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	<title>M&#233;moires en Marche Marseille</title>
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	<description>Le collectif M&#233;moires en Marche Marseille s'est constitu&#233;s d&#233;but 2013 par des militants (nombreux ayant particip&#233; &#224; la cr&#233;ation de l'ARA radio Gazelle) issus de l'immigration postcoloniale et de la traite de l'esclavage.</description>
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		<title>M&#233;moires en Marche Marseille</title>
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		<title>1981 : le droit de vote pour tous les &#233;trangers, une promesse non tenue par le gouvernement socialiste</title>
		<link>https://www.memmarseille.fr/1981-le-droit-de-vote-pour-tous-les-etrangers-une-promesse-non-tenue-par-le</link>
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		<dc:date>2026-03-18T07:40:16Z</dc:date>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;En 1981, l'arriv&#233;e de Fran&#231;ois Mitterrand &#224; l'&#201;lys&#233;e suscite un immense espoir chez des millions d'&#233;trangers vivant en France. Parmi ses 110 propositions, la n&#176;71 promettait d'accorder le droit de vote aux &#233;lections municipales apr&#232;s cinq ans de pr&#233;sence sur le territoire fran&#231;ais. L'id&#233;e semblait simple et profond&#233;ment r&#233;publicaine, c'est de permettre &#224; celles et ceux qui participent &#224; la vie de la cit&#233; de prendre part aux d&#233;cisions locales. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les oubli&#233;s de la Lib&#233;ration et de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Lois-Droits-" rel="directory"&gt;Lois - Droits&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 1981, l'arriv&#233;e de Fran&#231;ois Mitterrand &#224; l'&#201;lys&#233;e suscite un immense espoir chez des millions d'&#233;trangers vivant en France. Parmi ses 110 propositions, la n&#176;71 promettait d'accorder &lt;strong&gt;le droit de vote aux &#233;lections municipales apr&#232;s cinq ans de pr&#233;sence sur le territoire fran&#231;ais&lt;/strong&gt;. L'id&#233;e semblait simple et profond&#233;ment r&#233;publicaine, c'est de permettre &#224; celles et ceux qui participent &#224; la vie de la cit&#233; de prendre part aux d&#233;cisions locales.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Les oubli&#233;s de la Lib&#233;ration et de la reconstruction&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;but du XX&#7497; si&#232;cle, des milliers d'immigr&#233;s participent &#224; la vie de la cit&#233;. Beaucoup d'entre eux viennent des anciennes colonies fran&#231;aises et participent &#224; la lib&#233;ration de la France. Membres de l'empire colonial, ils sont tirailleurs s&#233;n&#233;galais, alg&#233;riens, tunisiens, indochinois, marocains ou encore originaires de l'Afrique subsaharienne. Ils ont combattu pour la France, parfois au prix de leur vie, puis ont pris part &#224; la reconstruction du pays dans les d&#233;cennies d'apr&#232;s-guerre.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Durant les Trente Glorieuses, la France fait largement appel &#224; eux et &#224; d'autres pour reb&#226;tir ses villes d&#233;truites, construire routes, usines et logements, faire tourner les industries textiles, automobiles ou mini&#232;res. Les immigr&#233;s portugais, alg&#233;riens, marocains ou encore maliens ont occup&#233; les emplois les plus p&#233;nibles, souvent dans des conditions sociales pr&#233;caires.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Pourtant, ces hommes et ces femmes, qui ont contribu&#233; &#224; la prosp&#233;rit&#233; du pays et particip&#233; &#224; son histoire nationale, n'ont jamais obtenu de reconnaissance politique. Ils payaient des imp&#244;ts, &#233;levaient leurs enfants en France, mais restaient exclus de toute repr&#233;sentation locale. M&#234;me apr&#232;s plusieurs d&#233;cennies de r&#233;sidence, malgr&#233; leurs sacrifices, ils demeuraient &#233;trangers dans la R&#233;publique &#224; laquelle ils ont donn&#233; leur vie et leur force de travail.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Accorder le droit de vote local &#224; ceux qui habitent, travaillent et participent &#224; la vie de la cit&#233; serait une mani&#232;re de r&#233;tablir une justice historique, en reconnaissant la dette morale et civique que la nation a contract&#233;e envers ceux qui ont contribu&#233; &#224; son rel&#232;vement depuis des d&#233;cennies.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Une promesse vite enterr&#233;e&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Quarante-cinq ans plus tard, cette promesse demeure lettre morte. En mars 2026, le droit de vote et d'&#233;ligibilit&#233; aux &#233;lections locales reste r&#233;serv&#233; aux seuls ressortissants de l'Union europ&#233;enne, qui r&#233;side depuis plus de 6 mois sur le territoire nationale, depuis le trait&#233; de Maastricht en 1992. Les &#233;trangers non europ&#233;ens, souvent install&#233;s depuis des d&#233;cennies, parfois depuis la p&#233;riode coloniale en sont toujours exclus. Cette distinction cr&#233;e une discrimination politique durable entre ceux qui poss&#232;dent une carte europ&#233;enne et ceux venus d'Afrique, du Maghreb, d'Asie ou des Comores.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
&#192; son arriv&#233;e au pouvoir, Fran&#231;ois Mitterrand charge son ministre des Relations ext&#233;rieures, Claude Cheysson, de pr&#233;parer un projet de loi. Mais la r&#233;sistance politique s'organise aussit&#244;t. Jacques Chirac, pr&#233;sident du RPR, s'y oppose farouchement, malgr&#233; ses anciennes positions plus ouvertes. Le secr&#233;taire d'&#201;tat charg&#233; des immigr&#233;s, Fran&#231;ois Autain, tente d'apaiser le d&#233;bat en parlant d'un &#171; aboutissement d'un long processus d'insertion &#187;, sans pour autant fixer ni calendrier ni volont&#233; politique concr&#232;te.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
La perc&#233;e du Front national aux europ&#233;ennes de 1984 (pr&#232;s de 11% des voix) ach&#232;ve de verrouiller le sujet, par crainte de nourrir la &#171; propagande anti-immigr&#233;e &#187;, la gauche recule. Fran&#231;ois Mitterrand, r&#233;&#233;lu en 1988, &#233;voque bri&#232;vement la question avant de d&#233;clarer que &#171; le moment n'est pas propice &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;La promesse s'&#233;teint dans le silence.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour &#233;tendre ce droit, il aurait fallu une r&#233;vision constitutionnelle, donc une double adoption par l'Assembl&#233;e nationale et le S&#233;nat, suivie d'un r&#233;f&#233;rendum ou d'un vote du Congr&#232;s &#224; la majorit&#233; des trois cinqui&#232;mes. Aucun gouvernement, m&#234;me socialiste, n'a eu le courage politique d'engager cette r&#233;forme.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
De Maastricht &#224; Lionel Jospin : le courage politique manquant pour les immigr&#233;s extra europ&#233;ens&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
En 1992, la r&#233;vision constitutionnelle li&#233;e au trait&#233; de Maastricht introduit une avanc&#233;e partielle : les ressortissants de l'Union europ&#233;enne peuvent d&#233;sormais voter et se pr&#233;senter aux &#233;lections municipales et europ&#233;ennes. Une victoire limit&#233;e mais teint&#233;e d'hypocrisie : la reconnaissance d&#233;mocratique devient europ&#233;enne et non universelle. Les &#233;trangers non europ&#233;ens, eux, restent &#224; l'&#233;cart comme des damn&#233;s.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Sous le gouvernement de Lionel Jospin, la question refait surface. En 2000, une proposition de loi constitutionnelle visant &#224; &#233;largir le droit de vote local est adopt&#233; &#224; l'Assembl&#233;e nationale, avec le soutien des Verts et des communistes. Mais Lionel Jospin refuse de la soumettre au S&#233;nat. L'espoir des immigr&#233;s extra communautaires est de nouveau enterr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;2026 : la m&#234;me in&#233;galit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, alors que la France organise de nouvelles &#233;lections municipales, le contexte est lourd avec mont&#233;e de l'extr&#234;me droite &#224; travers l'Europe. Les fractures sociales et tensions g&#233;opolitiques, un g&#233;nocide qui se poursuit &#224; Gaza, des frappes am&#233;ricaines sur l'Iran et le Liban, soutenues par Isra&#235;l et plusieurs pays occidentaux, dont la France.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
Des millions d'immigr&#233;s contribuent &#224; la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise sans jamais pouvoir choisir leurs repr&#233;sentants municipaux. Leur participation &#233;conomique, sociale et culturelle ne leur accorde aucun droit politique et cette situation maintient une partie de la population dans un statut de citoyennet&#233; incompl&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Une France &#224; la tra&#238;ne&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs pays europ&#233;ens, la Belgique, les Pays Bas, le Danemark, la Finlande, l'Irlande, le Luxembourg et l'Estonie ont d&#233;j&#224; accord&#233; le droit de vote local aux r&#233;sidents &#233;trangers, quelle que soit leur origine.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
La France, quant &#224; elle, reste bloqu&#233;e dans une conception restrictive et in&#233;galitaire de la citoyennet&#233;, aux c&#244;t&#233;s de l'Allemagne, de l'Autriche et de l'Italie. Le pays qui se revendique &#171; patrie des droits de l'homme &#187; tarde &#224; reconna&#238;tre l'&#233;galit&#233; politique de celles et ceux qui y vivent durablement.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Une exigence d&#233;mocratique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Reconna&#238;tre le droit de vote local pour tous les r&#233;sidents &#233;trangers, c'est r&#233;clamer une coh&#233;rence entre les principes et la r&#233;alit&#233;. La citoyennet&#233; ne se limite pas &#224; un passeport, elle se construit dans la participation &#224; la vie commune, dans le travail, l'&#233;cole, la solidarit&#233; quotidienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tant que la France exclura une partie de ses habitants de la d&#233;mocratie, elle restera en contradiction avec ses id&#233;aux r&#233;publicains.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
En 1981, la gauche promettait une R&#233;publique ouverte, solidaire et universelle.&lt;br class=&#034;autobr&#034; /&gt;
En 2026, les immigr&#233;s extra communautaires attendent toujours.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Liens&lt;/h3&gt;&lt;p style=&#034;margin-bottom:11px&#034;&gt;&lt;a href='https://www.mitterrand.org/110-propositions-pour-la-france.html' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.mitterrand.org/110-propositions-pour-la-france.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.lemonde.fr/idees/article/2011/12/07/droit-de-vote-des-etrangers-eternel-chiffon-rouge_1614254_3232.html' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.lemonde.fr/idees/article/2011/12/07/droit-de-vote-des-etrangers-eternel-chiffon-rouge_1614254_3232.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://enseignants.lumni.fr/fiche-media/00000001180/debat-sur-le-droit-de-vote-des-etrangers-en-france.html' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://enseignants.lumni.fr/fiche-media/00000001180/debat-sur-le-droit-de-vote-des-etrangers-en-france.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.youtube.com/watch?v=17rjjeb9Fr4' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=17rjjeb9Fr4&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://lesjours.fr/obsessions/idees-fixes/ep4-vote-etrangers/' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://lesjours.fr/obsessions/idees-fixes/ep4-vote-etrangers/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.gisti.org/spip.php?article7023' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.gisti.org/spip.php?article7023&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.france-terre-asile.org/actualites/actualites-choisies/zoom-sur-le-droit-de-vote-des-personnes-etrangeres-aux-elections-municipales-pour-une-citoyennete-de-residence' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.france-terre-asile.org/actualites/actualites-choisies/zoom-sur-le-droit-de-vote-des-personnes-etrangeres-aux-elections-municipales-pour-une-citoyennete-de-residence&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F1937' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F1937&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Hommage &#224; Fran&#231;oise Ega Figure des luttes migrantes et f&#233;ministes</title>
		<link>https://www.memmarseille.fr/Hommage-a-Francoise-Ega-Figure-des-luttes-migrantes-et-feministes</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.memmarseille.fr/Hommage-a-Francoise-Ega-Figure-des-luttes-migrantes-et-feministes</guid>
		<dc:date>2026-03-09T10:54:04Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le comit&#233; MamEga organise deux journ&#233;es d&#233;di&#233;es &#224; Fran&#231;oise Ega dans le cadre de la Semaine des droits des femmes, &#224; l'Espace culturel de la Busserine, qui c&#233;l&#232;bre cette ann&#233;e ses 40 ans. Cette initiative rend hommage &#224; une figure embl&#233;matique des luttes migrantes, f&#233;ministes et populaires du quartier de la Busserine. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une vie d'engagement &lt;br class='autobr' /&gt;
Fran&#231;oise Ega est n&#233;e en 1920 au Morne-Rouge en Martinique et d&#233;c&#233;d&#233;e en 1976 &#224; Marseille, Elle incarne l'engagement infatigable pour l'&#233;galit&#233; sociale (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Actualites-" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_378 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.memmarseille.fr/IMG/jpg/francoise_ega_expo.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.memmarseille.fr/local/cache-vignettes/L500xH701/francoise_ega_expo-2719c.jpg?1773090679' width='500' height='701' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le comit&#233; MamEga&lt;/strong&gt; organise deux journ&#233;es d&#233;di&#233;es &#224; Fran&#231;oise Ega dans le cadre de la Semaine des droits des femmes, &#224; l'Espace culturel de la Busserine, qui c&#233;l&#232;bre cette ann&#233;e ses 40 ans. Cette initiative rend hommage &#224; une figure embl&#233;matique des luttes migrantes, f&#233;ministes et populaires du quartier de la Busserine.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Une vie d'engagement&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;oise Ega est n&#233;e en 1920 au Morne-Rouge en Martinique et d&#233;c&#233;d&#233;e en 1976 &#224; Marseille, Elle incarne l'engagement infatigable pour l'&#233;galit&#233; sociale et la justice dans les quartiers populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arriv&#233;e &#224; Marseille dans les ann&#233;es 1950 apr&#232;s son mariage &#224; Paris, elle s'installe &#224; la Busserine, o&#249; elle travaille comme femme de m&#233;nage tout en s'investissant profond&#233;ment dans la communaut&#233; antillaise de la ville. Elle met en place des ateliers de soutien scolaire et des cours de cat&#233;chisme, participe &#224; la cr&#233;ation de l'Amicale des travailleurs antillais et guyanais (AMITAG) et de l'Association culturelle et sportive antillo-guyanaise (ACSAG) pour accompagner les nouveaux arrivants venant des Antilles et de la Guyane.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux c&#244;t&#233;s de S&#233;verin Montarello, elle contribue &#224; la cr&#233;ation de l'Espace culturel de la Busserine et milite pour la pr&#233;servation des espaces publics : parcs, piscines et stades.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s sa disparition, une plaque comm&#233;morative a &#233;t&#233; appos&#233;e au Centre culturel, et le comit&#233; MamEga a vu le jour pour entretenir sa m&#233;moire et faire vivre son &#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 12 avril 2019, la ville de Marseille rend hommage &#224; Fran&#231;oise Ega en donnant son nom &#224; une rue du 14e arrondissement. Ses &#233;crits, red&#233;couverts et r&#233;&#233;dit&#233;s, t&#233;moignent d'une pens&#233;e pr&#233;coce et lucide sur l'exploitation, le racisme et l'ali&#233;nation postcoloniale, donnant une voix politique et litt&#233;raire aux femmes antillaises en m&#233;tropole dans l'apr&#232;s-guerre.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Une &#339;uvre litt&#233;raire militante&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; Le temps des madras (1966), c'est &#233;vocation des h&#233;ritages de l'esclavage et de leurs r&#233;percussions dans la soci&#233;t&#233; martiniquaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Lettres &#224; une Noire (publi&#233; en 1968, r&#233;&#233;dit&#233; en 2021), elle d&#233;nonce de l'exploitation des jeunes Antillaises employ&#233;es comme domestiques en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'aliz&#233; ne soufflait plus (2000), dans ce r&#233;cit se m&#234;le l'amour, les in&#233;galit&#233;s sociales et la condition f&#233;minine dans un monde marqu&#233; par la guerre et le patriarcat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ces &#339;uvres, Fran&#231;oise Ega fait de la litt&#233;rature une arme d'&#233;mancipation et d'universalit&#233;, proche des f&#233;minismes noirs et des luttes sociales. Elle porte la parole des femmes, des migrants et des habitants des quartiers populaires, transformant son &#339;uvre, bien que partielle, en un acte politique majeur et en un geste litt&#233;raire de r&#233;sistance.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Une r&#233;sonance internationale&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;v&#233;nement souligne les parall&#232;les entre Fran&#231;oise Ega et Carolina Maria de J&#233;sus, &#233;crivaine br&#233;silienne originaire des favelas de S&#227;o Paulo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;e en 1914, Carolina Maria de Jes&#250;s, autrice du D&#233;potoir (1960), a livr&#233; un t&#233;moignage bouleversant de la vie dans les bidonvilles, traduits dans quatorze langues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; travers leurs &#233;crits respectifs, des bidonvilles marseillais aux favelas br&#233;siliennes, ces deux femmes ont fait de la plume une arme de dignit&#233; et de r&#233;sistance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leur &#339;uvre commune a d'ailleurs fait l'objet d'un colloque &#224; S&#227;o Paulo en ao&#251;t 2025, dans le cadre de l'ann&#233;e France-Br&#233;sil, soulignant la port&#233;e universelle de leurs combats.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;M&#233;moire vivante des quartiers populaires&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cet hommage, au c&#339;ur du Grand Saint-Barth&#233;lemy, r&#233;affirme la vitalit&#233; culturelle et la puissance de cr&#233;ation des quartiers populaires, v&#233;ritables centres de pens&#233;e et de transformation sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&#233;l&#233;brer Fran&#231;oise Ega aujourd'hui, c'est rappeler l'actualit&#233; br&#251;lante de son engagement et la force de son h&#233;ritage pour les g&#233;n&#233;rations pr&#233;sentes et &#224; venir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>journal de la cit&#233; Bassens</title>
		<link>https://www.memmarseille.fr/journal-de-la-cite-Bassens</link>
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		<title>Liens</title>
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&lt;p&gt;https://marsactu.fr/bref/la-cite-bassens-ii-sera-bien-demolie-pour-laisser-passer-la-nouvelle-ligne-paca/https://www.revue-quartmonde.org/2439 &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.persee.fr/doc/chime_0986-6035_2002_num_46_1_2418 &lt;br class='autobr' /&gt;
https://blogs.mediapart.fr/bonaventure-mars/blog/090912/resistances-bassens-marseille &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.lesamisdegeneriques.org/ark :/naan/a011442407908dSCIxy &lt;br class='autobr' /&gt;
https://archivesinvisiblesmarseille.org/evenement/made-in-bassens/ &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.lesamisdegeneriques.org/ark :/naan/a011442407908d&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='https://marsactu.fr/bref/la-cite-bassens-ii-sera-bien-demolie-pour-laisser-passer-la-nouvelle-ligne-paca/' rel=&#034;nofollow external&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;https://marsactu.fr/bref/la-cite-bassens-ii-sera-bien-demolie-pour-laisser-passer-la-nouvelle-ligne-paca/&lt;/a&gt;&lt;a href=&#034;https://www.revue-quartmonde.org/2439&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://www.revue-quartmonde.org/2439&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.persee.fr/doc/chime_0986-6035_2002_num_46_1_2418' rel=&#034;nofollow external&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.persee.fr/doc/chime_0986-6035_2002_num_46_1_2418&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://blogs.mediapart.fr/bonaventure-mars/blog/090912/resistances-bassens-marseille' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://blogs.mediapart.fr/bonaventure-mars/blog/090912/resistances-bassens-marseille&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;&lt;a href='https://archivesinvisiblesmarseille.org/evenement/made-in-bassens/' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://archivesinvisiblesmarseille.org/evenement/made-in-bassens/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.lesamisdegeneriques.org/ark:/naan/a011442407908dSCIxy' rel=&#034;nofollow external&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.lesamisdegeneriques.org/ark :/naan/a011442407908dSCIxy&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.lamarseillaise.fr/archives/des-13-coins-a-bassens-support-dexpressions-JALM018203' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.lamarseillaise.fr/archives/des-13-coins-a-bassens-support-dexpressions-JALM018203&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://shs.cairn.info/revue-z-2016-1-page-96?lang=fr' rel=&#034;nofollow external&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;https://shs.cairn.info/revue-z-2016-1-page-96?lang=fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://ancrages.org/video/les-temoignages-sur-les-parcours-migratoires-a-marseille-lexemple-de-bassens/' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://ancrages.org/video/les-temoignages-sur-les-parcours-migratoires-a-marseille-lexemple-de-bassens/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://toutma.fr/kamel-khelif-lame-vagabonde' rel=&#034;nofollow external&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;https://toutma.fr/kamel-khelif-lame-vagabonde&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.lamarseillaise.fr/societe/bassens-50-ans-deux-publications-et-toute-une-histoire-ODLM023386' rel=&#034;nofollow external&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.lamarseillaise.fr/societe/bassens-50-ans-deux-publications-et-toute-une-histoire-ODLM023386&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://genius.com/Daniel-beaume-chanson-des-enfants-des-quartiers-nord-lyrics' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://genius.com/Daniel-beaume-chanson-des-enfants-des-quartiers-nord-lyrics&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.lamarseillaise.fr/societe/bassens-50-ans-deux-publications-et-toute-une-histoire-ODLM023386' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.lamarseillaise.fr/societe/bassens-50-ans-deux-publications-et-toute-une-histoire-ODLM023386&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://atd-cjw.centredoc.org/index.php?lvl=notice_display&amp;id=1832&amp;lang_sel=es_ES' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://atd-cjw.centredoc.org/index.php?lvl=notice_display&amp;id=1832&amp;lang_sel=es_ES&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>ATD Quart Monde et ATOM &#224; Bassens (Marseille)</title>
		<link>https://www.memmarseille.fr/ATD-Quart-Monde-et-ATOM-a-Bassens-Marseille</link>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;ATD Quart Monde et ATOM ont coexist&#233; &#224; Bassens &#224; partir des ann&#233;es 1960-1970, avec des approches contrast&#233;es mais parfois compl&#233;mentaires : l'une militante et &#233;mancipatrice, centr&#233;e sur l'autonomie des habitants ; l'autre institutionnelle et paternaliste, ax&#233;e sur un contr&#244;le social d&#233;l&#233;gu&#233; par l'&#201;tat. &lt;br class='autobr' /&gt;
ATD Quart Monde : principes et mission &lt;br class='autobr' /&gt;
Fond&#233; en 1957 par le p&#232;re Joseph Wresinski, ATD Quart Monde vise &#224; &#233;radiquer l'extr&#234;me pauvret&#233; en impliquant directement les personnes concern&#233;es (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Bassens-de-la-relegation-a-la-dignite-plus-de-soixante-ans-d-histoire-d-un-" rel="directory"&gt;Bassens, de la rel&#233;gation &#224; la dignit&#233; : plus de soixante ans d'histoire d'un quartier marseillais&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;ATD Quart Monde et ATOM ont coexist&#233; &#224; Bassens &#224; partir des ann&#233;es 1960-1970, avec des approches contrast&#233;es mais parfois compl&#233;mentaires : l'une militante et &#233;mancipatrice, centr&#233;e sur l'autonomie des habitants ; l'autre institutionnelle et paternaliste, ax&#233;e sur un contr&#244;le social d&#233;l&#233;gu&#233; par l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;ATD Quart Monde : principes et mission&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Fond&#233; en 1957 par le p&#232;re Joseph Wresinski, ATD Quart Monde vise &#224; &#233;radiquer l'extr&#234;me pauvret&#233; en impliquant directement les personnes concern&#233;es comme acteurs principaux. Non confessionnel et apolitique, il op&#232;re dans plus de trente pays via des volontaires permanents vivant modestement aupr&#232;s des plus d&#233;munis, des militants du Quart Monde et des alli&#233;s, favorisant la participation citoyenne, l'acc&#232;s aux droits et un changement des regards sur la mis&#232;re. Son approche s'appuie sur les exp&#233;riences v&#233;cues des exclus, &#224; travers des initiatives comme les Universit&#233;s populaires Quart Monde ou les biblioth&#232;ques de rue.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;ATOM et la cit&#233; Bassens&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;&#233;e en 1950 &#224; Marseille par Louis et Simone Belpeer, l'ATOM (Aide aux Travailleurs d'Outre-Mer) r&#233;pond &#224; une enqu&#234;te du Secr&#233;tariat social r&#233;v&#233;lant les difficult&#233;s d'accueil des populations coloniales et postcoloniales, issues en grande partie des bidonvilles comme les Treize Coins. Officiellement, elle am&#233;liore l'h&#233;bergement, l'orientation et l'installation comme main-d'&#339;uvre s&#233;dentaire dans des cit&#233;s comme Bassens, construite au d&#233;but des ann&#233;es 1960 pour r&#233;sorber ce bidonville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En pratique, ATOM agit comme un outil &#233;tatique de contr&#244;le des populations immigr&#233;es coloniales et postcoloniales, g&#233;rant accueil, logement, formation, sant&#233; et encadrement social avec autoritarisme. Elle intervient aussi dans la prison clandestine d'Arenc. Issue de la bourgeoisie marseillaise et du catholicisme social, elle est critiqu&#233;e pour son paternalisme, notamment envers les familles et les jeunes filles maghr&#233;bines. &#192; Bassens, son centre au c&#339;ur de la cit&#233; organise des actions socio-&#233;ducatives, cours et animations.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Intervention d'ATD Quart Monde (ann&#233;es 1970)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#192; la demande du bureau socio-&#233;ducatif local, dirig&#233; par M. Weygand (adjoint au maire), Mme Belpeer (ATOM) et Mme Wendling (assistante sociale) , ATD Quart Monde s'implante en 1972. Ses animateurs, comme &#201;tienne Deguelec (embauch&#233; au centre social), vivent sur place, partageant le quotidien pour transformer la r&#233;signation en militantisme. Professionnel et militant, &#201;tienne Deguelec collabore avec le comit&#233; de locataires sur des activit&#233;s sportives, socioculturelles et formations (gardiennage, m&#233;diation, d&#233;fense des droits face aux bailleurs).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean Paul Fouvet un autre personnage qui a marqu&#233; la cit&#233; Bassens. Il a occup&#233; le poste de directeur du centre social. Lors de son activit&#233; professionnelle il a pris de nombreuses photos de Bassens avant et apr&#232;s la r&#233;habilitation.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Mobilisations collectives : le voyage &#224; Paris de 1974&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 1974, une d&#233;l&#233;gation d'habitants de la cit&#233; Bassens, men&#233;e par Antoinette Garcin, Larbi Rebouh, Otmani Menoir, Mohamed Ben Messaoud et d'autres, avec le soutien d'ATD Quart Monde et &#201;tienne Deguelec monte &#224; Paris pour alerter directement les autorit&#233;s nationales. Ils d&#233;noncent les conditions inhumaines : logements inadapt&#233;s et insalubres, absence de commodit&#233;s de base, pr&#233;carit&#233; extr&#234;me, absence de perspectives, et surtout l'absence de protection sur la voie ferr&#233;e contigu&#235; &#224; la cit&#233;, o&#249; onze enfants p&#233;rirent tragiquement sous les trains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;par&#233;e lors de r&#233;unions collectives au centre social, cette action marque un tournant d&#233;cisif. Au-del&#224; de la simple plainte, elle incarne l'&#233;mergence d'une parole autonome des habitants, rompant avec la r&#233;signation et le paternalisme ambiant (y compris celui d'ATOM). Les d&#233;l&#233;gu&#233;s pr&#233;sentent des t&#233;moignages et propositions concr&#232;tes devant les institutions parisiennes, affirmant leur l&#233;gitimit&#233; &#224; parler d'eux-m&#234;mes. Bien que sans r&#233;sultats imm&#233;diats, elle pose les bases du militantisme durable &#224; Bassens.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;H&#233;ritage et coh&#233;rence historique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; pr&#233;carit&#233; persistante, racisme, tensions institutionnelles et paternalisme, l'intervention d'ATD Quart Monde &#224; Bassens renforce dignit&#233;, solidarit&#233; et action collective. Elle s'inscrit dans une trajectoire coh&#233;rente du contr&#244;le social des ann&#233;es 1960 (ATOM dominant) &#224; une &#233;mancipation progressive par les exclus eux-m&#234;mes dans les ann&#233;es 1970, transformant la cit&#233; d'urgence en lieu de luttes autonomes pour les droits et la reconnaissance.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'hitoire...</title>
		<link>https://www.memmarseille.fr/L-hitoire</link>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1960, suite &#224; la d&#233;colonisation et au retour des rapatri&#233;s, la crise du logement s'accentue &#224; Marseille. &#192; cette crise s'ajoute le probl&#232;me des bidonvilles qui se d&#233;veloppent dans ses quartiers avant et apr&#232;s la p&#233;riode coloniale de la France, dont la grande majorit&#233; se trouve au nord de la ville. Pour pallier le manque de logements, des cit&#233;s de transit sont construites rapidement ainsi que des HLM (Habitation &#224; Loyer Mod&#233;r&#233;). &lt;br class='autobr' /&gt;
Les cit&#233;s de transit sont des d'habitations (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Bassens-de-la-relegation-a-la-dignite-plus-de-soixante-ans-d-histoire-d-un-" rel="directory"&gt;Bassens, de la rel&#233;gation &#224; la dignit&#233; : plus de soixante ans d'histoire d'un quartier marseillais&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_349 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.memmarseille.fr/IMG/jpg/bassens_cite_de_transit_jp_fouvet_036.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.memmarseille.fr/local/cache-vignettes/L500xH372/bassens_cite_de_transit_jp_fouvet_036-95359.jpg?1772741596' width='500' height='372' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1960, suite &#224; la d&#233;colonisation et au retour des rapatri&#233;s, la crise du logement s'accentue &#224; Marseille. &#192; cette crise s'ajoute le probl&#232;me des bidonvilles qui se d&#233;veloppent dans ses quartiers avant et apr&#232;s la p&#233;riode coloniale de la France, dont la grande majorit&#233; se trouve au nord de la ville. Pour pallier le manque de logements, des cit&#233;s de transit sont construites rapidement ainsi que des HLM (Habitation &#224; Loyer Mod&#233;r&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cit&#233;s de transit sont des d'habitations temporaires construites d&#232;s les ann&#233;es 1960 pour reloger d'urgence les populations des bidonvilles, particuli&#232;rement &#224; Marseille et en banlieue parisienne. Con&#231;ues comme une &#034;&#233;tape provisoire&#034; vers les HLM classiques, elles visaient les familles immigr&#233;es pour 2 ans maximum. Bassens, La Paternelle, ou encore Lorette (r&#233;sorb&#233;e en 1995) illustrent ce mod&#232;le, un relogement rapide sur terrains industriels enclav&#233;s, d&#233;gradation physique et sociale. Remplac&#233;es progressivement par grands ensembles dans les ann&#233;es 1970-1980, beaucoup persistent comme symboles de s&#233;gr&#233;gation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1961 : Le quartier de Bassens surgit sur les terrains dits &#171; Bordeaux-Bassens &#187;, rachet&#233;s par la SOMICA &#224; la soci&#233;t&#233; p&#233;troli&#232;re du m&#234;me nom. Le nom &#171; Bassens &#187; provient probablement de la soci&#233;t&#233; p&#233;troli&#232;re Bordeaux-Bassens. Ces terres, coinc&#233;es entre la voie ferr&#233;e, une ferme, la rocade routi&#232;re et les usines, sont int&#233;gr&#233;es &#224; la zone industrielle des Arnavaux. On parle souvent de la terre rouge &#224; Bassens &#224; cause de la couleur des sols argileux ocre des terrains industriels. Cette teinte ocre-rouge provient de l'oxydation du fer pr&#233;sent dans ces friches p&#233;troli&#232;res et ferrugineuses de la plaine des Arnavaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1963, c'est la cit&#233; d'urgence Bassens 1 qui est construite : 110 logements de 34 m&#178; seulement. Et en 1965 suivra par Bassens 2 avec 100 logements suppl&#233;mentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de la construction des cit&#233;s provisoires dans les ann&#233;es 1960, la composition familiale n'a pas &#233;t&#233; prise en compte. La plupart des familles &#233;taient nombreuses et inadapt&#233;es aux petits logements de transit de 34 m&#178;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Environ 2 300 personnes, issues de plusieurs bidonvilles comme Sainte-Marthe, Saint-Barth&#233;lemy, Picon ou les Treize-Coins, s'y installent des familles maghr&#233;bines, gitanes, harkis, ouvri&#232;res et leurs familles venus d'Alg&#233;rie pendant et apr&#232;s la colonisation. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ces logements, con&#231;us pour durer deux ans au plus, s'imposent pourtant dans la dur&#233;e. Constitu&#233;s d'une seule pi&#232;ce commune, de deux chambres et de toilettes turques servant de salle de bain, ils demeurent inadapt&#233;s aux familles nombreuses. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cit&#233; est bord&#233;e d'usines, d'une rocade routi&#232;re et d'une ferme agricole, vestige du pass&#233; rural du secteur, qui deviendra un lieu central du quartier. S&#233;par&#233;e par les rails, juste de l'autre c&#244;t&#233; de la voie ferr&#233;e, cette ferme est r&#233;investie par l'association &#171; Terrain d'aventure &#187; pour des actions aupr&#232;s des habitants, particuli&#232;rement des jeunes et des enfants, avant de dispara&#238;tre plus tard au profit d'un commissariat de police.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s 1966 le maire de Marseille, Gaston Defferre, avait envisag&#233; l'expulsion des habitants de la cit&#233; Bassens vers l'Alg&#233;rie, mais ce projet n'a pas pu &#234;tre mis &#224; ex&#233;cution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Janvier 1967, Les habitants de la cit&#233; Bassens s'organisent pour interpeller l'organisme HLM et le maire sur leurs conditions de vie et de s&#233;curit&#233;. La cit&#233;, d&#233;pourvue d'&#233;clairage aussi bien dans les espaces ext&#233;rieurs que dans les cages d'escalier et la voie ferr&#233;e voisine, non prot&#233;g&#233;e par un mur pr&#233;sente un r&#233;el danger. Face au silence des autorit&#233;s, ils d&#233;clenchent une &#171; gr&#232;ve des loyers &#187; pour d&#233;noncer leurs conditions de vie. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les services publics y sont absents, les transports en commun inexistants, et les loyers restent trop &#233;lev&#233;s compte tenu du faible niveau de confort, aggrav&#233;s encore par des charges suppl&#233;mentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En octobre 1968 une association socio-&#233;ducative est cr&#233;&#233;e ; elle met en place des permanences tenues par des assistantes sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre 1963-1976 le comit&#233; des locataires de la cit&#233; Bassens se mobilise pour demander la construction d'un mur entre la cit&#233; et la voie ferr&#233;e, sur laquelle onze enfants ont p&#233;ri. Plusieurs manifestations sont organis&#233;es. La cit&#233; Bassens reste marqu&#233;e par un drame collectif douloureux. Des enfants y trouvent la mort, happ&#233;s par des trains alors qu'ils traversent la voie ferr&#233;e toute proche, faute de cl&#244;ture solide ou de passage s&#233;curis&#233;. Malgr&#233; les appels r&#233;p&#233;t&#233;s des habitants pour la construction d'un mur de protection, les autorit&#233;s se contentent d'un simple grillage que les enfants contournent pour rejoindre plus vite l'&#233;cole ou la ferme. Treize ann&#233;es de d&#233;marches restent vaines, jusqu'&#224; la mort du onzi&#232;me enfant en 1976. C'est ce dernier drame qui pousse enfin les pouvoirs publics &#224; b&#226;tir un mur de parpaings, trop tard pour r&#233;parer les vies bris&#233;es. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En signe de r&#233;volte et de m&#233;moire, les habitants &#233;rigent eux-m&#234;mes une st&#232;le comm&#233;morative portant ces mots : &#171; &#192; la m&#233;moire des 11 enfants de notre cit&#233;, victimes de l'incompr&#233;hension de la soci&#233;t&#233;. Ils ont pay&#233; de leur vie l'absence de ce mur de protection r&#233;clam&#233; pendant 13 ans. Cit&#233; Bassens, 7-11-1976. &#187; Ce drame reste grav&#233; dans la m&#233;moire du quartier et incarne la n&#233;gligence institutionnelle et la force de la mobilisation populaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce comit&#233; r&#233;clame &#233;galement le relogement des familles dans des HLM, comme cela &#233;tait initialement pr&#233;vu lors de la construction de la cit&#233; Bassens, con&#231;ue pour &#234;tre temporaire. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les journ&#233;es portes ouvertes sont destin&#233;es &#224; attirer l'attention du public sur la situation dans la cit&#233; et &#224; diffuser les revendications du comit&#233;. Ces initiatives permettent aux familles de s'exprimer, de d&#233;fendre leurs droits et de renforcer les solidarit&#233;s locales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bassens devient alors un symbole de r&#233;sistance face &#224; des politiques municipales jug&#233;es indiff&#233;rentes, un espace d'invention d'une parole collective. Des militants d'extr&#234;me gauche tentent de participer &#224; la vie du quartier et &#224; ces mobilisations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En octobre 1971 des d&#233;cisions sont prises pour la r&#233;habilitation de la cit&#233; ainsi que la cr&#233;ation d'un centre social. Le bureau du conseil d'administration charg&#233; de la gestion est compos&#233; de M. Weygand, adjoint au maire (pr&#233;sident), de Mme Belpeer, directrice de l'ATOM (vice-pr&#233;sidente), et de Mme Wendling, assistante sociale (secr&#233;taire). Cependant, la gestion du bureau s'exerce dans un cadre raciste et paternaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;but des ann&#233;es 1970, Bassens devient un foyer militant et associatif. &#192; partir de 1971, avec ATD Quart Monde, les habitants, dont les jeunes, fondent un centre social, un club de jeunes, un comit&#233; de locataires (fin d&#233;cembre 1973) et un journal de la cit&#233; (mars 1974). &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un appartement est mis &#224; disposition pour ATD Quart Monde &#224; Bassens 2, afin de loger deux jeunes animateurs venus du Nord de la France. Une m&#233;diation a lieu entre les habitants des Castors et de la zone industrielle, la mairie et d'autres institutions. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des activit&#233;s sportives, des sorties pour les enfants et une petite biblioth&#232;que voient le jour sous la responsabilit&#233; du centre social. Des d&#233;bats sont organis&#233;s sur les probl&#232;mes de logement, le racisme, les questions d'identit&#233; des jeunes et leurs liens avec les pays d'origine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Paul Fouvet a travaill&#233; comme le directeur et mettra en place des actions &#233;ducatives issues de l'&#233;ducation populaire. Il a pris de nombreuses photos du quartier avant et apr&#232;s la r&#233;habilitation. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1973 des travaux commencent dans un premier bloc d'immeubles de Bassens 1. &#192; partir de 1974 sur le plan urbain, une premi&#232;re r&#233;habilitation d&#233;bute, certains logements sont fusionn&#233;s afin de mieux correspondre &#224; la composition des familles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1976 des travaux reprennent pour continuer &#224; r&#233;habiliter d'autres immeubles sur Bassens 1. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le comit&#233; des locataires et le comit&#233; des jeunes de la cit&#233; Bassens invitent tous ceux qui veulent soutenir leur cause, &#224; venir pour la journ&#233;e d'action du dimanche 7 novembre 1976.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1977 une d&#233;cision est prise de d&#233;truire Bassens 2 afin de construire de nouveaux immeubles. Un an plus tard la r&#233;habilitation de Bassens 1 est enfin achev&#233;e. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un comit&#233; SOS-Refoulement se cr&#233;e dans le sillage du mouvement lanc&#233; &#224; Paris par un collectif d'associations (Maison des travailleurs immigr&#233;s, Cimade, FASTI, CIEMM, GISTI&#8230;) pour accompagner administrativement et juridiquement les &#233;trangers menac&#233;s d'expulsion. Rapidement, des comit&#233;s locaux se d&#233;veloppent, &#224; Marseille et un sp&#233;cifique &#224; Bassens, compos&#233; d'habitants et de militants des quartiers Nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, l'Aide aux travailleurs d'outre-mer (ATOM), dirig&#233;e par des personnalit&#233;s issues de la bourgeoisie proche de la droite et du catholicisme social et employant d'anciens techniciens et fonctionnaires coloniaux, oriente de nombreux jeunes du quartier vers des formations professionnelles les emp&#234;chant d'une certaine fa&#231;on d'acc&#233;der aux &#233;tudes sup&#233;rieures. Peu d'&#233;l&#232;ves issus de la cit&#233; Bassens acc&#232;dent aux &#233;tudes sup&#233;rieures. Les filles sont souvent dirig&#233;es vers les m&#233;tiers de la couture, en passant pour la plupart par l'ATOM plut&#244;t que par le coll&#232;ge, tandis que les gar&#231;ons s'orientent vers la m&#233;canique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1979 Bassens 2 est d&#233;molie pour de pr&#233;parer sa reconstruction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ann&#233;es 1980, la d&#233;cennie marque un tournant avec l'arriv&#233;e d'une nouvelle g&#233;n&#233;ration d&#233;cid&#233;e &#224; reprendre en main l'image du quartier par la culture et les m&#233;dias. En 1981 des jeunes notamment de Bassens fondent la radio pirate Radio Gazelle, qui diffuse musique maghr&#233;bine, &#233;missions bilingues, d&#233;bats sur l'immigration et sur la vie locale, avant d'&#234;tre l&#233;galis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1983 Bassens accueille les marcheurs de la Marche pour l'&#233;galit&#233; et contre le racisme, venus de Lyon. Non loin de l&#224;, au coll&#232;ge Albert-Camus, des coll&#233;giens, dont certains sont issus de Bassens, encadr&#233;s par leur professeur Daniel Baume, composent et chantent des morceaux engag&#233;s &#233;voquant leur quotidien, la discrimination et la solidarit&#233;, dont une chanson d&#233;di&#233;e &#224; la Marche de 1983 et &#171; La chanson des enfants des quartiers Nord &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la fin des ann&#233;es 1990, Bassens 2 est d&#233;molie tandis que Bassens 1 est reconstruite dans le cadre des programmes de r&#233;novation urbaine soutenus par l'&#201;tat et la Ville. D&#233;but des ann&#233;es 2000 lors du Programme de r&#233;novation urbaine (PRU), Bassens entame sa reconversion en quartier durable et solidaire, malgr&#233; une mixit&#233; sociale faible et un enclavement persistant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui malgr&#233; ces difficult&#233;s, Bassens reste anim&#233; par un tissu associatif fort. Les structures locales assurent soutien scolaire, projets sportifs et culturels, et actions solidaires. Pendant la pand&#233;mie de Covid-19, le quartier fait preuve d'une entraide remarquable. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nouveaux d&#233;fis se dessinent la cit&#233; Bassens 2 doit &#234;tre d&#233;molie pour permettre le passage de la Ligne Nouvelle Provence-C&#244;te d'Azur, reliant Marseille &#224; Nice. Les habitants participent activement aux r&#233;unions publiques et aux ateliers de concertation organis&#233;s par SNCF R&#233;seau, la Ville et le bailleur CDC Habitat, avec relogement prioritaire des 81 m&#233;nages vers la ZAC Saint-Louis Delorme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2026, la cit&#233; Bassens reste marqu&#233;e par une pr&#233;carit&#233; sociale, un isolement g&#233;ographique et des probl&#232;mes sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soixante ans apr&#232;s sa cr&#233;ation, Bassens incarne plus que jamais la m&#233;moire vivante des cit&#233;s d'urgence marseillaises. N&#233; d'un projet d'urbanisme transitoire, devenu bastion associatif puis terrain d'exp&#233;rimentation culturelle et citoyenne, le quartier raconte une histoire de luttes, de solidarit&#233; et de dignit&#233;. Ses habitants ont transform&#233; la rel&#233;gation en r&#233;sistance, l'exclusion en fiert&#233;, faisant de Bassens un symbole de r&#233;silience urbaine et humaine.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt; &lt;/h3&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La fabrique silencieuse des sans&#8209;papiers alg&#233;riens</title>
		<link>https://www.memmarseille.fr/La-fabrique-silencieuse-des-sans-papiers-algeriens</link>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



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&lt;p&gt;&#192; Marseille, comme dans d'autres villes de France, dans les files invisibles de la pr&#233;fecture des Bouches&#8209;du&#8209;Rh&#244;ne, se joue chaque jour une injustice tranquille. Des milliers de personnes vivent dans l'attente d'un rendez&#8209;vous, d'un mail qui ne vient pas, d'un r&#233;c&#233;piss&#233; qui tarde &#224; &#234;tre renouvel&#233;. Parmi elles, beaucoup d'Alg&#233;riennes et d'Alg&#233;riens. Pour ces femmes et ces hommes, le droit au s&#233;jour n'est plus garanti par la loi mais suspendu &#224; un clic, &#224; un dysfonctionnement informatique, &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Actualites-" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; Marseille, comme dans d'autres villes de France, dans les files invisibles de la pr&#233;fecture des Bouches&#8209;du&#8209;Rh&#244;ne, se joue chaque jour une injustice tranquille. Des milliers de personnes vivent dans l'attente d'un rendez&#8209;vous, d'un mail qui ne vient pas, d'un r&#233;c&#233;piss&#233; qui tarde &#224; &#234;tre renouvel&#233;. Parmi elles, beaucoup d'Alg&#233;riennes et d'Alg&#233;riens. Pour ces femmes et ces hommes, le droit au s&#233;jour n'est plus garanti par la loi mais suspendu &#224; un clic, &#224; un dysfonctionnement informatique, &#224; l'arbitraire d'un site en panne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis des mois, obtenir ou renouveler un titre de s&#233;jour est devenu un chemin de croix. Les dysfonctionnements du portail Administration Num&#233;rique pour les &#201;trangers en France (ANEF), cens&#233; moderniser et simplifier les d&#233;marches, ont transform&#233; les droits en privil&#232;ges accord&#233;s &#224; ceux qui ont la chance de franchir la barri&#232;re num&#233;rique. &#192; Marseille, les guichets sont satur&#233;s, les rendez&#8209;vous rarissimes, et des familles enti&#232;res se retrouvent sans r&#233;ponse, parfois pendant des mois. Ces lenteurs administratives, loin d'&#234;tre des incidents isol&#233;s, produisent une nouvelle cat&#233;gorie de personnes, les &#171; sans&#8209;papiers administratifs &#187;, celles et ceux qui perdent leurs droits non pas parce qu'ils n'en ont pas, mais parce qu'on les leur bloque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re chaque dossier en souffrance, il y a un visage. Une travailleuse en CDI qui ne peut plus renouveler son contrat faute de r&#233;c&#233;piss&#233;. Un p&#232;re de famille qui ne peut plus payer son loyer, car sa carte expir&#233;e le prive d'emploi. Un &#233;tudiant ou une &#233;tudiante qui voit ses &#233;tudes compromises pour un document administratif p&#233;rim&#233;. Un p&#232;re bloqu&#233; en Alg&#233;rie pour une carte de s&#233;jour expir&#233;e depuis quelques jours. Ces personnes basculent sans bruit dans l'irr&#233;gularit&#233;, deviennent &#171; ill&#233;galis&#233;es &#187; par la lenteur d'un syst&#232;me suppos&#233; leur garantir la s&#233;curit&#233; juridique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On parle souvent de r&#233;gularisation, rarement de d&#233;r&#233;gularisation par l'administration elle&#8209;m&#234;me. Pourtant, c'est bien ce que vivent aujourd'hui des milliers de personnes. La pr&#233;fecture, incapable d'assurer la continuit&#233; du service public, cr&#233;e de toutes pi&#232;ces une fabrique de sans&#8209;papiers. Cette fabrique ne tourne pas par accident : elle r&#233;sulte d'un choix de gestion, d'une priorisation politique o&#249; l'efficacit&#233; et la dignit&#233; passent apr&#232;s la suspicion et le contr&#244;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui se joue ici d&#233;passe les d&#233;faillances techniques. Faire attendre des mois des personnes pourtant en situation r&#233;guli&#232;re, refuser de renouveler les titres &#224; temps, imposer des proc&#233;dures impossibles : tout cela a un effet pr&#233;cis. Cela d&#233;sorganise les vies, affaiblit les travailleurs et travailleuses, d&#233;stabilise les familles. En plongeant des citoyennes et des citoyens du quotidien dans la peur de perdre leur emploi ou leur logement, on les rend plus vuln&#233;rables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des associations comme la Cimade, la Ligue des droits de l'Homme et SOS Soutien aux Sans&#8209;Papiers tirent depuis des mois la sonnette d'alarme. Elles d&#233;noncent cette pr&#233;carit&#233; impos&#233;e, cette m&#233;canique absurde et cruelle o&#249; la simple expiration d'un document fait tomber tout un pan de la vie. Dans leurs permanences, les b&#233;n&#233;voles voient d&#233;filer des gens qui subissent la d&#233;fiance institutionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le paradoxe est d'autant plus flagrant que les ressortissants alg&#233;riens rel&#232;vent d'un accord sp&#233;cifique, l'accord franco&#8209;alg&#233;rien de 1968, cens&#233; faciliter leur s&#233;jour et leur insertion. En th&#233;orie, ce cadre juridique prot&#232;ge leurs droits ; en pratique, il ne les emp&#234;che pas de tomber dans les failles de l'administration. L'accord reste sur le papier, tandis que la pratique pr&#233;fectorale se durcit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Marseille, cette situation prend une dimension symbolique. La ville, historiquement marqu&#233;e par les migrations maghr&#233;bines et m&#233;diterran&#233;ennes, devient aujourd'hui le th&#233;&#226;tre d'un durcissement silencieux. Ce n'est pas seulement l'absence de moyens : c'est une politique qui, sous couvert de contraintes techniques, tente de rendre le droit inaccessible. &#192; force de retards, de plateformes hors service et de d&#233;cisions opaques, le nombre de personnes se retrouve suspendu &#224; ses d&#233;cisions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cette machine kafka&#239;enne, les collectifs et associations s'organisent. Ils conseillent de garder chaque preuve pour justifier de leur pr&#233;sence sur le territoire (anciens titres de s&#233;jour, r&#233;c&#233;piss&#233;s, d&#233;p&#244;ts en ligne, fiches de paie, avis d'imposition). Ces &#233;l&#233;ments deviennent les armes d'une r&#233;sistance administrative, les pi&#232;ces d'un dossier que la pr&#233;fecture ne peut nier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les avocats, eux, multiplient les recours. Certains juges administratifs commencent &#224; reconna&#238;tre la faute de l'&#201;tat, estimant que les retards ne peuvent priver une personne de ses droits fondamentaux. Mais ces victoires, souvent isol&#233;es, ne suffisent pas &#224; enrayer la machine. Elles montrent simplement qu'il faut encore se battre pour obtenir ce qui devrait &#234;tre automatique, le renouvellement d'un droit d&#233;j&#224; acquis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui se joue ici d&#233;passe la seule question du s&#233;jour. C'est une bataille pour la dignit&#233;, pour la reconnaissance de celles et ceux qui font vivre ce pays sans jamais &#234;tre pleinement reconnus. Quand un &#201;tat laisse des centaines de personnes sombrer dans l'ill&#233;galit&#233; &#224; cause de lenteurs administratives, il ne s'agit plus de hasard, il s'agit de volont&#233;. D'une politique qui pr&#233;f&#232;re produire de la pr&#233;carit&#233; plut&#244;t que de garantir le droit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car derri&#232;re la technique, il y a un projet, celui d'un contr&#244;le social qui se d&#233;guise en proc&#233;dure, d'un tri des vies par le temps et la bureaucratie. Rendre difficile ce qui devrait &#234;tre un droit, c'est cr&#233;er la peur, l'angoisse et l'incertitude. Mais &#224; Marseille, comme ailleurs, une autre voix s'&#233;l&#232;ve, celle des collectifs et des avocats, pour dire que nul ne devrait &#234;tre rendu sans&#8209;papiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'heure o&#249; la France multiplie les d&#233;bats sur l'immigration, la situation de Marseille r&#233;v&#232;le une autre r&#233;alit&#233;, bien plus que de nouvelles lois, c'est du respect et de la volont&#233; politique qu'il manque. Redonner aux pr&#233;fectures les moyens, rouvrir les guichets, &#233;couter les associations, reconna&#238;tre la dignit&#233; des personnes : voil&#224; les gestes simples d'une R&#233;publique fid&#232;le &#224; ses principes. Tant qu'ils ne seront pas pos&#233;s, la fabrique de sans&#8209;papiers continuera de tourner, et avec elle, la part d'humanit&#233; que notre R&#233;publique pr&#233;tend d&#233;fendre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Racisme structurel </title>
		<link>https://www.memmarseille.fr/Intro-238</link>
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&lt;p&gt;Le racisme ne se limite pas &#224; des comportements individuels, il s'inscrit dans des dynamiques institutionnelles et historiques qui perp&#233;tuent des in&#233;galit&#233;s syst&#233;matiques. En France, le racisme structurel trouve ses racines dans deux syst&#232;mes majeurs, l'esclavage transatlantique et la colonisation. Loin d'appartenir au pass&#233;, ces processus ont fa&#231;onn&#233; durablement les structures sociales, &#233;conomiques et symboliques. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'organisation du monde colonial repose sur une id&#233;ologie de sup&#233;riorit&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Racisme-structurel-" rel="directory"&gt;Racisme structurel&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le racisme ne se limite pas &#224; des comportements individuels, il s'inscrit dans des dynamiques institutionnelles et historiques qui perp&#233;tuent des in&#233;galit&#233;s syst&#233;matiques. En France, le racisme structurel trouve ses racines dans deux syst&#232;mes majeurs, l'esclavage transatlantique et la colonisation. Loin d'appartenir au pass&#233;, ces processus ont fa&#231;onn&#233; durablement les structures sociales, &#233;conomiques et symboliques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'organisation du monde colonial repose sur une id&#233;ologie de sup&#233;riorit&#233; raciale. La Conf&#233;rence de Berlin (1884&#8209;1885) l&#233;galise le partage de l'Afrique et institue un cadre d'occupation territoriale qui l&#233;gitime la domination &#233;conomique et militaire des puissances europ&#233;ennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, le Code de l'indig&#233;nat (1881) officialise la distinction entre citoyens et &#171; sujets &#187; coloniaux, priv&#233;s de droits politiques et soumis &#224; des sanctions arbitraires. Ce r&#233;gime d'exception, appliqu&#233; &#224; toutes les colonies, cr&#233;e un dualisme juridique durable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, le Code noir (1685) inscrit la d&#233;shumanisation des esclaves africains dans la loi en les r&#233;duisant &#224; l'&#233;tat de biens meubles. La traite n&#233;gri&#232;re transatlantique, qui a concern&#233; environ quatre millions d'Africains sous domination fran&#231;aise, enrichit les ports europ&#233;ens tout en forgeant des st&#233;r&#233;otypes raciaux visant &#224; justifier l'exploitation. Ces dispositifs ne sont pas seulement &#233;conomiques : ils produisent une culture politique de l'inf&#233;riorisation, o&#249; le colonis&#233; ou l'esclave est construit comme &#171; autre &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme l'analyse Frantz Fanon, ce syst&#232;me engendre une double ali&#233;nation, le colonis&#233; int&#233;riorise son inf&#233;riorit&#233; impos&#233;e, tandis que le colon d&#233;veloppe un complexe de sup&#233;riorit&#233;. Ces sch&#233;mas mentaux, issus du pouvoir colonial, continuent d'impr&#233;gner les soci&#233;t&#233;s postcoloniales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que la loi Taubira (2001) ait reconnu l'esclavage comme crime contre l'humanit&#233;, les m&#233;canismes de domination se traduisent encore aujourd'hui dans diverses pratiques institutionnelles. Les contr&#244;les d'identit&#233; au faci&#232;s, les discriminations &#224; l'embauche, ou encore l'islamophobie t&#233;moignent de la perp&#233;tuation d'un regard &#171; racialisant &#187;. L'&#201;tat fran&#231;ais, au nom du principe r&#233;publicain d'&#233;galit&#233;, refuse la collecte de statistiques ethniques, rendant difficile la mesure pr&#233;cise des in&#233;galit&#233;s raciales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cons&#233;quences de ce d&#233;ni sont profondes, l'absence de reconnaissance emp&#234;che la mise en &#339;uvre de politiques publiques efficaces. De plus, certaines lois sur la la&#239;cit&#233;, comme celles de 2004 et 2021, ciblent implicitement les populations musulmanes et r&#233;activent les st&#233;r&#233;otypes coloniaux sur l'&#171; indig&#232;ne &#187; suppos&#233; incapable de s'assimiler. Dans le champ symbolique, la persistance de monuments coloniaux et la marginalisation des m&#233;moires de l'esclavage et de la colonisation nourrissent une m&#233;moire s&#233;lective du pass&#233;. Comme le souligne la Fondation Lilian Thuram, l'&#233;cole r&#233;publicaine a un r&#244;le crucial &#224; jouer dans la r&#233;&#233;criture d'un r&#233;cit national plus inclusif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, le racisme structurel ne repose pas uniquement sur des pr&#233;jug&#233;s individuels ; il s'exprime aussi par des structures d'exclusion et de surveillance h&#233;rit&#233;es du syst&#232;me colonial, o&#249; le corps racialis&#233; demeure per&#231;u comme une menace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le racisme structurel en France est l'h&#233;ritage d'un pass&#233; esclavagiste et colonial qui a fa&#231;onn&#233; durablement les institutions et les repr&#233;sentations collectives. Rompre avec ces logiques suppose une double transformation, d'une part, int&#233;grer la m&#233;moire coloniale et esclavagiste dans la culture et l'enseignement, pour reconna&#238;tre pleinement l'histoire plurielle de la nation ; d'autre part, r&#233;former les pratiques institutionnelles (polici&#232;res, &#233;ducatives, judiciaires) pour garantir une &#233;galit&#233; r&#233;elle.&lt;br /&gt;
Seule une prise de conscience collective de ces continuit&#233;s permettra de construire une soci&#233;t&#233; v&#233;ritablement postcoloniale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#199;a s'est pass&#233; un 21 f&#233;vrier.</title>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



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&lt;p&gt;Le 21 f&#233;vrier 2026, Lyon tremblait sous les slogans d'une manifestation d'extr&#234;me droite autoris&#233;e par les autorit&#233;s. Elle est organis&#233;e par des groupuscules identitaires en hommage &#224; Quentin Deranque, militant identitaire nationaliste, cette marche a r&#233;uni plusieurs groupuscules radicaux venus de plusieurs r&#233;gions. D&#232;s les premi&#232;res heures, la pr&#233;fecture du Rh&#244;ne relevait des propos ouvertement racistes et x&#233;nophobes scand&#233;s dans les rues, saisissant imm&#233;diatement la justice pour enqu&#234;ter (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Actualites-" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 21 f&#233;vrier 2026, Lyon tremblait sous les slogans d'une manifestation d'extr&#234;me droite autoris&#233;e par les autorit&#233;s. Elle est organis&#233;e par des groupuscules identitaires en hommage &#224; Quentin Deranque, militant identitaire nationaliste, cette marche a r&#233;uni plusieurs groupuscules radicaux venus de plusieurs r&#233;gions. D&#232;s les premi&#232;res heures, la pr&#233;fecture du Rh&#244;ne relevait des propos ouvertement racistes et x&#233;nophobes scand&#233;s dans les rues, saisissant imm&#233;diatement la justice pour enqu&#234;ter sur d'&#233;ventuels d&#233;lits de provocation &#224; la haine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un climat politique min&#233; par la banalisation de la haine&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce rassemblement survient &#224; quelques mois des &#233;lections municipales de 2026, dans un paysage politique fran&#231;ais en pleine recomposition. Le durcissement du d&#233;bat public s'accompagne d'une l&#233;gitimation progressive de discours discriminatoires, jusque dans les h&#233;micycles et certains plateaux t&#233;l&#233;vis&#233;s. La fronti&#232;re entre droite dure et extr&#234;me droite s'effrite &#224; vue d'&#339;il : alliances locales tactiques, positions communes sur l'immigration ou l'identit&#233; nationale rendent acceptables des id&#233;es et des mots qui, il y a encore peu, faisaient l'unanimit&#233; contre eux.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;M&#233;dias et fracture identitaire : le r&#244;le des amplificateurs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, certains m&#233;dias et chroniqueurs jouent un r&#244;le cl&#233;. En relayant sans filtre des th&#232;mes identitaires, ins&#233;curit&#233; culturelle, &#171; grand remplacement &#187;, pol&#233;miques autour des minorit&#233;s, ils contribuent &#224; ancrer une vision fragment&#233;e et anxiog&#232;ne de la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise. Cette surench&#232;re discursive, o&#249; l'&#171; autre &#187; devient syst&#233;matiquement suspect, pr&#233;pare le terrain &#224; une polarisation accrue &#224; l'approche du scrutin.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;21 f&#233;vrier 1981 : le meurtre raciste de Zahir Boudjellal&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour saisir la r&#233;currence de ces tensions, remontons au 21 f&#233;vrier 1981. Dans le quartier populaire de la Busserine &#224; Marseille, Zahir Boudjellal, adolescent de 17 ans, est abattu d'un coup de fusil par son voisin Michel Lebrun. Le motif officiel ? &#171; Du bruit &#187;. Ce pr&#233;texte fallacieux ne trompe personne : l'affaire est imm&#233;diatement per&#231;ue comme un crime raciste, d'autant que quelques mois plus t&#244;t, Lahouari Ben Mohamed avait &#233;t&#233; tu&#233; par le CRS Jean-Paul Taillefer dans les m&#234;mes quartiers nord. La famille de Zahir Boudjellal et ses voisins crient &#224; l'injustice lorsque Lebrun &#233;cope d'une peine de prison &#233;tonnamment cl&#233;mente.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Naissance d'un combat associatif&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ces drames catalysent une mobilisation in&#233;dite. Collectifs de quartier, familles des victimes et associations comme l'Association des Femmes Maghr&#233;bines en Action se structurent pour d&#233;noncer l'impunit&#233; face aux crimes racistes. Zahir Boudjellal devient un symbole fort, dont la m&#233;moire perdure encore aujourd'hui lors des rassemblements marseillais contre la haine, souvent associ&#233; &#224; celui d'Ibrahim Ali.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;1995 : Ibrahim Ali, victime du FN en campagne pr&#233;sidentielle&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le 21 f&#233;vrier 1995 r&#233;sonne d'une autre trag&#233;die. La France s'appr&#234;te &#224; voter pour la pr&#233;sidentielle, dans un climat &#233;lectrique marqu&#233; par la perc&#233;e du Front national de Jean-Marie Le Pen. &#192; Marseille, avenue des Aygalades dans le 15e arrondissement, Ibrahim Ali, 17 ans, lyc&#233;en et membre du groupe de rap militant B. Vice, rentre d'une r&#233;p&#233;tition. Il croise trois militants FN, Robert Lagier, Mario d'Ambrosio et Pierre Giglio, en train de coller des affiches &#233;lectorales. Arm&#233;s, ils ouvrent le feu &#224; neuf reprises. Touch&#233; dans le dos, Ibrahim succombe rapidement.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Une m&#233;moire qui d&#233;fie l'oubli&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En ce 22 f&#233;vrier 2026, alors que les &#233;chos de la marche lyonnaise retombent &#224; peine, ces affaires historiques rappellent la persistance des fractures racistes en France. Zahir Boudjellal, Ibrahim Ali et tant d'autres symbolisent une jeunesse fauch&#233;e par la violence haineuse, mais aussi une exigence intacte de justice et d'&#233;galit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;&#201;tat des lieux plus de 40 ans apr&#232;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est de Lyon, aux Minguettes &#224; V&#233;nissieux, que l'id&#233;e de la Marche pour l'&#233;galit&#233; et contre le racisme de 1983 est partie, sous l'impulsion de Toumi Dja&#239;dja face aux violences polici&#232;res et discriminations. Plus de 40 ans plus tard, le constat est accablant, le racisme, la b&#234;te immonde, est toujours l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Persistance du racisme&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; cette marche qui a r&#233;uni plus de 100 000 personnes &#224; Paris, le racisme persiste en France, aliment&#233; les discours populistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des rapports r&#233;currents documentent les discriminations dans l'emploi, le logement et les contr&#244;les au faci&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les banlieues, th&#233;&#226;tre originel de la marche, restent marqu&#233;es par la pr&#233;carit&#233; et un sentiment d'exclusion.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Enjeux &#233;lectoraux actuels&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'approche des &#233;lections de 2027, la r&#233;surgence des id&#233;es x&#233;nophobes, port&#233;e par l'extr&#234;me droite, teste la d&#233;mocratie fran&#231;aise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Marche interroge, malgr&#233; la mobilisation citoyenne, la &#171; b&#234;te immonde &#187; risque de gagner du terrain, fragilisant l'&#233;galit&#233; r&#233;publicaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;margin-bottom:11px&#034;&gt;&lt;a href='https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.liberation.fr/politique/a-la-marche-pour-quentin-deranque-a-lyon-plusieurs-figures-neonazies-francaises-identifiees-par-liberation-20260221_WKZBGVKNNVDCTPXOAOPYWSUEVQ/&amp;ved=2ahUKEwijvc-ih-2SAxU4hv0HHceAK8EQvOMEKAB6BAgZEAE&amp;usg=AOvVaw2QI4JwHMUvTslBLz9A4VnL' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.liberation.fr/politique/a-la-marche-pour-quentin-deranque-a-lyon-plusieurs-figures-neonazies-francaises-identifiees-par-liberation-20260221_WKZBGVKNNVDCTPXOAOPYWSUEVQ/&amp;ved=2ahUKEwijvc-ih-2SAxU4hv0HHceAK8EQvOMEKAB6BAgZEAE&amp;usg=AOvVaw2QI4JwHMUvTslBLz9A4VnL&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.franceinfo.fr/faits-divers/mort-de-quentin-militant-identitaire-agresse-a-lyon/ce-que-l-on-sait-de-la-marche-d-ultradroite-organisee-samedi-a-lyon-en-hommage-au-militant-identitaire-quentin-deranque_7818287.html' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.franceinfo.fr/faits-divers/mort-de-quentin-militant-identitaire-agresse-a-lyon/ce-que-l-on-sait-de-la-marche-d-ultradroite-organisee-samedi-a-lyon-en-hommage-au-militant-identitaire-quentin-deranque_7818287.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.laprovence.com/article/region/1101105632101215/combien-d-ibrahim-ali-avant-qu-on-se-reveille-une-tribune-pour-commemorer-la-mort-du-jeune-marseillais' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.laprovence.com/article/region/1101105632101215/combien-d-ibrahim-ali-avant-qu-on-se-reveille-une-tribune-pour-commemorer-la-mort-du-jeune-marseillais&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.persee.fr/doc/homig_1142-852x_1992_num_1158_1_1890' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.persee.fr/doc/homig_1142-852x_1992_num_1158_1_1890&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Marseille, ann&#233;es 1970-1980 : les avocats du SAF en premi&#232;re ligne contre le racisme</title>
		<link>https://www.memmarseille.fr/Marseille-annees-1970-1980-les-avocats-du-SAF-en-premiere-ligne-contre-le</link>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



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&lt;p&gt;Dans le Marseille des ann&#233;es 1970-1980, les blessures de la d&#233;colonisation restent ouvertes. Apr&#232;s les &#233;v&#233;nements tragiques de 1973, dix-sept Alg&#233;riens assassin&#233;s dans un climat de haine raciale, les violences racistes se multiplient. Attentats, ratonnades, meurtres : la ville vit au rythme des agressions d'extr&#234;me droite, souvent perp&#233;tr&#233;es par des anciens de l'OAS ou des militants n&#233;ofascistes. Dans ce contexte explosif, alors que le Front National &#233;merge sur la sc&#232;ne politique, un groupe (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.memmarseille.fr/-Syndicat-des-avocats-de-france-" rel="directory"&gt;Syndicat des avocats de france&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le Marseille des ann&#233;es 1970-1980, les blessures de la d&#233;colonisation restent ouvertes. Apr&#232;s les &#233;v&#233;nements tragiques de 1973, dix-sept Alg&#233;riens assassin&#233;s dans un climat de haine raciale, les violences racistes se multiplient. Attentats, ratonnades, meurtres : la ville vit au rythme des agressions d'extr&#234;me droite, souvent perp&#233;tr&#233;es par des anciens de l'OAS ou des militants n&#233;ofascistes. Dans ce contexte explosif, alors que le Front National &#233;merge sur la sc&#232;ne politique, un groupe d'avocats marseillais refuse de rester spectateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'avocat Dany Cohen qui prend l'initiative. Marqu&#233; par l'attentat contre le consulat d'Alg&#233;rie, il fonde dans les ann&#233;es la section locale du Syndicat des Avocats de France (SAF). Son engagement est total : d&#233;fense des travailleurs dans les dossiers syndicaux de la CFDT post-Mai 68, promotion du droit du travail, de l'aide juridictionnelle, et surtout, des droits des &#233;trangers. Dans son esprit, plaider pour un immigr&#233; face &#224; une justice biais&#233;e, c'est d&#233;j&#224; une mani&#232;re de r&#233;sister.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1975, un autre avocat marseillais, Sixte Ugolini, r&#233;v&#232;le un scandale qui marquera durablement la ville. Avec une trentaine de coll&#232;gues r&#233;unis en &#171; cellule du palais &#187;, avocats, magistrats et greffiers d&#233;cid&#233;s &#224; d&#233;noncer les discriminations, il met au jour la &#171; prison clandestine d'Arenc &#187;, un hangar portuaire o&#249; la police enfermait ill&#233;galement des &#233;trangers avant expulsion. L'affaire &#233;clate avec le dossier de Mohamed Ch&#233;rif, p&#234;cheur marocain d&#233;tenu sans droit ni titre. Publi&#233;s dans La Marseillaise et repris par un communiqu&#233; du SAF, ces faits provoquent un toll&#233; national, d&#233;clenchant manifestations et d&#233;bats jusqu'&#224; Paris. En 1981, la loi officialise la r&#233;tention administrative, reconnaissant ainsi l'existence du dispositif r&#233;v&#233;l&#233; six ans plus t&#244;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autour de Me Cohen et Me Ugolini, d'autres figures marquent cette p&#233;riode. Philippe Vouland, p&#233;naliste reconnu, anime la commission p&#233;nale du SAF avant d'&#234;tre impliqu&#233; dans des affaires majeures comme celles du juge Pierre Michel, de la d&#233;put&#233;e Yann Piat ou des effondrements de la rue d'Aubagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Christian Bruschi, avocat honoraire et professeur d'histoire du droit &#224; Aix-Marseille Universit&#233;, incarne quant &#224; lui une vision d'une justice proche des citoyens, &#233;gale pour tous et garante des libert&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le SAF, fid&#232;le &#224; son militantisme, ne se limite pas aux pr&#233;toires. Ses membres publient des tribunes dans la presse locale, r&#233;clament un renforcement de la loi Pleven (1972) contre les discours de haine, et assurent des d&#233;fenses gratuites pour requalifier les agressions racistes, souvent minimis&#233;es par la justice. Ils installent des permanences juridiques dans les quartiers populaires, soutiennent les familles d'immigr&#233;s et participent activement &#224; la marche pour l'&#233;galit&#233; et contre le racisme de 1983.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une ville marqu&#233;e par les fractures coloniales et la brutalit&#233; polici&#232;re, les avocats du SAF marseillais d&#233;fendent une autre id&#233;e du droit : un droit social, d&#233;mocratique et profond&#233;ment humain. Leur combat des ann&#233;es 1970-1980 a fa&#231;onn&#233; une g&#233;n&#233;ration et laiss&#233; un h&#233;ritage durable dans la culture citoyenne marseillaise.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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