cits palestiniens, le cin&#233;ma devient un outil essentiel de contre-information et de transmission.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cin&#233;ma appara&#238;t ici comme une arme politique : un espace de m&#233;moire, de r&#233;sistance et d'organisation collective capable de faire circuler les r&#233;cits des opprim&#233;s, de relier les exp&#233;riences de lutte et de nourrir des fronts communs contre le colonialisme, le racisme et toutes les formes de domination.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Encore un mort impliquant la police, &#224; Marseille</title>
		<link>https://www.memmarseille.fr/Encore-un-mort-impliquant-la-police-a-Marseille</link>
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		<dc:date>2026-05-05T08:04:53Z</dc:date>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



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&lt;p&gt;Encore une vie fauch&#233;e lors d'un banal contr&#244;le routier. Cette fois, par un policier municipal. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un d&#233;tail qui n'en est pas un. &lt;br class='autobr' /&gt;
En France comme dans la plupart des d&#233;mocraties, les forces de l'ordre ont pour r&#244;le de prot&#233;ger la population, faire respecter la loi et intervenir en cas de danger. L'usage de la force est strictement encadr&#233; par la loi, et consid&#233;r&#233; comme un ultime recours, par exemple en cas de l&#233;gitime d&#233;fense ou pour emp&#234;cher un danger grave et imm&#233;diat. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant cette (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Actualites-" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_386 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.memmarseille.fr/IMG/jpg/marche_en_me_moire_de_mehdi.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.memmarseille.fr/local/cache-vignettes/L500xH745/marche_en_me_moire_de_mehdi-5ad4b.jpg?1778075394' width='500' height='745' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Encore une vie fauch&#233;e lors d'un banal contr&#244;le routier. Cette fois, par un policier municipal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un d&#233;tail qui n'en est pas un.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France comme dans la plupart des d&#233;mocraties, les forces de l'ordre ont pour r&#244;le de prot&#233;ger la population, faire respecter la loi et intervenir en cas de danger. L'usage de la force est strictement encadr&#233; par la loi, et consid&#233;r&#233; comme un ultime recours, par exemple en cas de l&#233;gitime d&#233;fense ou pour emp&#234;cher un danger grave et imm&#233;diat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant cette loi de 2017 sur l'usage des armes est parfois interpr&#233;t&#233;e par les policiers comme &#171; presque un permis de tuer &#187;. Elle traduit en r&#233;alit&#233; un d&#233;placement plus profond : une transformation de la mani&#232;re dont un r&#233;gime politique organise, l&#233;gitime et rend pensable la violence exerc&#233;e en son nom. Ce qui est en jeu n'est donc pas seulement l'extension des pr&#233;rogatives polici&#232;res, mais une red&#233;finition du cadre dans lequel la violence d'&#201;tat est appr&#233;hend&#233;e, &#233;valu&#233;e et jug&#233;e. Dans cette perspective, une r&#233;forme de la loi de 2017 appara&#238;t n&#233;cessaire afin de r&#233;interroger ces &#233;quilibres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais aujourd'hui, encore, la police utilise son arme alors qu'il semble qu'il n'y ait pas de danger r&#233;el. La police municipale, &#224; Marseille, a tir&#233; 3 coups mortels. Pourtant sa mission est claire, c'est celle pr&#233;venir, r&#233;guler, apaiser les situations complexes. Elle est l&#224; pour assurer la tranquillit&#233; publique, mais, pas faire usage d'armes &#224; feu lors d'un banal contr&#244;le routier pour usage de t&#233;l&#233;phone au volant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jeudi 23 avril, dans le 11e arrondissement de Marseille, Mehdi, un homme de 26 ans a &#233;t&#233; abattu. Trois balles. Trois tirs pour mettre fin &#224; une vie. Selon les informations de Marsactu et Mediapart : &#171; la victime a &#233;t&#233; menott&#233;e au sol apr&#232;s avoir &#233;t&#233; touch&#233;e par trois balles &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une enqu&#234;te a &#233;t&#233; ouverte et confi&#233;e &#224; la division de la criminalit&#233; territoriale. Comme souvent, il faudra attendre pour comprendre pr&#233;cis&#233;ment ce qui s'est pass&#233;. Comme souvent, une famille, elle, n'attendra pas, elle pleure la mort d'un proche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On nous dira l'automobiliste aurait quitt&#233; son v&#233;hicule avec un couteau. On nous dira qu'il y avait un danger. Peut-&#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais une chose est d&#233;j&#224; certaine une famille est an&#233;antie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pendant que la v&#233;rit&#233; se fait attendre, les r&#233;flexes, eux, sont imm&#233;diats. Le maire, Beno&#238;t Payan, affirme que la Ville &#171; se tient &#224; la disposition de la justice &#187;. Dans le m&#234;me souffle, il salue &#171; le courage des agents &#187;. Un discours qui, une fois de plus, met en avant les forces de l'ordre au moment m&#234;me o&#249; une vie vient d'&#234;tre fauch&#233;e. Toujours le m&#234;me d&#233;s&#233;quilibre. Toujours la m&#234;me priorit&#233; donn&#233;e au r&#233;cit policier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il faut aller plus loin. Car ce drame n'est pas seulement un fait divers. C'est le produit d'un choix politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 2020, le Printemps marseillais, qui se pr&#233;sente comme une alternative &#171; progressiste &#187; &#224; la droite s&#233;curitaire, a fait de la police municipale un des piliers centraux de son action. Une coalition &#233;lue se pr&#233;sente comme une alternative &#224; la droite s&#233;curitaire et, une fois au pouvoir, en reprend une partie des logiques. Depuis son arriv&#233;e au pouvoir il y a doublement des effectifs, passant de 400 &#224; 800 agents arm&#233;s. L'objectif est d'arriver &#224; 1 600 agents d'ici 2033. Mais pour quelles missions ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La police municipale dont le r&#244;le est de faire de la &#171; pr&#233;vention &#187;, de s'occuper de la circulation et de la tranquillit&#233; publique, se retrouve arm&#233; et en situation de confrontation au point de faire feu mortellement lors d'un simple contr&#244;le. Ce n'est pas un glissement mais une strat&#233;gie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et toute strat&#233;gie a des cons&#233;quences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus d'agents arm&#233;s, c'est plus d'interactions sous tension. Plus de contr&#244;les. Plus de confrontations. Et m&#233;caniquement, plus de risques de d&#233;rapage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui s'est pass&#233; le 23 avril n'est peut-&#234;tre pas une fatalit&#233;. Mais ce n'est pas non plus une surprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors la question doit &#234;tre pos&#233;e clairement, le Printemps marseillais assume-t-il les cons&#233;quences de sa politique s&#233;curitaire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-on &#224; la fois revendiquer une identit&#233; &#171; progressiste &#187; et construire une police municipale arm&#233;e, et plus proche des logiques de maintien de l'ordre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le terrain, la r&#233;ponse est brutale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les quartiers populaires, la d&#233;fiance est profonde. Les habitants parlent d'interventions intrusives, disproportionn&#233;es, parfois violentes de la part de la police municipale. Ils parlent d'un climat de pression permanente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des rassemblements depuis des ann&#233;es d&#233;noncent l'impunit&#233; et un racisme syst&#233;mique notamment au sein de la police. Les mobilisations contre les violences polici&#232;res, comme celles de la Porte d'Aix en 2023, n'&#233;taient pas des accidents. L'onde de choc de l'affaire Nahel Merzouk a laiss&#233; des traces profondes, y compris &#224; Marseille. Elles &#233;taient des alertes. Elles n'ont pas &#233;t&#233; entendues. &#192; Marseille, ce sentiment est amplifi&#233; par l'abandon des services publics au profit d'une pr&#233;sence polici&#232;re accrue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel choix de soci&#233;t&#233; est en train d'&#234;tre fait ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contraste est d'autant plus violent que, selon la cousine du jeune homme, une cellule psychologique a &#233;t&#233; mise en place pour les policiers, tandis que la famille se retrouve sans accompagnement ni informations. L&#224; encore, le d&#233;s&#233;quilibre est flagrant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De son c&#244;t&#233;, la famille lance un appel &#224; t&#233;moins afin de recueillir des &#233;l&#233;ments utiles &#224; la manifestation de la v&#233;rit&#233;, car malheureusement bien souvent les policiers ne sont pas condamn&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors oui, une enqu&#234;te est ouverte. Elle dira ce qu'il s'est pass&#233;. Peut-&#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais au-del&#224; de cette affaire, une responsabilit&#233; politique est d&#233;j&#224; l&#224;. Au lendemain d'une &#233;lection municipale, de nombreuses personnes se sont engag&#233;s dans le printemps marseillais, par peur de l'extr&#234;me droite, pourquoi pas ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il faut juste rappeler que dans le premier mandat municipal il n'y a pas eu de transformation en profondeur du r&#244;le de la police municipale pourtant bien souvent critiqu&#233; par les marseillais racis&#233;es. Enfin s'il y a eu des changements, ils ne sont pas visibles. L'usage de la force est strictement encadr&#233; mais cela n'emp&#234;che pas les d&#233;rives. Les palpations et contr&#244;les sont r&#233;glement&#233;s et ne doivent pas &#234;tre arbitraires. Pourtant certains policiers abusent de leurs fonctions. Combien de fois en nous avons &#233;t&#233; t&#233;moins et malgr&#233; nos interventions les policiers municipaux ont continu&#233; sans nous r&#233;pondre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc, ici &#224; Marseille, aujourd'hui apr&#232;s la mort de ce jeune homme, la mairie doit faire un choix entre plus de s&#233;curit&#233; ou plus de pr&#233;vention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'o&#249; la municipalit&#233; est-elle pr&#234;te entre r&#233;pression et pr&#233;vention ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L&#224; est la question.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> 435-1 m'a tu&#233;.e &#8212; une loi, des morts, un projet artistique et militant.</title>
		<link>https://www.memmarseille.fr/435-1-m-a-tue-e-une-loi-des-morts-un-projet-artistique-et-militant</link>
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		<dc:date>2026-04-23T07:35:23Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;En 2017, l'article L.435-1 &#233;largit l'usage des armes &#224; feu par la police. Dans les mois qui suivent, les tirs augmentent de 50 %. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le 4 ao&#251;t 2021, Souheil El Khalfaoui, 19 ans, est tu&#233; lors d'un contr&#244;le routier. &lt;br class='autobr' /&gt;
Commencent alors une enqu&#234;te d&#233;faillante, des preuves disparues et un marathon judiciaire. Sa famille d&#233;couvre vite que ce n'est pas un cas isol&#233; : ailleurs, les m&#234;mes violences, le m&#234;me d&#233;ni, la m&#234;me impunit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
435-1 m'a tu&#233;.e na&#238;t de cette r&#233;alit&#233;. Un projet militant qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Actualites-" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_385 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.memmarseille.fr/IMG/jpg/save_stop_au_violence_d_etat.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.memmarseille.fr/local/cache-vignettes/L500xH688/save_stop_au_violence_d_etat-b020c.jpg?1776951730' width='500' height='688' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En 2017, l'article L.435-1 &#233;largit l'usage des armes &#224; feu par la police. Dans les mois qui suivent, les tirs augmentent de 50 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 4 ao&#251;t 2021, Souheil El Khalfaoui, 19 ans, est tu&#233; lors d'un contr&#244;le routier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Commencent alors une enqu&#234;te d&#233;faillante, des preuves disparues et un marathon judiciaire. Sa famille d&#233;couvre vite que ce n'est pas un cas isol&#233; : ailleurs, les m&#234;mes violences, le m&#234;me d&#233;ni, la m&#234;me impunit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;435-1 m'a tu&#233;.e &lt;/strong&gt;na&#238;t de cette r&#233;alit&#233;. Un projet militant qui utilise l'art pour mettre en accusation une loi, d&#233;noncer ses cons&#233;quences mortelles et exposer la m&#233;canique d'impunit&#233; qui suit les tirs policiers. Une exigence claire : l'abrogation de l'article L.435-1 du CSI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la rue, 7 toiles aux codes classiques s'imposent. Un geste qui veut d&#233;placer les regards et imposer la dignit&#233; des victimes l&#224; o&#249; elles ont &#233;t&#233; effac&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autour, une narration faite d'images, de r&#233;cits et de documents tisse les enjeux de cette loi et construit un contre-r&#233;cit face &#224; la brutalit&#233; des discours dominants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans 5 villes, l'espace public devient un lieu de lutte : prises de parole des premi&#232;res concern&#233;es, d&#233;bats, espaces de r&#233;flexion collective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Venir, ce n'est pas seulement soutenir des familles. C'est refuser que ces morts se r&#233;p&#232;tent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comprendre une loi largement m&#233;connue. Nommer ses cons&#233;quences.&lt;br /&gt;
Et faire de l'espace public un lieu d'exigence politique : que &#231;a n'arrive plus&#8230;&lt;br /&gt;
435-1 m'a tu&#233;.e&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;&lt;strong&gt;Parler, cr&#233;er, lutter : fil rouge d'une m&#234;me r&#233;sistance.&lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;5 villes &#8212; 5 dates&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Paris 18 avril&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Saint Denis : 19/20/21 avril&lt;br /&gt;
Marseille 26 avril&lt;br /&gt;
Rennes 13 juin&lt;br /&gt;
Lille 27 juin &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suivez le fil rouge. Venez passer la journ&#233;e avec SAVE.&lt;br /&gt;
Pas 1 de moins.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Combattons la loi&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a class=&#034;spip_mail&#034; href='mailto:samia@stopauxviolencesdetat.fr'&gt;samia@stopauxviolencesdetat.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>1981 : le droit de vote pour tous les &#233;trangers, une promesse non tenue par le gouvernement socialiste</title>
		<link>https://www.memmarseille.fr/1981-le-droit-de-vote-pour-tous-les-etrangers-une-promesse-non-tenue-par-le</link>
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		<dc:date>2026-03-18T07:40:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;En 1981, l'arriv&#233;e de Fran&#231;ois Mitterrand &#224; l'&#201;lys&#233;e suscite un immense espoir chez des millions d'&#233;trangers vivant en France. Parmi ses 110 propositions, la n&#176;71 promettait d'accorder le droit de vote aux &#233;lections municipales apr&#232;s cinq ans de pr&#233;sence sur le territoire fran&#231;ais. L'id&#233;e semblait simple et profond&#233;ment r&#233;publicaine, c'est de permettre &#224; celles et ceux qui participent &#224; la vie de la cit&#233; de prendre part aux d&#233;cisions locales. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les oubli&#233;s de la Lib&#233;ration et de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Lois-Droits-" rel="directory"&gt;Lois - Droits&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 1981, l'arriv&#233;e de Fran&#231;ois Mitterrand &#224; l'&#201;lys&#233;e suscite un immense espoir chez des millions d'&#233;trangers vivant en France. Parmi ses 110 propositions, la n&#176;71 promettait d'accorder &lt;strong&gt;le droit de vote aux &#233;lections municipales apr&#232;s cinq ans de pr&#233;sence sur le territoire fran&#231;ais&lt;/strong&gt;. L'id&#233;e semblait simple et profond&#233;ment r&#233;publicaine, c'est de permettre &#224; celles et ceux qui participent &#224; la vie de la cit&#233; de prendre part aux d&#233;cisions locales.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Les oubli&#233;s de la Lib&#233;ration et de la reconstruction&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;but du XX&#7497; si&#232;cle, des milliers d'immigr&#233;s participent &#224; la vie de la cit&#233;. Beaucoup d'entre eux viennent des anciennes colonies fran&#231;aises et participent &#224; la lib&#233;ration de la France. Membres de l'empire colonial, ils sont tirailleurs s&#233;n&#233;galais, alg&#233;riens, tunisiens, indochinois, marocains ou encore originaires de l'Afrique subsaharienne. Ils ont combattu pour la France, parfois au prix de leur vie, puis ont pris part &#224; la reconstruction du pays dans les d&#233;cennies d'apr&#232;s-guerre.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Durant les Trente Glorieuses, la France fait largement appel &#224; eux et &#224; d'autres pour reb&#226;tir ses villes d&#233;truites, construire routes, usines et logements, faire tourner les industries textiles, automobiles ou mini&#232;res. Les immigr&#233;s portugais, alg&#233;riens, marocains ou encore maliens ont occup&#233; les emplois les plus p&#233;nibles, souvent dans des conditions sociales pr&#233;caires.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Pourtant, ces hommes et ces femmes, qui ont contribu&#233; &#224; la prosp&#233;rit&#233; du pays et particip&#233; &#224; son histoire nationale, n'ont jamais obtenu de reconnaissance politique. Ils payaient des imp&#244;ts, &#233;levaient leurs enfants en France, mais restaient exclus de toute repr&#233;sentation locale. M&#234;me apr&#232;s plusieurs d&#233;cennies de r&#233;sidence, malgr&#233; leurs sacrifices, ils demeuraient &#233;trangers dans la R&#233;publique &#224; laquelle ils ont donn&#233; leur vie et leur force de travail.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Accorder le droit de vote local &#224; ceux qui habitent, travaillent et participent &#224; la vie de la cit&#233; serait une mani&#232;re de r&#233;tablir une justice historique, en reconnaissant la dette morale et civique que la nation a contract&#233;e envers ceux qui ont contribu&#233; &#224; son rel&#232;vement depuis des d&#233;cennies.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Une promesse vite enterr&#233;e&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Quarante-cinq ans plus tard, cette promesse demeure lettre morte. En mars 2026, le droit de vote et d'&#233;ligibilit&#233; aux &#233;lections locales reste r&#233;serv&#233; aux seuls ressortissants de l'Union europ&#233;enne, qui r&#233;side depuis plus de 6 mois sur le territoire nationale, depuis le trait&#233; de Maastricht en 1992. Les &#233;trangers non europ&#233;ens, souvent install&#233;s depuis des d&#233;cennies, parfois depuis la p&#233;riode coloniale en sont toujours exclus. Cette distinction cr&#233;e une discrimination politique durable entre ceux qui poss&#232;dent une carte europ&#233;enne et ceux venus d'Afrique, du Maghreb, d'Asie ou des Comores.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
&#192; son arriv&#233;e au pouvoir, Fran&#231;ois Mitterrand charge son ministre des Relations ext&#233;rieures, Claude Cheysson, de pr&#233;parer un projet de loi. Mais la r&#233;sistance politique s'organise aussit&#244;t. Jacques Chirac, pr&#233;sident du RPR, s'y oppose farouchement, malgr&#233; ses anciennes positions plus ouvertes. Le secr&#233;taire d'&#201;tat charg&#233; des immigr&#233;s, Fran&#231;ois Autain, tente d'apaiser le d&#233;bat en parlant d'un &#171; aboutissement d'un long processus d'insertion &#187;, sans pour autant fixer ni calendrier ni volont&#233; politique concr&#232;te.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
La perc&#233;e du Front national aux europ&#233;ennes de 1984 (pr&#232;s de 11% des voix) ach&#232;ve de verrouiller le sujet, par crainte de nourrir la &#171; propagande anti-immigr&#233;e &#187;, la gauche recule. Fran&#231;ois Mitterrand, r&#233;&#233;lu en 1988, &#233;voque bri&#232;vement la question avant de d&#233;clarer que &#171; le moment n'est pas propice &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;La promesse s'&#233;teint dans le silence.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour &#233;tendre ce droit, il aurait fallu une r&#233;vision constitutionnelle, donc une double adoption par l'Assembl&#233;e nationale et le S&#233;nat, suivie d'un r&#233;f&#233;rendum ou d'un vote du Congr&#232;s &#224; la majorit&#233; des trois cinqui&#232;mes. Aucun gouvernement, m&#234;me socialiste, n'a eu le courage politique d'engager cette r&#233;forme.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
De Maastricht &#224; Lionel Jospin : le courage politique manquant pour les immigr&#233;s extra europ&#233;ens&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
En 1992, la r&#233;vision constitutionnelle li&#233;e au trait&#233; de Maastricht introduit une avanc&#233;e partielle : les ressortissants de l'Union europ&#233;enne peuvent d&#233;sormais voter et se pr&#233;senter aux &#233;lections municipales et europ&#233;ennes. Une victoire limit&#233;e mais teint&#233;e d'hypocrisie : la reconnaissance d&#233;mocratique devient europ&#233;enne et non universelle. Les &#233;trangers non europ&#233;ens, eux, restent &#224; l'&#233;cart comme des damn&#233;s.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Sous le gouvernement de Lionel Jospin, la question refait surface. En 2000, une proposition de loi constitutionnelle visant &#224; &#233;largir le droit de vote local est adopt&#233; &#224; l'Assembl&#233;e nationale, avec le soutien des Verts et des communistes. Mais Lionel Jospin refuse de la soumettre au S&#233;nat. L'espoir des immigr&#233;s extra communautaires est de nouveau enterr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;2026 : la m&#234;me in&#233;galit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, alors que la France organise de nouvelles &#233;lections municipales, le contexte est lourd avec mont&#233;e de l'extr&#234;me droite &#224; travers l'Europe. Les fractures sociales et tensions g&#233;opolitiques, un g&#233;nocide qui se poursuit &#224; Gaza, des frappes am&#233;ricaines sur l'Iran et le Liban, soutenues par Isra&#235;l et plusieurs pays occidentaux, dont la France.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Des millions d'immigr&#233;s contribuent &#224; la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise sans jamais pouvoir choisir leurs repr&#233;sentants municipaux. Leur participation &#233;conomique, sociale et culturelle ne leur accorde aucun droit politique et cette situation maintient une partie de la population dans un statut de citoyennet&#233; incompl&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Une France &#224; la tra&#238;ne&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs pays europ&#233;ens, la Belgique, les Pays Bas, le Danemark, la Finlande, l'Irlande, le Luxembourg et l'Estonie ont d&#233;j&#224; accord&#233; le droit de vote local aux r&#233;sidents &#233;trangers, quelle que soit leur origine.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
La France, quant &#224; elle, reste bloqu&#233;e dans une conception restrictive et in&#233;galitaire de la citoyennet&#233;, aux c&#244;t&#233;s de l'Allemagne, de l'Autriche et de l'Italie. Le pays qui se revendique &#171; patrie des droits de l'homme &#187; tarde &#224; reconna&#238;tre l'&#233;galit&#233; politique de celles et ceux qui y vivent durablement.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Une exigence d&#233;mocratique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Reconna&#238;tre le droit de vote local pour tous les r&#233;sidents &#233;trangers, c'est r&#233;clamer une coh&#233;rence entre les principes et la r&#233;alit&#233;. La citoyennet&#233; ne se limite pas &#224; un passeport, elle se construit dans la participation &#224; la vie commune, dans le travail, l'&#233;cole, la solidarit&#233; quotidienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tant que la France exclura une partie de ses habitants de la d&#233;mocratie, elle restera en contradiction avec ses id&#233;aux r&#233;publicains.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
En 1981, la gauche promettait une R&#233;publique ouverte, solidaire et universelle.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
En 2026, les immigr&#233;s extra communautaires attendent toujours.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Liens&lt;/h3&gt;&lt;p style=&#034;margin-bottom:11px&#034;&gt;&lt;a href='https://www.mitterrand.org/110-propositions-pour-la-france.html' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.mitterrand.org/110-propositions-pour-la-france.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.lemonde.fr/idees/article/2011/12/07/droit-de-vote-des-etrangers-eternel-chiffon-rouge_1614254_3232.html' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.lemonde.fr/idees/article/2011/12/07/droit-de-vote-des-etrangers-eternel-chiffon-rouge_1614254_3232.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://enseignants.lumni.fr/fiche-media/00000001180/debat-sur-le-droit-de-vote-des-etrangers-en-france.html' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://enseignants.lumni.fr/fiche-media/00000001180/debat-sur-le-droit-de-vote-des-etrangers-en-france.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.youtube.com/watch?v=17rjjeb9Fr4' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=17rjjeb9Fr4&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://lesjours.fr/obsessions/idees-fixes/ep4-vote-etrangers/' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://lesjours.fr/obsessions/idees-fixes/ep4-vote-etrangers/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.gisti.org/spip.php?article7023' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.gisti.org/spip.php?article7023&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.france-terre-asile.org/actualites/actualites-choisies/zoom-sur-le-droit-de-vote-des-personnes-etrangeres-aux-elections-municipales-pour-une-citoyennete-de-residence' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.france-terre-asile.org/actualites/actualites-choisies/zoom-sur-le-droit-de-vote-des-personnes-etrangeres-aux-elections-municipales-pour-une-citoyennete-de-residence&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F1937' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F1937&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Hommage &#224; Fran&#231;oise Ega Figure des luttes migrantes et f&#233;ministes</title>
		<link>https://www.memmarseille.fr/Hommage-a-Francoise-Ega-Figure-des-luttes-migrantes-et-feministes</link>
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		<dc:date>2026-03-09T10:54:04Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le comit&#233; MamEga organise deux journ&#233;es d&#233;di&#233;es &#224; Fran&#231;oise Ega dans le cadre de la Semaine des droits des femmes, &#224; l'Espace culturel de la Busserine, qui c&#233;l&#232;bre cette ann&#233;e ses 40 ans. Cette initiative rend hommage &#224; une figure embl&#233;matique des luttes migrantes, f&#233;ministes et populaires du quartier de la Busserine. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une vie d'engagement &lt;br class='autobr' /&gt;
Fran&#231;oise Ega est n&#233;e en 1920 au Morne-Rouge en Martinique et d&#233;c&#233;d&#233;e en 1976 &#224; Marseille, Elle incarne l'engagement infatigable pour l'&#233;galit&#233; sociale (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Actualites-" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_378 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.memmarseille.fr/IMG/jpg/francoise_ega_expo.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.memmarseille.fr/local/cache-vignettes/L500xH701/francoise_ega_expo-2719c.jpg?1773090679' width='500' height='701' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le comit&#233; MamEga&lt;/strong&gt; organise deux journ&#233;es d&#233;di&#233;es &#224; Fran&#231;oise Ega dans le cadre de la Semaine des droits des femmes, &#224; l'Espace culturel de la Busserine, qui c&#233;l&#232;bre cette ann&#233;e ses 40 ans. Cette initiative rend hommage &#224; une figure embl&#233;matique des luttes migrantes, f&#233;ministes et populaires du quartier de la Busserine.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Une vie d'engagement&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;oise Ega est n&#233;e en 1920 au Morne-Rouge en Martinique et d&#233;c&#233;d&#233;e en 1976 &#224; Marseille, Elle incarne l'engagement infatigable pour l'&#233;galit&#233; sociale et la justice dans les quartiers populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arriv&#233;e &#224; Marseille dans les ann&#233;es 1950 apr&#232;s son mariage &#224; Paris, elle s'installe &#224; la Busserine, o&#249; elle travaille comme femme de m&#233;nage tout en s'investissant profond&#233;ment dans la communaut&#233; antillaise de la ville. Elle met en place des ateliers de soutien scolaire et des cours de cat&#233;chisme, participe &#224; la cr&#233;ation de l'Amicale des travailleurs antillais et guyanais (AMITAG) et de l'Association culturelle et sportive antillo-guyanaise (ACSAG) pour accompagner les nouveaux arrivants venant des Antilles et de la Guyane.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux c&#244;t&#233;s de S&#233;verin Montarello, elle contribue &#224; la cr&#233;ation de l'Espace culturel de la Busserine et milite pour la pr&#233;servation des espaces publics : parcs, piscines et stades.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s sa disparition, une plaque comm&#233;morative a &#233;t&#233; appos&#233;e au Centre culturel, et le comit&#233; MamEga a vu le jour pour entretenir sa m&#233;moire et faire vivre son &#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 12 avril 2019, la ville de Marseille rend hommage &#224; Fran&#231;oise Ega en donnant son nom &#224; une rue du 14e arrondissement. Ses &#233;crits, red&#233;couverts et r&#233;&#233;dit&#233;s, t&#233;moignent d'une pens&#233;e pr&#233;coce et lucide sur l'exploitation, le racisme et l'ali&#233;nation postcoloniale, donnant une voix politique et litt&#233;raire aux femmes antillaises en m&#233;tropole dans l'apr&#232;s-guerre.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Une &#339;uvre litt&#233;raire militante&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; Le temps des madras (1966), c'est &#233;vocation des h&#233;ritages de l'esclavage et de leurs r&#233;percussions dans la soci&#233;t&#233; martiniquaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Lettres &#224; une Noire (publi&#233; en 1968, r&#233;&#233;dit&#233; en 2021), elle d&#233;nonce de l'exploitation des jeunes Antillaises employ&#233;es comme domestiques en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'aliz&#233; ne soufflait plus (2000), dans ce r&#233;cit se m&#234;le l'amour, les in&#233;galit&#233;s sociales et la condition f&#233;minine dans un monde marqu&#233; par la guerre et le patriarcat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ces &#339;uvres, Fran&#231;oise Ega fait de la litt&#233;rature une arme d'&#233;mancipation et d'universalit&#233;, proche des f&#233;minismes noirs et des luttes sociales. Elle porte la parole des femmes, des migrants et des habitants des quartiers populaires, transformant son &#339;uvre, bien que partielle, en un acte politique majeur et en un geste litt&#233;raire de r&#233;sistance.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Une r&#233;sonance internationale&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;v&#233;nement souligne les parall&#232;les entre Fran&#231;oise Ega et Carolina Maria de J&#233;sus, &#233;crivaine br&#233;silienne originaire des favelas de S&#227;o Paulo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;e en 1914, Carolina Maria de Jes&#250;s, autrice du D&#233;potoir (1960), a livr&#233; un t&#233;moignage bouleversant de la vie dans les bidonvilles, traduits dans quatorze langues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; travers leurs &#233;crits respectifs, des bidonvilles marseillais aux favelas br&#233;siliennes, ces deux femmes ont fait de la plume une arme de dignit&#233; et de r&#233;sistance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leur &#339;uvre commune a d'ailleurs fait l'objet d'un colloque &#224; S&#227;o Paulo en ao&#251;t 2025, dans le cadre de l'ann&#233;e France-Br&#233;sil, soulignant la port&#233;e universelle de leurs combats.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;M&#233;moire vivante des quartiers populaires&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cet hommage, au c&#339;ur du Grand Saint-Barth&#233;lemy, r&#233;affirme la vitalit&#233; culturelle et la puissance de cr&#233;ation des quartiers populaires, v&#233;ritables centres de pens&#233;e et de transformation sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&#233;l&#233;brer Fran&#231;oise Ega aujourd'hui, c'est rappeler l'actualit&#233; br&#251;lante de son engagement et la force de son h&#233;ritage pour les g&#233;n&#233;rations pr&#233;sentes et &#224; venir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>journal de la cit&#233; Bassens</title>
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		<dc:date>2026-03-05T16:28:29Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>

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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Bassens-de-la-relegation-a-la-dignite-plus-de-soixante-ans-d-histoire-d-un-" rel="directory"&gt;Bassens, de la rel&#233;gation &#224; la dignit&#233; : plus de soixante ans d'histoire d'un quartier marseillais&lt;/a&gt;


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		<title>Liens</title>
		<link>https://www.memmarseille.fr/Liens-243</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;https://marsactu.fr/bref/la-cite-bassens-ii-sera-bien-demolie-pour-laisser-passer-la-nouvelle-ligne-paca/https://www.revue-quartmonde.org/2439 &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.persee.fr/doc/chime_0986-6035_2002_num_46_1_2418 &lt;br class='autobr' /&gt;
https://blogs.mediapart.fr/bonaventure-mars/blog/090912/resistances-bassens-marseille &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.lesamisdegeneriques.org/ark :/naan/a011442407908dSCIxy &lt;br class='autobr' /&gt;
https://archivesinvisiblesmarseille.org/evenement/made-in-bassens/ &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.lesamisdegeneriques.org/ark :/naan/a011442407908d&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Bassens-de-la-relegation-a-la-dignite-plus-de-soixante-ans-d-histoire-d-un-" rel="directory"&gt;Bassens, de la rel&#233;gation &#224; la dignit&#233; : plus de soixante ans d'histoire d'un quartier marseillais&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='https://marsactu.fr/bref/la-cite-bassens-ii-sera-bien-demolie-pour-laisser-passer-la-nouvelle-ligne-paca/' rel=&#034;nofollow external&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;https://marsactu.fr/bref/la-cite-bassens-ii-sera-bien-demolie-pour-laisser-passer-la-nouvelle-ligne-paca/&lt;/a&gt;&lt;a href=&#034;https://www.revue-quartmonde.org/2439&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://www.revue-quartmonde.org/2439&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.persee.fr/doc/chime_0986-6035_2002_num_46_1_2418' rel=&#034;nofollow external&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.persee.fr/doc/chime_0986-6035_2002_num_46_1_2418&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://blogs.mediapart.fr/bonaventure-mars/blog/090912/resistances-bassens-marseille' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://blogs.mediapart.fr/bonaventure-mars/blog/090912/resistances-bassens-marseille&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.lesamisdegeneriques.org/ark:/naan/a011442407908dSCIxy' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.lesamisdegeneriques.org/ark :/naan/a011442407908dSCIxy&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://archivesinvisiblesmarseille.org/evenement/made-in-bassens/' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://archivesinvisiblesmarseille.org/evenement/made-in-bassens/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.lesamisdegeneriques.org/ark:/naan/a011442407908dSCIxy' rel=&#034;nofollow external&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.lesamisdegeneriques.org/ark :/naan/a011442407908dSCIxy&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.lamarseillaise.fr/archives/des-13-coins-a-bassens-support-dexpressions-JALM018203' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.lamarseillaise.fr/archives/des-13-coins-a-bassens-support-dexpressions-JALM018203&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://shs.cairn.info/revue-z-2016-1-page-96?lang=fr' rel=&#034;nofollow external&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;https://shs.cairn.info/revue-z-2016-1-page-96?lang=fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://ancrages.org/video/les-temoignages-sur-les-parcours-migratoires-a-marseille-lexemple-de-bassens/' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://ancrages.org/video/les-temoignages-sur-les-parcours-migratoires-a-marseille-lexemple-de-bassens/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://toutma.fr/kamel-khelif-lame-vagabonde' rel=&#034;nofollow external&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;https://toutma.fr/kamel-khelif-lame-vagabonde&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.lamarseillaise.fr/societe/bassens-50-ans-deux-publications-et-toute-une-histoire-ODLM023386' rel=&#034;nofollow external&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.lamarseillaise.fr/societe/bassens-50-ans-deux-publications-et-toute-une-histoire-ODLM023386&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://genius.com/Daniel-beaume-chanson-des-enfants-des-quartiers-nord-lyrics' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://genius.com/Daniel-beaume-chanson-des-enfants-des-quartiers-nord-lyrics&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.lamarseillaise.fr/societe/bassens-50-ans-deux-publications-et-toute-une-histoire-ODLM023386' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.lamarseillaise.fr/societe/bassens-50-ans-deux-publications-et-toute-une-histoire-ODLM023386&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://atd-cjw.centredoc.org/index.php?lvl=notice_display&amp;id=1832&amp;lang_sel=es_ES' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://atd-cjw.centredoc.org/index.php?lvl=notice_display&amp;id=1832&amp;lang_sel=es_ES&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>ATD Quart Monde et ATOM &#224; Bassens (Marseille)</title>
		<link>https://www.memmarseille.fr/ATD-Quart-Monde-et-ATOM-a-Bassens-Marseille</link>
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		<dc:date>2026-03-05T16:06:38Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;ATD Quart Monde et ATOM ont coexist&#233; &#224; Bassens &#224; partir des ann&#233;es 1960-1970, avec des approches contrast&#233;es mais parfois compl&#233;mentaires : l'une militante et &#233;mancipatrice, centr&#233;e sur l'autonomie des habitants ; l'autre institutionnelle et paternaliste, ax&#233;e sur un contr&#244;le social d&#233;l&#233;gu&#233; par l'&#201;tat. &lt;br class='autobr' /&gt;
ATD Quart Monde : principes et mission &lt;br class='autobr' /&gt;
Fond&#233; en 1957 par le p&#232;re Joseph Wresinski, ATD Quart Monde vise &#224; &#233;radiquer l'extr&#234;me pauvret&#233; en impliquant directement les personnes concern&#233;es (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Bassens-de-la-relegation-a-la-dignite-plus-de-soixante-ans-d-histoire-d-un-" rel="directory"&gt;Bassens, de la rel&#233;gation &#224; la dignit&#233; : plus de soixante ans d'histoire d'un quartier marseillais&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;ATD Quart Monde et ATOM ont coexist&#233; &#224; Bassens &#224; partir des ann&#233;es 1960-1970, avec des approches contrast&#233;es mais parfois compl&#233;mentaires : l'une militante et &#233;mancipatrice, centr&#233;e sur l'autonomie des habitants ; l'autre institutionnelle et paternaliste, ax&#233;e sur un contr&#244;le social d&#233;l&#233;gu&#233; par l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;ATD Quart Monde : principes et mission&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Fond&#233; en 1957 par le p&#232;re Joseph Wresinski, ATD Quart Monde vise &#224; &#233;radiquer l'extr&#234;me pauvret&#233; en impliquant directement les personnes concern&#233;es comme acteurs principaux. Non confessionnel et apolitique, il op&#232;re dans plus de trente pays via des volontaires permanents vivant modestement aupr&#232;s des plus d&#233;munis, des militants du Quart Monde et des alli&#233;s, favorisant la participation citoyenne, l'acc&#232;s aux droits et un changement des regards sur la mis&#232;re. Son approche s'appuie sur les exp&#233;riences v&#233;cues des exclus, &#224; travers des initiatives comme les Universit&#233;s populaires Quart Monde ou les biblioth&#232;ques de rue.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;ATOM et la cit&#233; Bassens&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;&#233;e en 1950 &#224; Marseille par Louis et Simone Belpeer, l'ATOM (Aide aux Travailleurs d'Outre-Mer) r&#233;pond &#224; une enqu&#234;te du Secr&#233;tariat social r&#233;v&#233;lant les difficult&#233;s d'accueil des populations coloniales et postcoloniales, issues en grande partie des bidonvilles comme les Treize Coins. Officiellement, elle am&#233;liore l'h&#233;bergement, l'orientation et l'installation comme main-d'&#339;uvre s&#233;dentaire dans des cit&#233;s comme Bassens, construite au d&#233;but des ann&#233;es 1960 pour r&#233;sorber ce bidonville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En pratique, ATOM agit comme un outil &#233;tatique de contr&#244;le des populations immigr&#233;es coloniales et postcoloniales, g&#233;rant accueil, logement, formation, sant&#233; et encadrement social avec autoritarisme. Elle intervient aussi dans la prison clandestine d'Arenc. Issue de la bourgeoisie marseillaise et du catholicisme social, elle est critiqu&#233;e pour son paternalisme, notamment envers les familles et les jeunes filles maghr&#233;bines. &#192; Bassens, son centre au c&#339;ur de la cit&#233; organise des actions socio-&#233;ducatives, cours et animations.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Intervention d'ATD Quart Monde (ann&#233;es 1970)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#192; la demande du bureau socio-&#233;ducatif local, dirig&#233; par M. Weygand (adjoint au maire), Mme Belpeer (ATOM) et Mme Wendling (assistante sociale) , ATD Quart Monde s'implante en 1972. Ses animateurs, comme &#201;tienne Deguelec (embauch&#233; au centre social), vivent sur place, partageant le quotidien pour transformer la r&#233;signation en militantisme. Professionnel et militant, &#201;tienne Deguelec collabore avec le comit&#233; de locataires sur des activit&#233;s sportives, socioculturelles et formations (gardiennage, m&#233;diation, d&#233;fense des droits face aux bailleurs).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean Paul Fouvet un autre personnage qui a marqu&#233; la cit&#233; Bassens. Il a occup&#233; le poste de directeur du centre social. Lors de son activit&#233; professionnelle il a pris de nombreuses photos de Bassens avant et apr&#232;s la r&#233;habilitation.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Mobilisations collectives : le voyage &#224; Paris de 1974&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 1974, une d&#233;l&#233;gation d'habitants de la cit&#233; Bassens, men&#233;e par Antoinette Garcin, Larbi Rebouh, Otmani Menoir, Mohamed Ben Messaoud et d'autres, avec le soutien d'ATD Quart Monde et &#201;tienne Deguelec monte &#224; Paris pour alerter directement les autorit&#233;s nationales. Ils d&#233;noncent les conditions inhumaines : logements inadapt&#233;s et insalubres, absence de commodit&#233;s de base, pr&#233;carit&#233; extr&#234;me, absence de perspectives, et surtout l'absence de protection sur la voie ferr&#233;e contigu&#235; &#224; la cit&#233;, o&#249; onze enfants p&#233;rirent tragiquement sous les trains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;par&#233;e lors de r&#233;unions collectives au centre social, cette action marque un tournant d&#233;cisif. Au-del&#224; de la simple plainte, elle incarne l'&#233;mergence d'une parole autonome des habitants, rompant avec la r&#233;signation et le paternalisme ambiant (y compris celui d'ATOM). Les d&#233;l&#233;gu&#233;s pr&#233;sentent des t&#233;moignages et propositions concr&#232;tes devant les institutions parisiennes, affirmant leur l&#233;gitimit&#233; &#224; parler d'eux-m&#234;mes. Bien que sans r&#233;sultats imm&#233;diats, elle pose les bases du militantisme durable &#224; Bassens.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;H&#233;ritage et coh&#233;rence historique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; pr&#233;carit&#233; persistante, racisme, tensions institutionnelles et paternalisme, l'intervention d'ATD Quart Monde &#224; Bassens renforce dignit&#233;, solidarit&#233; et action collective. Elle s'inscrit dans une trajectoire coh&#233;rente du contr&#244;le social des ann&#233;es 1960 (ATOM dominant) &#224; une &#233;mancipation progressive par les exclus eux-m&#234;mes dans les ann&#233;es 1970, transformant la cit&#233; d'urgence en lieu de luttes autonomes pour les droits et la reconnaissance.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'hitoire...</title>
		<link>https://www.memmarseille.fr/L-hitoire</link>
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		<dc:date>2026-03-05T16:05:11Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



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&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1960, suite &#224; la d&#233;colonisation et au retour des rapatri&#233;s, la crise du logement s'accentue &#224; Marseille. &#192; cette crise s'ajoute le probl&#232;me des bidonvilles qui se d&#233;veloppent dans ses quartiers avant et apr&#232;s la p&#233;riode coloniale de la France, dont la grande majorit&#233; se trouve au nord de la ville. Pour pallier le manque de logements, des cit&#233;s de transit sont construites rapidement ainsi que des HLM (Habitation &#224; Loyer Mod&#233;r&#233;). &lt;br class='autobr' /&gt;
Les cit&#233;s de transit sont des d'habitations (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Bassens-de-la-relegation-a-la-dignite-plus-de-soixante-ans-d-histoire-d-un-" rel="directory"&gt;Bassens, de la rel&#233;gation &#224; la dignit&#233; : plus de soixante ans d'histoire d'un quartier marseillais&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_349 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.memmarseille.fr/IMG/jpg/bassens_cite_de_transit_jp_fouvet_036.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.memmarseille.fr/local/cache-vignettes/L500xH372/bassens_cite_de_transit_jp_fouvet_036-95359.jpg?1772741596' width='500' height='372' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1960, suite &#224; la d&#233;colonisation et au retour des rapatri&#233;s, la crise du logement s'accentue &#224; Marseille. &#192; cette crise s'ajoute le probl&#232;me des bidonvilles qui se d&#233;veloppent dans ses quartiers avant et apr&#232;s la p&#233;riode coloniale de la France, dont la grande majorit&#233; se trouve au nord de la ville. Pour pallier le manque de logements, des cit&#233;s de transit sont construites rapidement ainsi que des HLM (Habitation &#224; Loyer Mod&#233;r&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cit&#233;s de transit sont des d'habitations temporaires construites d&#232;s les ann&#233;es 1960 pour reloger d'urgence les populations des bidonvilles, particuli&#232;rement &#224; Marseille et en banlieue parisienne. Con&#231;ues comme une &#034;&#233;tape provisoire&#034; vers les HLM classiques, elles visaient les familles immigr&#233;es pour 2 ans maximum. Bassens, La Paternelle, ou encore Lorette (r&#233;sorb&#233;e en 1995) illustrent ce mod&#232;le, un relogement rapide sur terrains industriels enclav&#233;s, d&#233;gradation physique et sociale. Remplac&#233;es progressivement par grands ensembles dans les ann&#233;es 1970-1980, beaucoup persistent comme symboles de s&#233;gr&#233;gation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1961 : Le quartier de Bassens surgit sur les terrains dits &#171; Bordeaux-Bassens &#187;, rachet&#233;s par la SOMICA &#224; la soci&#233;t&#233; p&#233;troli&#232;re du m&#234;me nom. Le nom &#171; Bassens &#187; provient probablement de la soci&#233;t&#233; p&#233;troli&#232;re Bordeaux-Bassens. Ces terres, coinc&#233;es entre la voie ferr&#233;e, une ferme, la rocade routi&#232;re et les usines, sont int&#233;gr&#233;es &#224; la zone industrielle des Arnavaux. On parle souvent de la terre rouge &#224; Bassens &#224; cause de la couleur des sols argileux ocre des terrains industriels. Cette teinte ocre-rouge provient de l'oxydation du fer pr&#233;sent dans ces friches p&#233;troli&#232;res et ferrugineuses de la plaine des Arnavaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1963, c'est la cit&#233; d'urgence Bassens 1 qui est construite : 110 logements de 34 m&#178; seulement. Et en 1965 suivra par Bassens 2 avec 100 logements suppl&#233;mentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de la construction des cit&#233;s provisoires dans les ann&#233;es 1960, la composition familiale n'a pas &#233;t&#233; prise en compte. La plupart des familles &#233;taient nombreuses et inadapt&#233;es aux petits logements de transit de 34 m&#178;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Environ 2 300 personnes, issues de plusieurs bidonvilles comme Sainte-Marthe, Saint-Barth&#233;lemy, Picon ou les Treize-Coins, s'y installent des familles maghr&#233;bines, gitanes, harkis, ouvri&#232;res et leurs familles venus d'Alg&#233;rie pendant et apr&#232;s la colonisation. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ces logements, con&#231;us pour durer deux ans au plus, s'imposent pourtant dans la dur&#233;e. Constitu&#233;s d'une seule pi&#232;ce commune, de deux chambres et de toilettes turques servant de salle de bain, ils demeurent inadapt&#233;s aux familles nombreuses. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cit&#233; est bord&#233;e d'usines, d'une rocade routi&#232;re et d'une ferme agricole, vestige du pass&#233; rural du secteur, qui deviendra un lieu central du quartier. S&#233;par&#233;e par les rails, juste de l'autre c&#244;t&#233; de la voie ferr&#233;e, cette ferme est r&#233;investie par l'association &#171; Terrain d'aventure &#187; pour des actions aupr&#232;s des habitants, particuli&#232;rement des jeunes et des enfants, avant de dispara&#238;tre plus tard au profit d'un commissariat de police.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s 1966 le maire de Marseille, Gaston Defferre, avait envisag&#233; l'expulsion des habitants de la cit&#233; Bassens vers l'Alg&#233;rie, mais ce projet n'a pas pu &#234;tre mis &#224; ex&#233;cution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Janvier 1967, Les habitants de la cit&#233; Bassens s'organisent pour interpeller l'organisme HLM et le maire sur leurs conditions de vie et de s&#233;curit&#233;. La cit&#233;, d&#233;pourvue d'&#233;clairage aussi bien dans les espaces ext&#233;rieurs que dans les cages d'escalier et la voie ferr&#233;e voisine, non prot&#233;g&#233;e par un mur pr&#233;sente un r&#233;el danger. Face au silence des autorit&#233;s, ils d&#233;clenchent une &#171; gr&#232;ve des loyers &#187; pour d&#233;noncer leurs conditions de vie. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les services publics y sont absents, les transports en commun inexistants, et les loyers restent trop &#233;lev&#233;s compte tenu du faible niveau de confort, aggrav&#233;s encore par des charges suppl&#233;mentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En octobre 1968 une association socio-&#233;ducative est cr&#233;&#233;e ; elle met en place des permanences tenues par des assistantes sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre 1963-1976 le comit&#233; des locataires de la cit&#233; Bassens se mobilise pour demander la construction d'un mur entre la cit&#233; et la voie ferr&#233;e, sur laquelle onze enfants ont p&#233;ri. Plusieurs manifestations sont organis&#233;es. La cit&#233; Bassens reste marqu&#233;e par un drame collectif douloureux. Des enfants y trouvent la mort, happ&#233;s par des trains alors qu'ils traversent la voie ferr&#233;e toute proche, faute de cl&#244;ture solide ou de passage s&#233;curis&#233;. Malgr&#233; les appels r&#233;p&#233;t&#233;s des habitants pour la construction d'un mur de protection, les autorit&#233;s se contentent d'un simple grillage que les enfants contournent pour rejoindre plus vite l'&#233;cole ou la ferme. Treize ann&#233;es de d&#233;marches restent vaines, jusqu'&#224; la mort du onzi&#232;me enfant en 1976. C'est ce dernier drame qui pousse enfin les pouvoirs publics &#224; b&#226;tir un mur de parpaings, trop tard pour r&#233;parer les vies bris&#233;es. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En signe de r&#233;volte et de m&#233;moire, les habitants &#233;rigent eux-m&#234;mes une st&#232;le comm&#233;morative portant ces mots : &#171; &#192; la m&#233;moire des 11 enfants de notre cit&#233;, victimes de l'incompr&#233;hension de la soci&#233;t&#233;. Ils ont pay&#233; de leur vie l'absence de ce mur de protection r&#233;clam&#233; pendant 13 ans. Cit&#233; Bassens, 7-11-1976. &#187; Ce drame reste grav&#233; dans la m&#233;moire du quartier et incarne la n&#233;gligence institutionnelle et la force de la mobilisation populaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce comit&#233; r&#233;clame &#233;galement le relogement des familles dans des HLM, comme cela &#233;tait initialement pr&#233;vu lors de la construction de la cit&#233; Bassens, con&#231;ue pour &#234;tre temporaire. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les journ&#233;es portes ouvertes sont destin&#233;es &#224; attirer l'attention du public sur la situation dans la cit&#233; et &#224; diffuser les revendications du comit&#233;. Ces initiatives permettent aux familles de s'exprimer, de d&#233;fendre leurs droits et de renforcer les solidarit&#233;s locales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bassens devient alors un symbole de r&#233;sistance face &#224; des politiques municipales jug&#233;es indiff&#233;rentes, un espace d'invention d'une parole collective. Des militants d'extr&#234;me gauche tentent de participer &#224; la vie du quartier et &#224; ces mobilisations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En octobre 1971 des d&#233;cisions sont prises pour la r&#233;habilitation de la cit&#233; ainsi que la cr&#233;ation d'un centre social. Le bureau du conseil d'administration charg&#233; de la gestion est compos&#233; de M. Weygand, adjoint au maire (pr&#233;sident), de Mme Belpeer, directrice de l'ATOM (vice-pr&#233;sidente), et de Mme Wendling, assistante sociale (secr&#233;taire). Cependant, la gestion du bureau s'exerce dans un cadre raciste et paternaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;but des ann&#233;es 1970, Bassens devient un foyer militant et associatif. &#192; partir de 1971, avec ATD Quart Monde, les habitants, dont les jeunes, fondent un centre social, un club de jeunes, un comit&#233; de locataires (fin d&#233;cembre 1973) et un journal de la cit&#233; (mars 1974). &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un appartement est mis &#224; disposition pour ATD Quart Monde &#224; Bassens 2, afin de loger deux jeunes animateurs venus du Nord de la France. Une m&#233;diation a lieu entre les habitants des Castors et de la zone industrielle, la mairie et d'autres institutions. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des activit&#233;s sportives, des sorties pour les enfants et une petite biblioth&#232;que voient le jour sous la responsabilit&#233; du centre social. Des d&#233;bats sont organis&#233;s sur les probl&#232;mes de logement, le racisme, les questions d'identit&#233; des jeunes et leurs liens avec les pays d'origine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Paul Fouvet a travaill&#233; comme le directeur et mettra en place des actions &#233;ducatives issues de l'&#233;ducation populaire. Il a pris de nombreuses photos du quartier avant et apr&#232;s la r&#233;habilitation. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1973 des travaux commencent dans un premier bloc d'immeubles de Bassens 1. &#192; partir de 1974 sur le plan urbain, une premi&#232;re r&#233;habilitation d&#233;bute, certains logements sont fusionn&#233;s afin de mieux correspondre &#224; la composition des familles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1976 des travaux reprennent pour continuer &#224; r&#233;habiliter d'autres immeubles sur Bassens 1. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le comit&#233; des locataires et le comit&#233; des jeunes de la cit&#233; Bassens invitent tous ceux qui veulent soutenir leur cause, &#224; venir pour la journ&#233;e d'action du dimanche 7 novembre 1976.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1977 une d&#233;cision est prise de d&#233;truire Bassens 2 afin de construire de nouveaux immeubles. Un an plus tard la r&#233;habilitation de Bassens 1 est enfin achev&#233;e. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un comit&#233; SOS-Refoulement se cr&#233;e dans le sillage du mouvement lanc&#233; &#224; Paris par un collectif d'associations (Maison des travailleurs immigr&#233;s, Cimade, FASTI, CIEMM, GISTI&#8230;) pour accompagner administrativement et juridiquement les &#233;trangers menac&#233;s d'expulsion. Rapidement, des comit&#233;s locaux se d&#233;veloppent, &#224; Marseille et un sp&#233;cifique &#224; Bassens, compos&#233; d'habitants et de militants des quartiers Nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, l'Aide aux travailleurs d'outre-mer (ATOM), dirig&#233;e par des personnalit&#233;s issues de la bourgeoisie proche de la droite et du catholicisme social et employant d'anciens techniciens et fonctionnaires coloniaux, oriente de nombreux jeunes du quartier vers des formations professionnelles les emp&#234;chant d'une certaine fa&#231;on d'acc&#233;der aux &#233;tudes sup&#233;rieures. Peu d'&#233;l&#232;ves issus de la cit&#233; Bassens acc&#232;dent aux &#233;tudes sup&#233;rieures. Les filles sont souvent dirig&#233;es vers les m&#233;tiers de la couture, en passant pour la plupart par l'ATOM plut&#244;t que par le coll&#232;ge, tandis que les gar&#231;ons s'orientent vers la m&#233;canique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1979 Bassens 2 est d&#233;molie pour de pr&#233;parer sa reconstruction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ann&#233;es 1980, la d&#233;cennie marque un tournant avec l'arriv&#233;e d'une nouvelle g&#233;n&#233;ration d&#233;cid&#233;e &#224; reprendre en main l'image du quartier par la culture et les m&#233;dias. En 1981 des jeunes notamment de Bassens fondent la radio pirate Radio Gazelle, qui diffuse musique maghr&#233;bine, &#233;missions bilingues, d&#233;bats sur l'immigration et sur la vie locale, avant d'&#234;tre l&#233;galis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1983 Bassens accueille les marcheurs de la Marche pour l'&#233;galit&#233; et contre le racisme, venus de Lyon. Non loin de l&#224;, au coll&#232;ge Albert-Camus, des coll&#233;giens, dont certains sont issus de Bassens, encadr&#233;s par leur professeur Daniel Baume, composent et chantent des morceaux engag&#233;s &#233;voquant leur quotidien, la discrimination et la solidarit&#233;, dont une chanson d&#233;di&#233;e &#224; la Marche de 1983 et &#171; La chanson des enfants des quartiers Nord &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la fin des ann&#233;es 1990, Bassens 2 est d&#233;molie tandis que Bassens 1 est reconstruite dans le cadre des programmes de r&#233;novation urbaine soutenus par l'&#201;tat et la Ville. D&#233;but des ann&#233;es 2000 lors du Programme de r&#233;novation urbaine (PRU), Bassens entame sa reconversion en quartier durable et solidaire, malgr&#233; une mixit&#233; sociale faible et un enclavement persistant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui malgr&#233; ces difficult&#233;s, Bassens reste anim&#233; par un tissu associatif fort. Les structures locales assurent soutien scolaire, projets sportifs et culturels, et actions solidaires. Pendant la pand&#233;mie de Covid-19, le quartier fait preuve d'une entraide remarquable. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nouveaux d&#233;fis se dessinent la cit&#233; Bassens 2 doit &#234;tre d&#233;molie pour permettre le passage de la Ligne Nouvelle Provence-C&#244;te d'Azur, reliant Marseille &#224; Nice. Les habitants participent activement aux r&#233;unions publiques et aux ateliers de concertation organis&#233;s par SNCF R&#233;seau, la Ville et le bailleur CDC Habitat, avec relogement prioritaire des 81 m&#233;nages vers la ZAC Saint-Louis Delorme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2026, la cit&#233; Bassens reste marqu&#233;e par une pr&#233;carit&#233; sociale, un isolement g&#233;ographique et des probl&#232;mes sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soixante ans apr&#232;s sa cr&#233;ation, Bassens incarne plus que jamais la m&#233;moire vivante des cit&#233;s d'urgence marseillaises. N&#233; d'un projet d'urbanisme transitoire, devenu bastion associatif puis terrain d'exp&#233;rimentation culturelle et citoyenne, le quartier raconte une histoire de luttes, de solidarit&#233; et de dignit&#233;. Ses habitants ont transform&#233; la rel&#233;gation en r&#233;sistance, l'exclusion en fiert&#233;, faisant de Bassens un symbole de r&#233;silience urbaine et humaine.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt; &lt;/h3&gt;&lt;/div&gt;
		
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