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Marseille solidaire avec Trappes et la Verrière
Rassemblement lundi 26 octobre 2026 à 18 h
Vieux-Port de Marseille

DE MARSEILLE À TRAPPES : NOS VIES COMPTENT, NOS LUTTES SONT LIÉES !

Contre le racisme, l’islamophobie, la négrophobie et toutes les formes de domination raciale.

Le vendredi 23 octobre 2026, des tirs ont frappé Trappes et La Verrière, dans les Yvelines. Pengo Bossio Wangi, 26 ans et pratiquant les arts martiaux mixtes (MMA), a perdu la vie. Cinq autres personnes ont été blessées, dont une fillette de 12 ans grièvement atteinte.

Une vie fauchée, des familles endeuillées, des personnes blessées. Une tragédie qui nous oblige à regarder en face la question du racisme, l’islamophobie, la négrophobie.

Selon des informations rapportées par la presse, le suspect aurait tenu des propos visant des personnes noires et arabes. Le Parquet national antiterroriste s’est saisi de l’affaire et enquête notamment sur une possible motivation raciste. Les faits précis et les responsabilités devront être établis par la justice.

Le suspect, identifié dans la presse sous le nom de Kévin T., âgé de 39 ans, a été interpellé après les tirs. Selon les médias, une arme de type pistolet-mitrailleur Sten a été retrouvée dans son véhicule. Des bouteilles de gaz et des fils électriques, auraient également été découverts à son domicile ainsi qu’un exemplaire de Mein Kampf, selon des sources proches de l’enquête.

Ces éléments sont graves et doivent être examinés avec toute la rigueur nécessaire et rendent indispensable une enquête approfondie sur les faits, les motivations et les responsabilités.

Pourtant le dimanche 25 octobre, la garde à vue du suspect a été levée à la suite d’un examen psychiatrique. Selon les informations communiquées par le parquet et rapportées par la presse, il devait faire l’objet d’une période d’observation médicale pouvant durer jusqu’à 48 heures, afin d’évaluer si son état permettait la poursuite des auditions.

UNE JUSTICE À DEUX VITESSES ?

Quelques jours avant cette tragédie, un jeune aurait été condamné à un an de prison pour le vol d’une paire de baskets dans le contexte d’une manifestation des Gilets jaunes. Cette comparaison soulève une question fondamentale : comment notre société sanctionne-t-elle les atteintes aux biens et comment répond-elle aux violences les plus graves contre les personnes ?

Nous ne réclamons ni une justice expéditive ni une justice sans garanties. Nous demandons une justice égale pour toutes et tous, qui protège les victimes, examine les faits avec la même rigueur et ne banalise jamais les violences racistes.

Une paire de baskets peut-elle devenir le symbole d’une réponse judiciaire rapide et sévère, tandis que les victimes de violences potentiellement racistes attendent des réponses ?

Nous refusons que la valeur accordée aux vies humaines varie selon la couleur de peau, l’origine, la religion ou la position sociale.

JUSTICE ÉGALE POUR TOUTES ET TOUS

Cette affaire soulève une question fondamentale : comment garantir une justice égale, sans distinction de couleur de peau, d’origine, de religion ou de position sociale ?

Lorsque des personnes noires ou arabes sont visées par des violences potentiellement racistes, leur sécurité, leur dignité et leur droit à la justice doivent être pleinement reconnus.

Nous refusons que ces violences soient banalisées, invisibilisées ou reléguées au second plan. Nous refusons que les victimes de racisme aient à se battre pour que leur souffrance soit entendue et prise au sérieux.

Nous exigeons une justice rigoureuse, transparente et à la hauteur de la gravité des faits.

Le racisme s’inscrit dans une histoire marquée par la colonisation, l’esclavage, les hiérarchies raciales et les discriminations qui continuent de traverser nos sociétés.

La négrophobie, le racisme anti-arabe et l’islamophobie ne doivent jamais être minimisés ni mis en concurrence. Les personnes concernées ont droit à la même protection, à la même dignité et à la même considération.

Nous refusons une société dans laquelle certaines personnes seraient perçues comme plus suspectes, moins légitimes ou moins dignes de protection en raison de leur couleur de peau, de leur nom, de leur origine ou de leur religion réelle ou supposée.

Nos vies ne sont pas négociables. Nos droits ne sont pas conditionnels. Notre dignité n’est pas à prouver.

DE MARSEILLE À TRAPPES, LA SOLIDARITÉ N’A PAS DE FRONTIÈRES

Depuis Marseille, nous adressons notre soutien à la famille de Pengo Bossio Wangi, aux cinq personnes blessées, à leurs proches et aux habitants de Trappes et de La Verrière. Nous pensons particulièrement à la fillette de 12 ans grièvement blessée et à toutes les familles dont la vie a été bouleversée par ces violences.

Nous appelons à une mobilisation digne et déterminée pour défendre l’égalité, la justice et le respect de toutes et tous.

Marseille affirme sa solidarité avec celles et ceux qui refusent le racisme et les discriminations.

De Marseille à Trappes, nous faisons le choix de l’unité plutôt que de la division, de la solidarité plutôt que de l’indifférence, de la justice plutôt que de la haine.

JUSTICE POUR PENGO BOSSIO WANGI !

SOUTIEN AUX CINQ PERSONNES BLESSÉES ET À LEURS FAMILLES !

NON À LA NÉGROPHOBIE ET AU RACISME ANTI-NOIR !

NON À L’ISLAMOPHOBIE ET AU RACISME ANTI-ARABE !

NON AUX VIOLENCES RACISTES ET À TOUTES LES FORMES DE DOMINATION !

 

POUR L’ÉGALITÉ DES DROITS, LA DIGNITÉ ET LA JUSTICE POUR TOUTES ET TOUS !

NOS VIES ONT LA MÊME VALEUR. 

NOS DROITS DOIVENT ÊTRE ÉGAUX. 

FACE À LA HAINE, ORGANISONS LA SOLIDARITÉ. 

FACE AU RACISME, FAISONS ENTENDRE NOS VOIX.

MARSEILLE SOLIDAIRE AVEC TRAPPES ET LA VERRIÈRE.

LA VÉRITÉ, LA JUSTICE ET LA DIGNITÉ POUR LES VICTIMES !

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Mise à jour :lundi 26 octobre 2026
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